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Critique d'album

Orang-Utan


Orang-Utan


(00/04/1971 - Bell Records - Hard-rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- I Can See Inside Your Head / 2- Slipping Away / 3- Love Queen / 4- Chocolate Piano / 5- If You Leave / 6- Fly Me High / 7- Country Hike / 8- Magic Playground
Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Born(éo) to rock : l'éphémère et triste aventure d'Orang-Utan"
François, le 16/05/2021
( mots)

D’aucuns la jugeront disgracieuse, pourtant la pochette de l’unique album d’Orang-Utan possède un charme désuet qui aurait pu servir de base pour un dessin-animé à bas budget des années 1970, faisant dériver King Kong depuis Bornéo vers New-York, combat aérien en prime. Du reste, elle a tout de l’illustration pour un album perdu dans les tréfonds du rock ; en effet, nous sommes bien dans une nouvelle étape de l’archéologie des trésors perdus des années 1970. 


Bien que londonien, le groupe est pourtant distribué par un label américain, Bell records, qui n’offre aucune perspective à la formation : la promotion fut nulle, ou presque, et l’album réservé aux Etats-Unis. Pour Jeff Seopardie (batterie), Paul Roberts (basse), Sid Fairman (guitare), Mick Clarke (guitare) et Terry Clark (chant), c’est comme être mort-né. D’ailleurs, sous leur vrai nom, The Hunter, ils ne produiront rien. 


Leur vrai nom ? 


En effet, cette malheureuse histoire ne s’arrête pas là. Une fois les enregistrements dans la boite, ceux-ci sont récupérés par un certain Adrian Miller, qui s’arrange pour les publier chez Bell Records sous un nom inventé pour l’occasion, Orang-Utan. Les musiciens n’ont rien vu venir, ne sont pas crédités, et bien sûr, n’ont pas touché un dollar pour leur travail. Qui croyait que King Kong avait touché le moindre centime en tant que bête de foire ? 


Pourtant, dans son registre hard-rock inspiré par le blues après tout assez typique de l’époque, Orang-Utan s’affirme comme étant une formation brillante qui aurait pu espérer un succès d’estime. Du groove de "I Can See Inside Your Head" à l’excellence de "Chocolate Piano" qui louvoie entre une montée tamisée très accrocheuse, un refrain plus énergique, et une phase plus apaisée au moment du solo, Orang-Utan témoigne d’un vrai talent dans la composition. On aperçoit l’inscription du groupe dans les sonorités britanniques des cinq dernières années ("If You Leave", entre Cream et Free, "Country Hike"), mais également américaines : "Slipping Away", avec son riff entêtant, et une seconde partie acoustique, évoque franchement Dust (ajoutons que les relents folks et psychédéliques -  "Fly Me High" - favorisent cette impression d’influence US). Bref, sans être vraiment originale, les compositions sont suffisamment solides pour apporter à cet album un intérêt certain. 


Aux côtés de "Chocolate Piano", "Magic Playground" fait partie des morceaux les plus intéressants de l’opus, au riff saturé sans concession qui contraste avec la majeure partie du morceau assez répétitive et hypnotique. Deux pièces qui se distinguent à peine d’un album globalement réussi. 


Triste histoire que celle d’un groupe visiblement talentueux mais éphémère en plus d’avoir été pillé par des requins. Comme le primate, ils auraient peut-être mieux fait de rester sur leur île. 

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