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Critique d'album

Roger Waters


The Dark Side of the Moon Redux


(06/10/2023 - - - Genre : Rock)
Produit par

1- Speak to Me / 2- Breathe / 3- On the Run [Explicit] / 4- Time / 5- Great Gig in the Sky / 6- Money [Explicit] / 7- Us and Them / 8- Any Colour You Like / 9- Brain Damage / 10- Eclipse
Note de 2.5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"La vie est un court moment chaleureux. La mort est un long repos glacé. Roger Waters"
Daniel, le 13/10/2023
( mots)

Où le chroniqueur feuillette son vieil agenda rock

1956 - Elvis Presley dérobe "Blue Suede Shoes". Devant une caméra de télévision, il déclenche la révolution rock en déchaînant toutes les passions adolescentes. C’est Carl Perkins, l’auteur du titre, qui aurait dû défendre son single durant le Perry Como Show. Mais il a été victime d’un terrible accident de la route en se rendant à New-York pour l’enregistrement. Cloué sur son lit d’hôpital avec trois vertèbres brisées, il reçoit du futur King une simple carte postale : "Meilleurs vœux". Ambigu…

1967 - Procol Harum triomphe avec "A Whiter Shade Of Pale". La ligne mélodique sera pastichée par Jean-Sébastien Bach en 1729 sous le titre "J’ai un pied dans la tombe" (1).

1971 - Led Zeppelin compose "Stairway To Heaven". En novembre 1967, le titre sera repris à l’identique par Randy California qui l’appellera "Taurus".

1978 - Mark et Bob Mothersbaughs déclarent avoir composé le single "(I Cant’t Get No) Satisfaction". Ils précisent en conférence de presse que leur œuvre sera ultérieurement reprise en 1965 par de jeunes anglais encore inconnus. C’est la théorie de la dévolution. The Residents en profitent pour préciser qu’ils sont les vrais inventeurs du titre depuis 1976. Qui croire ?

1999 - En panne d’inspiration, Metallica réédite ses classiques avec un épouvantable orchestre symphonique. James Hetfield balance que cette réinterprétation serait une idée de Cliff Burton (qui n’est pas là pour s’en défendre puisqu’il est mort depuis 1986).

2002 - Ozzy Osbourne fait réenregistrer les pistes de batterie et de basse de Diary of A Madman pour mettre un terme aux demandes répétées de Lee Kerslake et de Bob Daisley (qui avaient enregistré les versions originales) d’être justement crédités. En 2020, le chanteur daignera expédier un disque d’or au batteur en fin de vie. Une des pires indignités du rock.

2004 - Brian Wilson recompose complètement Smile, le maître ouvrage de sa discographie qui lui avait été volé en 1967. Aucun Beach Boy (ni aucun membre survivant du Wrecking Crew) n’a été convié en studio.

L’histoire du rock est truffée de petites traîtrises, de conspirations, de moines copistes, de réécritures, de mensonges et d’apophtegmes…

Où la machine à explorer le temps réintègre le présent

En 2023, Roger Waters (re)compose et (ré)interprète TDSOTM dans une version Redux (Le retour). Est-ce que cet album sera repris par un jeune cover band anglais lorsque nous serons revenus en 1973 ? C’est une simple question de patience et de temps.

Au même titre que, depuis cinq décennies, tout le monde sanctifie TDSOTM sans jamais l’écouter, tout le monde (rock et, surtout, pas rock) se sent obligé de publier un avis outré sur Redux. C’est la pire curée médiatique musicale depuis l’électrification de ce grand bêta de Dylan. Même si c’est un chien qui figure sur la pochette de l’album de Waters, il est de bon ton de hurler avec les loups. Sans avoir écouté le disque afin de respecter la "tradition".

