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Critique d'album

Strawbs


Dragonfly


(00/02/1970 - A&M - Rock progressif/Folk - Genre : Rock)
Produit par

1- The Weary Song / 2- Dragonfly / 3- I Turned My Face Into The Wind / 4- Josephine, for Better or for Worse / 5- Another Day / 6- 'Til the Sun Comes Shining Through / 7- Young Again / 8- The Vision Of The Lady Of The Lake / 9- Close Your Eyes
Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Rencontre entre Rick Wakeman et la scène folk anglaise"
François, le 20/04/2022
( mots)

Il y a les formations dont l’image et l’existence sont intimement liées à l’un des membres en particulier (Jim Morrison pour les Doors, Freddie Mercury pour Queen) si bien qu’une fois celui-ci disparu, le groupe ne peut guère se maintenir à l’eau sans s’attirer les foudres des fans et se dévoyer. Il y en a d’autres qui, dans la postérité, ne sont connus que grâce à la biographie d’un artiste illustre s’y étant égaré : l’exemple le plus fameux est Hawkwind, fort célèbre dans les 1970’s mais dont la faible aura actuelle n’est due qu’à la présence pourtant éphémère de Lemmy dans ses rangs. Bien que leur célébrité soit moindre, Strawbs pourrait être mis en parallèle avec Hawkwind, puisque les rares évocations qu’on peut entendre viennent du passage de Rick Wakeman en son sein.


Formé en 1964, le groupe adopte son nom définitif en 1967 et s’adonne à la musique bluegrass et folk, au sein de la scène britannique active dans ce style en vogue (Fairport Convention…). C’est en 1970, lors de l’enregistrement de leur second album Dragonfly, que Rick Wakeman s’invite aux claviers sur la pièce la plus longue et progressive de leur répertoire, "The Vision of the Lady of the Lake". Dix minutes sous forme de variations dans une pure veine folk, chargées de mélodies prenantes, dans la lignée de ces longs récits qu’on trouve davantage dans le folk américain (Arlo Guthrie, Bob Dylan …) construits autour d’une montée en puissance incarnée par le chant mais également par l’intégration de nouveaux instruments (guitare électrique, au profit d’une ambiance western, ou claviers). Le titre est bon mais l’on saisit le rôle très limité de Wakeman, incommensurablement plus faible que la réputation de son passage par Strawbs ne pourrait le laisser imaginer.


Alors, même sans Wakeman, Strawbs vaut bien une écoute attentive. "The Weary Song" reprend les mélodies et les canons esthétiques du folk anglais de l’époque entre violoncelle et faible présence électrique, puis adopte une touche médiévale-Renaissance sur "Dragonfly", le bourdon donnant ce côté répétitif et chaloupé d’une ductia revisitée. Cela passe également par un genre proche des chansons de marin chères à Lindisfarne : l’entraînant "Another Day" est à ce titre remarquable. D’autres morceaux s’avèrent plus anecdotiques, comme les ballades mélancoliques qui se succèdent sur la première face "I Turned my Face to the Wind" et "Joséphine for Better or for Worse", un type de composition proposé de façon plus élégante sur "Til the Sun Comes Shining Through" sur lequel on note un chant choral parfois en contrepoint. 


Il est donc injuste de résumer Dragonfly à la seule présence de Rick Wakeman, puisqu’il joue sur un unique morceau sans grandiloquence : on préférera dire que l’opus est mémorable en tant qu’illustration du folk britannique du début de la décennie, très bonne illustration d’ailleurs puisqu’on y entend Strawbs à son meilleur niveau.


A écouter : "Dragonfly", "Another Day", "The Vision of the Lady of the Lake"

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