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Critique d'album

Qirsh


Aspera Tempora Parte 1


(31/10/2020 - Lizard - Rock progressif italien - Genre : Rock)
Produit par

Note de /5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Les frissons de l'angoisse (ou Profondo Rosso version progressive et moderne)"
François, le 01/07/2021
( mots)

Que la musique soit vectrice d’émotions, avec une force de suggestion inégalable, c’est une évidence que l’expérience individuelle suffit à attester. La joie, le frisson face au sublime, l’amour, la tristesse évidemment … Son usage en devient même abusif dans certains produits cinématographiques ou publicitaires, au point d’agacer le spectateur quand on sollicite avec trop d’insistance des réactions de sa part grâce à la mélodie facile, alors qu’il serait resté coi face à un scénario bancal et des dialogues sans profondeur. 


Ce sont justement les liens entre émotion et musique que questionnent les Liguriens de Qirsh avec Aspera Tempora Parte 1, à travers un sentiment en particulier : la peur. Groupe de rock progressif italien, natif d’une des nations les plus emblématiques du genre, Qirsh s’empare d’une thématique qui n’est pas si étrangère à l’histoire du style. Rappelez-vous les multiples collaborations entre les réalisateurs de gialli ou autres film d’horreurs et les groupes de RPI (Goblin et Argento pour n’évoquer que la plus fameuse collaboration). 


Si aucun film n’accompagne leur album, il possède tout de même quelque chose de cinématographique dans sa façon d’envisager son objet. Ainsi, les 18 minutes de "Rumors" reposent sur des atmosphères lourdes et répétitives que se partagent les claviers, les guitares et la basse à force d’effets pour jouer sur les échos, tandis que le chant est tantôt susurré, tantôt choral, voire remplacé par des voix d’enfants qui mettent mal à l’aise. Néanmoins, il conserve son côté rock par de belles montées en puissance qui laissent la place à une guitare aérienne typée Nick Barrett. La pièce est lancinante, la progression prend réellement son temps, processus d’écriture qu’on retrouve en fin d’album dans l’univers baroque d’"Oremus" (qui dure 12 minutes, mais le titre comporte une reprise qui le prolonge de 8 minutes). Bercée par un rythme de métronome et des orgues angoissantes, l’ambiance ecclésiale que les vitraux symbolisent sur la pochette s’accroit encore quand les membres du groupe s’adonnent à une pratique lithurgico-gégorienne au chant (qui gagne en profondeur quand ils sont a capella et déformés par des effets sur la reprise). Cela n’empêche pas à nouveau des envolées guitaristiques musclées à plusieurs voix, dans un registre néo-progressif moderne. 


Ces longues pièces sont les plus pertinentes de l’album qui peut se perdre dans le space-rock planant de "Aer Gravis" un peu décalé et très répétitif, ou pire, quand il tire sur la corde de l’angoisse avec un morceau bruitiste qui sacrifie la musicalité sur l’autel d’expérimentations plus énervantes que pertinentes ("Hurt"). Quitte à assumer le concept à fond, on préférera le plus subtil "Quel Momento" qui culmine dans l’horreur avec sa guitare clean puissante, ses battements de cœurs, et ses voix fantomatiques.


Le bilan est assez contrasté. Nous avons affaire à un disque pantagruélique, très long, qui mise sur les jeux d’ambiance sans renier son caractère purement rock et progressif. Les côtés répétitifs, certaines mélodies, les arrangements et ajouts de bruits, le son des claviers, permettent de ressentir le concept du groupe avec force – on subit l’angoisse qui s’installe sans trop de facilités d’écriture. De ce côté, le pari est réussi. De plus, il s’agit bien de rock progressif, cette dimension n’étant pas oubliée. Néanmoins, on s’imagine mal y revenir régulièrement une fois l’expérience tentée tant l’album possède des longueurs inhérentes à son projet. Par contre, avec de bons effets visuels, il devrait permettre de proposer un spectacle intéressant, et de justifier une seconde partie pour compléter la performance. 

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