L’essentiel de la confusion provient du fait que, contrairement à ce qui se dit (et à ce qui s’écrit), TDSOTM n’est pas le meilleur opus de Pink Floyd. Mais, alors, qu’est-ce qui explique sa sacralisation ? Il s’est vendu à 45.000.000 d’exemplaires. Il est resté classé durant 1.716 semaines dans le Billboard. Mais il doit plus son extrême popularité au savoir-faire d’Alan Parson qu’à son contenu. En intégrant des techniques d’enregistrement inédites et très novatrices, le fabuleux ingénieur du son a créé le produit idéal pour échantillonner les chaînes hi-fi…

Or, il se fait que c’est à ce moment précis que le marché de la haute-fidélité s’est ouvert aux rockers qui gagnaient en âge et en revenus. Chaque magasin avait alors son auditorium et un vendeur ganté (pour ne pas laisser d’empreintes sur les disques). La démonstration du matériel se faisait toujours avec les mêmes scies : des albums témoins qui diffusaient des sons quelconques calibrés en stéréophonie (voire en quadriphonie) ou des vinyles 180 grammes de musique classique (Deutsche Grammophon de préférence). Il était impossible d’accrocher les oreilles d’un rocker avec un fourbi pareil.

TDSOTM est tombé au parfait moment. Avant de basculer dans le domaine public et devenir la bande-son de toutes des épouvantables "soirées diapositives" de nos oncles et de nos grands-pères.

Si l’on excepte cette vieille scie de "Money" et, pour les plus savants, "Great Gig In the Sky" (2) ou "Us And Them", il y a peu de petits rockers qui sont capables de fredonner trois mesures de l’œuvre ultime…

"Faire du rock, c’est simplement hurler à la Lune" a très justement chanté Steve Walsh de Kansas. Tiens, tiens ! La Lune. Justement. Encore elle.

Par essence, le rock doit être fait d’outrances, d’irrespects et de remises en question.

Alors, forcément, la démarche actuelle de Roger Waters dérange ce monde bien planplan où les cover-bands tentent désespérément de reproduire à l’identique des ouvrages sacrés des Grands Anciens.

Bullshit.

Fruit d’une démarche inédite, Redux est définitivement un grand disque. C’est dit. C’est fait. L’œuvre d’un vieillard qui range ses étagères et met de l’ordre – son ordre à lui – dans le grenier foutraque de sa création.

TDSOTM n’était déjà pas un disque marrant. Le Pink Floyd post Syd Barrett n’a jamais été marrant. Sauf de façon involontaire. Alors, forcément, quand on sait combien l’âge a rendu Roger Waters plus acariâtre que jamais, Redux reste aux antipodes du Benny Hill Show. Au contraire, ce "regard en arrière", particulièrement acéré, sur une vie d’homme plutôt compliquée a, par moment, des accents très sombres, pour ne pas dire fort funestes.

Et puis, un jour, tu comprends que dix années se sont écoulées. Personne ne t’a prévenu que tu devais courir. Et tu as loupé le signal du départ. Alors, tu galopes pour rattraper le soleil qui se couche déjà au loin. Quand il reprend sa course haut dans le ciel, il est derrière toi. Le soleil est toujours le même. Mais toi, en revanche, tu as vieilli. Ton souffle est plus court et tu te retrouves encore un jour plus près de ta mort…

On ne baigne pas dans l’exubérance. Ce qui sauve définitivement l’album de la tristesse absolue, ce sont ces moments merveilleux où Roger Waters rit. Brièvement (3). Ces rires justifient à eux seuls les 47 minutes et 56 secondes de l’album. Ils rétro-éclairent son personnage de "méchant" idéal de Pink Floyd, incompris et souvent critiqué par principe. Ou par paresse intellectuelle.

Redux est parfaitement infidèle à son sacro-saint modèle. C’est la chapelle Sixtine sans ses plafonds. Et c’est ça qui le rendra définitivement merveilleux. La musique, remarquablement interprétée, reste discrète, sans aucun effet de manche (4). Roger Waters a même l’élégance de ne pas jouer de la basse (5). Tout est réduit à l’extrême essentiel. Les textes, parfois chantés, parfois grommelés en spoken words (à la manière d’Allen Ginsberg, par ailleurs inventeur du terme flower power), ont été remaniés et complétés.


C’est de l’art iconoclaste, certes. Comme un jet de soupe sur un Van Gogh. Une main collée sur un Goya. Une machine qui broie un Banksy Mais c’est de l’art.

Et, ce qui est formidable sur Redux, c’est ce qui ne s’y trouve pas. En particulier les solos de guitare et les enluminures de claviers. A quoi bon réécrire du Gilmour ou du Wright en 2023 ?

