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Critique d'album

QTY


QTY


(08/12/2017 - Dirty Hit - Indie Rock NYC - Genre : Rock)
Produit par Bernard Butler

1- Rodeo / 2- Dress/Undress / 3- Michael / 4- Cold Nights / 5- Word for This / 6- Living Things / 7- Notify Me / 8- Sad Poetic / 9- New Beginnings / 10- Salvation
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un album prometteur resté enterré dans l'underground new-yorkais. Injustement ?"
Diego, le 15/02/2021
( mots)

Composé du duo Alex Niemetz (lead guitare et chœurs), et Dan Lardner (chant et guitare rythmique), QTY propose fin 2017 un album dans la pure tradition indie pop rock new-yorkaise. Leur nom, qu’il faut prononcer en épelant les lettres de manière individuelle, pour entendre le jeu de mot sur le terme "cutie", leur a été suggéré par Romy, elle aussi membre d’un duo (désormais trio) à succès, à savoir The XX. Suffisant pour être adoubé sur la scène indie et bien plus encore ? Rien n’est moins sûr tant le microcosme de la Grosse Pomme est compétitif et a vu des palanquées d’ersatz de Strokes pointer le bout de leur uniforme jeans/converse/perfecto.


C’est ironiquement à Londres, avec l’ex-guitariste du groupe Suede Bernard Butler que cette galette a été enregistrée. Pour autant, la musique de QTY évoque l’authenticité new-yorkaise autant qu’une casquette des Yankees, Taxi Driver ou une défaite des Knicks.


Le chant nasillard et délicieusement nonchalant de Lardner évoque clairement les modèles du garçon : Julian Casablancas, et par transitivité, Lou Reed. Les chœurs de Niemetz apportent un surplus mélodique intéressant, mais on reste un peu sur notre faim par le manque de travail sur d’éventuelles harmonies, qui auraient conféré aux chansons un relief plus important. Stylistiquement, on oscille entre la musique pour guitare rock et chanson indie pop plutôt inspirée : le très bon premier single "Rodeo" tout en distorsion crado et solo volontairement brouillon met la barre assez haute. Le niveau est maintenu sur "Dress/Undress", sur laquelle la guitare saturée de Niemetz emporte les couplets vers un refrain très pop et un finish jouissif. On ne peut d’ailleurs qu’être admiratif devant cette facilité déconcertante à aligner les mélodies catchy (héritée droit des Strokes ?) tout en développant une thématique présente tout au long des chansons de cet album: l’anxiété liée à l’ordinaire et à la monotonie de la vie quotidienne.


L’influence de Television, du Velvet Underground ou de Bowie se fait très présente sur le réussi "Cold Nights", titre efficace faisant la part belle au rock qui donne envie de bouger. Les paroles de Lardner sont également inspirées "I’ll measure the distance of our relationship’s width including the ripples wherever they go"/"je mesurerai l’étendue de notre relation en incluant les ridules peu importe où elles se dirigent”. C’est malin et élégant.


QTY comporte malgré tout un certain nombre de titres plus mitigés : si, sur "Michael", on assiste à un joli numéro de crooner branleur de Lardner autour d’une ligne de basse entrainante, "Word for This" est plus poussif, avec un bridge un peu maladroit et un refrain trop pauvre mélodiquement pour être réellement intéressant, tant et si bien que le titre devient répétitif. Les lignes de guitares simples, pour ne pas dire simplistes, d’inspiration Pixies sur "Living Things" et "Notify Me", ne sont pas dénuées de charme. Pour autant, la fluidité du duo à nous prendre la main vers des refrains très efficaces ne suffit pas à donner une réelle identité musicale forte : on est assez rapidement convaincus, mais également facilement lassés.


La solution est peut-être apportée par des titres courts, efficaces et joliment ficelés comme "Sad Poetic", qui ajoute à la recette chœurs sortis droits des 1950s. Le duo nous avait déjà un peu fait le coup sur "Dress/Undress".


Niemetz prend les rênes du chant sur l’énigmatique et minimaliste "New Beginnings", qui peut laisser perplexe au premier abord, mais s’avère être une des réussites du disque. Duo chant guitare sans section rythmique, ce titre séduit par sa thématique pleine d’espoir et son solo de guitare élégant en forme de conclusion pleine de promesse. 


"Salvation", qui conclut l’album, a le mérite de reprendre tous les éléments prometteurs vus jusqu’ici et de les pousser au bout de l’idée : la mélodie est efficace, les paroles tranchantes ("I want salvation, just without any of that god shit"), les deux voix s’entremêlent de manière plus marquée, solo de guitare qu’Albert Hammond Jr n’aurait pas renié. On termine donc sur une note plus que positive.


QTY est finalement un disque de qualité, aussi élégant que sa pochette, mais probablement un peu anachronique : nul doute qu’il aurait trouvé son public au début des années 2000 lors de la fameuse "renaissance du rock" sur la terre sainte entre Manhattan et Williamsburg. Malheureusement, il semblerait que l’histoire ait tourné court pour le duo QTY, porté disparu depuis la sortie de cet album (hormis un curieux duo avec le rappeur boo en 2020…). 


Le magazine anglais NME avait inclus QTY dans leur liste des nouveautés essentielles pour 2018. Plus de deux ans après, ça fait longuet pour transformer l’essai, même avec un arbitrage britannique. 

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