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Critique d'album

The Howling


Desert Songs


(15/06/2006 - Rock Live - Stoner Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Dogs On A Leash / 2- Fin du jeu / 3- The Race / 4- Desert Song / 5- Sister N'Angel / 6- Surfin' 70's / 7- Sinner
Note de 3/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Le premier EP convaincant d'un groupe Stoner français"
Maxime, le 09/06/2006
( mots)

Suite de notre panorama du Stoner Rock français. Après les Glowsun de Lille avec leur heavy psychédélique, poussons notre Cadillac bourrée de substances psychotiques direction la capitale pour rencontrer d’anciens exilés toulousains. Né en 2003, The Howling s’ingénie à ressusciter les années 90, celles du rock guttural de Soundgarden et du grunge poisseux. Il est certain que le quatuor ne s’est pas remis du coup de semonce infligé par les coyotes de Kyuss. La pochette de cet EP constitue d’ailleurs un clin d’œil complice à Welcome to the Sky Valley, la route crépusculaire de Palm Desert ayant fait place à un canyon rocailleux écrasé par le soleil.

Pour autant, Desert Songs ne forme pas un manifeste Stoner pur et dur mais évolue davantage vers ce que Fabien Hein nomme, dans son excellent ouvrage Hard Rock, Heavy Metal, Metal : histoire, cultures et pratiquants, le post-stoner (joie des étiquettes !), c’est-à-dire du heavy rock coupé avec de la pop, du rock ou du blues, exercice propre à Queens of the Stone Age ou Wellwater Conspiracy. Le 7 titres slalome ainsi entre rage sourde nourrie de guitares grasses et penchants folk-rock fébriles. La production de Lionel Darenne, connu pour ses multiples collaborations auprès de Steve Albini, canalise efficacement tout ce jus, gravé, cela va de soi, sur support analogique aux studios Sriracha.

Sur une basse en ébullition et des guitares dangereusement affûtées, "Dogs on the Leash" lâche la meute. Le vent s’engouffre dans nos tignasses, tandis que Julien Mangogna, les gencives serrées, psalmodie des invocations rauques, le hard rock corpulent de Grand Funk Railroad en ligne de mire. Le groupe se frotte ensuite à un exercice périlleux, choisissant le français pour la power ballade "Fin du jeu", narrant avec pêche et conviction les tourments du temps qui passe. "The Race" constitue un plaisant intermède acoustique, érodé par un courroux qui ne demande qu’à exploser, à la manière des interludes des premiers albums de Black Sabbath. Point d’orgue du disque, "Desert Song" retrouve la souplesse légendaire de Kyuss, mariant avec succès rythmique chewing-gum et chant éraillé à la Dave Wyndorf. Du même tonneau, "Surfin’ 70" joue de façon convaincante entre penchants psychédéliques et textures sonores bien carrées. C’est résolument sur cet axe que The Howling séduit le plus, les plus posés "Sister N’Angel" et "Sinner" ayant la fâcheuse tendance de trop diluer leur redoutable énergie.

Face à une production hexagonale qui s’étoffe de plus en plus, Desert Songs constitue donc une implacable entrée en la matière. Les tournées incessantes que mène le groupe aux quatre coins de la France, jusqu’en Angleterre, s’emploieront à parfaire les qualités de leur jeu. Leur premier album, en cours de préparation, ne pourra que conclure cette séduisante percée de rock massif. Pas impossible qu’on tienne là nos Monster Magnet nationaux, les poses narcotiques en moins, la fraicheur et la spontanéité en plus.

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Pressure Machine est à l’opposé d’une production grandiloquente bâtie pour partir à la conquête des ondes FM ou des stades. Le dernier album de The Killers se veut contemplatif et raffiné. Un disque délicat qui, comme souvent dans ce genre de concept, comporte quelques lacunes que nous allons évacuer d’emblée avec le titre “Desperate Things” et sa lenteur agrippante qui enferme l’auditeur dans une mélodie pompeuse dont l’auditeur n’arrivera jamais à se défaire, un passage fait de larsen finit d’anéantir tout espoir de trouver une étincelle et ce morceau constitue le seul véritable loupé de l’album. 

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