Il n’y a vraiment rien d’étonnant à ce que Nick Mason ait récemment déclaré "C’est agaçant… parce que c’est absolument génial !" Agaçant, certainement. Et génial, en effet !

Il faut deux ou trois écoutes pour apprivoiser l’œuvre. Et il n’est pas nécessaire de chercher à la comprendre pour entrer dans le cœur du sujet. Je pense sincèrement que Roger Waters n’y voit même pas un testament. Non, il est probablement capable de remettre le couvert pour faire mieux, pire ou aussi bien. Ou pas.

Un rocker dogmatique, aveuglé par la douleur et la désespérance, a chroniqué que Redux allait tuer définitivement Pink Floyd. Tuer Pink Floyd ? Qu’est-ce que la colère peut faire écrire comme conneries, parfois. Le groupe n’existe plus depuis longtemps. Peut-être même est-il cliniquement mort depuis l’implosion du cerveau de Syd Barrett, lorsqu’il a été viré par ses bons camarades le 6 avril 1968. Ca fait un sacré bail…

Où il est temps de conclure…

Je joue depuis des années sur une Fender Bass Roger Waters Signature. Noire comme les colères, les erreurs, le cœur et les rancœurs du vieux bassiste anglais. Croyez-moi ou pas, l’instrument sonne mieux depuis la parution de Redux. Il est comme… libéré d’un poids.

C’est qu’il y a plus de légèreté dans cette petite plaque (à 10 euros) que dans le coffret réédition tout boursoufflé de TDSOTM de Pink Floyd (à 300 euros)…

Qui a chantonné "Money" ?


(1) On savait rire au XVIIIème siècle…

(2) Le titre original est proprement atomisé par la performance vocale de Clare Torry. Une performance dont Roger Waters a toujours contesté la pertinence.

(3) Je ne préciserai pas où c’est pour obliger les censeur.e.s à écouter le disque afin de vérifier si je ne raconte pas des calembredaines.

(4) Il y a de brefs moments étranges où les arrangements voix / musique rappellent Serge Gainsbourg sur Histoire de Melody Nelson.  

(5) Il ne joue que sur "Any Colour You Like" et – forcément – cette ligne de basse, très caractéristique de son style rythmique, détonne avec le reste. 


 

Commentaires
Gegelala, le 22/02/2024 à 15:00
Cet article est merveilleux. Dans ce qu’il raconte et de la façon dont c’est dit. Quel bonheur. Et je cours acheter le Redux en question.
DanielAR, le 26/12/2023 à 20:28
David, j'apprécie l'expression "en total décalage avec l’œuvre originelle". La démarche ici est vraiment unique, en ce sens où une personne recommence une œuvre "aboutie" avec un regard plus âgé d'un demi siècle. S'il s'était agi d'un portrait, le peintre aurait 50 ans de plus (et, forcément, une autre "technique" de travail) mais le modèle aurait aussi 50 ans de plus. Dans tous les cas de figure, il s'agirait forcément d'autre chose. Je me réjouis de voir (et entendre) comment, l'effet de surprise passé, Redux va vieillir à son tour. Merci pour le message !
David, le 26/12/2023 à 17:45
Merci pour cette critique brillante!! Dès la première écoute, on est surpris et enthousiasmé par ce nouvel opus tant les rythmes sont en total décalage avec l’œuvre originelle. Waters ayant su les retravailler avec son niveau d’exigence et son talent. Redux est une œuvre magistrale de Waters, tout comme nombre de ses albums, et ceux écrits avec Pink Floyd, comme The Final Cut (un chef d’œuvre) ou The Wall
DanielAR, le 01/12/2023 à 08:58
Etienne, "Redux" m'a vraiment bouleversé et va probablement être mon album préféré de l'année. Mais, en même temps, il me pose problème. Dans mon cercle d'ami.e.s rapproché.e.s, le sujet du lien entre l’œuvre et son auteur est souvent abordé. Je suis le seul a être assez "carré" dans ce domaine : je ne peux pas cautionner l’œuvre d'un.e artiste qui adopte un comportement humain "inacceptable". Dans ce domaine, je pratique une "tolérance zéro" qui amuse mes proches. A titre d'exemple (parmi d'autres), je boycotte "Alice aux pays des merveilles" (qui a longtemps été un ouvrage de référence onirique pour moi) depuis que la pédophilie de Lewis Carroll a été sérieusement documentée. Quand on relit les textes (en ce compris l'étonnant poème du Jabberwocky) sous cet angle, il y a de quoi être épouvanté. Je suis resté un bon moment à réfléchir sur le fait de rédiger (ou pas) la chronique de "Redux". A l'heure actuelle, je continue de penser que Waters n'est pas le personnage extrémiste et caricatural fréquemment décrit par des personnes qui ne le connaissent pas. Mais, il est également possible que ce soit moi qui me trompe sur toute la ligne. J'ai pris le risque et je suis très touché que la rédaction du webzine accepte de défendre la liberté d'expression de ses rédacteurs. Si je me suis trompé, il y aura un "mea culpa" de ma part. Qui ne suffira probablement pas... Only Time Will Tell !
Etienne, le 01/12/2023 à 00:01
Merci Daniel pour cette chronique remarquable qui va à contre-courant des âneries qu'on peut lire un peu partout sur ce disque. Certes Waters est un personnage, mais quel personnage. Je garde un souvenir ému de son concert à Lyon en 2017 (2018 ?). Il a vendu 45 millions de TDSOTM. Il pourrait siroter des mojitos dans un hamac aux Bahamas. Mais non. Il prend la route et se bat, encore, pour défendre ses idées à travers son art. On adhère ou pas, libre à chacun. Mais respect au bonhomme. Son entreprise des Lockdown Sessions m'avait déjà époustouflé (ce Comfortably Numb, mes aïeux...). Ce Redux est un disque incroyable. Difficile mais tellement riche et intéressant. C'est pas souvent qu'on rencontre un disque intéressant non ? Merci pour tes mots en tout cas !
Jojo, le 15/10/2023 à 20:55
Cher Daniel, Je parlais exclusivement de Roger Waters, pas des gens qui ont travaillé avec lui. Le producteur de Radiohead a déjà travaillé avec Waters, ce qui a d'ailleurs conduit à une querelle entre les 3 parties prenantes (Waters, Radiohead et leur producteur commun). Par ailleurs on peut tout à fait apprécier Céline tout en reconnaissant son antisémitisme pas de souci ;) Ma remarque politique de ne pas écouter cet album est plutôt en rapport avec la démarche de Waters visant à effacer l'entreprise Pink Floyd, pas avec son antisémitisme qui est tout à fait regrettable par ailleurs.
DanielAR, le 15/10/2023 à 13:50
Cher Jojo, je ne participe jamais à des discussions dogmatiques parce que l'expression sans filtre d'un affect ne peut conduire qu'à la fâcherie et au conflit. Mais, en toute humilité, je me permets néanmoins trois petites remarques : 1) je ne connais pas (mais, bien entendu, je ne connais pas tout) une seule entreprise artistique aboutie et durable qui ait été motivée ni par la détestation ni par la volonté vaine d'effacer une œuvre ineffaçable. 2) les artistes qui entourent Roger Waters sur cet opus (et qui, forcément, cautionnent fièrement sa démarche) ne méritent certainement pas d'être taxé.e.s d'extrémistes ou de révisionnistes. Gus Seyffert (Norah Jones), Joey Waronker (REM), Jonathan Wilson (Crosby, Nash), Johnny Shepherd, Via Mardot, Azniv Korkejian, ... 3) Ne pas écouter une musique est effectivement une démarche "politique" (pour autant que l'on s'entende sur le sens du mot). Tipper Gore (indubitablement une femme politique) a imaginé de marquer les disques que sa tribu n'aimait pas du sceau de l'infamie en imposant son fameux autocollant "Parental Advisory". Une autre démarche consisterait à pasticher Molière : "Couvrez ce disque que je ne saurais entendre.! Par de pareils objets les âmes sont blessées, Et cela fait venir de coupables pensées." Le Tartuffe a été joué en février 1669 avant d'être censuré durant cinq ans sur l'insistance de la Compagnie du Saint Sacrement. Comme quoi, le problème n'est pas neuf... Keep On Rockin' In A Free World, People !
Jojo, le 14/10/2023 à 21:06
Quelques explications complémentaires : Cette relecture est due à une détestation de ses anciens camarades de Pink Floyd. Détestation notamment pour des raisons politiques notamment (Roger Waters est accusé, plutôt à raison selon moi même si ça reste discutable, d'antisémitisme, notamment par Gilmour). Leur détestation est aujourd'hui totale et cette relecture de cet album culte est sûrement une volonté d'effacer le Pink Floyd d'époque. Peu importe donc que l'entreprise soit réussie ou ratée, elle est à mon sens le fruit d'une entreprise personnelle de Waters à la limite de la revanche et du "révisionnisme". On devrait de fait presque refuser d'écouter cet album, qu'il soit bon ou pas (mais c'est un choix presque politique à ce stade)
Sebastien, le 13/10/2023 à 17:35
Merci pour la réponse. J'ai écouté "The Dark Side of The Moon", "Wish You Were Here" et "Animals" et j'ai vu le film "The Wall". S'il y a bien quelques compos qui me plaisent (notamment des solos aériens de Gilmour) je m'ennuie vite à l'écoute d'un album complet... Celui qui j'ai le moins aimé étant "Animals".
DanielAR, le 13/10/2023 à 17:21
J'adore débattre, Nicolas ! Et j'entends parfaitement ton argumentaire parce que toi, tu as écouté (et réécouté) TDSOTM. L'amour d'une œuvre d'art (quel que soit l'art) ne se commande pas. Et je ne connais rien de plus chouette qu'une personne qui exprime ce qu'elle ressent (ou a ressenti) de positif devant une "production" artistique. Et tes commentaires me donnent envie d'aller réécouter le disque.
NicolasAR, le 13/10/2023 à 16:29
N'ayant pas du tout écouté Redux - et n'en ayant pas particulièrement envie d'ailleurs - je me dois simplement d'appuyer sur un point de divergence majeur avec toi, Daniel. TDSOTM EST le meilleur album de Pink Floyd, point à la ligne, aucune contestation possible et je ne veux rien entendre (je plaisante, mais pas tant que ça, en fait). Pour moi ça ne souffre d'aucune contestation. C'est le disque le plus riche, le plus équilibré, le plus dense, le plus émouvant du quatuor, outre qu'il réalise véritablement la quintessence de ce songwriting partagé. Il est plus poussé et cohérent que Meddle, plus accessible et marquant que Wish You Were Here (2 skeuds qui déjà tutoient les sommets du groupe). On ne peut pas résumer le disque à ses ventes pharaoniques ni à la raison qui sous-tend une grande partie desdites ventes (ce fameux testing des chaînes hi-fi, c'est véridique mais tout de même, il y a une œuvre derrière le gadget). Ce disque, je l'ai écouté des heures durant, des années durant, en vinyle, en CD, en mp3, que sais-je. C'est du génie à l'état pur. Quant à Redux, je m'en fous un peu, pour tout dire. Je l'écouterai peut-être, mais je n'aime pas de prime abord la nécrophilie musicale et je ne suis sans doute pas le meilleur client pour ce genre d'expériences... (même le Smile de Wilson, je le trouve nase).
DanielAR, le 13/10/2023 à 15:29
@ Spirit Merci pour le retour et la remarque importante sur la "pluralité des opinions". @ Sébastien A titre de simple information, les disques que je préfère du Floyd sont (dans l'ordre) "Wish You Were Here", "The Wall" (même s'il est trop long), "Atom Heart Mother" (même s'il est truffé d'erreurs techniques), "The Piper At The Gates Of Dawn", "Animals" et "A Saucerful Of Secrets". Bon courage !
SpiritOfSummer, le 13/10/2023 à 13:57
Excellente chronique ! Ça fait du bien d’entendre la pluralité des opinions, par rapport à tous les critiques qui démontent le disque…J’avoue que les quelques extraits que j’avais écouté de l’œuvre me faisaient un peu peur, mais la chronique me donne envie d’y retourner un coup !
Sebastien, le 13/10/2023 à 11:21
Je suis malheureusement passé complètement à côté de cet album (l'original de 73), comme de la majeure partie de l'œuvre de Pink Floyd...