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Critique d'album

Oldseed


Saving Throw Verses


(01/02/2012 - Autoproduction - - Genre : Chanson / Folk)
Produit par

1- vs. Poison / 2- vs. Paralysis / 3- vs. Illusion / 4- vs. Death / 5- vs. Magic / 6- vs. Sleep
Note de /5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Petite perle d'orfèvrerie folk"
Didier, le 17/04/2012
( mots)

Enième redite de l’histoire du pot de terre contre le pot de fer, du musicien de cœur confiné à la confidentialité par trop de produits musicaux fournis clé sur porte, de l’artisan qui peaufine son art loin du brouhaha pour mieux ravir les oreilles averties : chroniquer le nouvel album d’Oldseed n’est pas tâche aisée. Oldseed, c’est le projet solo de Craig Bjerring, artiste canadien exilé en Allemagne, grand voyageur devant l’éternel, fan de métal à ses heures perdues et orfèvre folk accompli. Actif depuis 2002, Saving Throw Verses est déjà son sixième album. Sixième bijou d’autoproduction. Sixième moment d’émotion folk. Successeur très rapide des albums The Terror (2009) et The Reveal (2010), Saving Throw Verses semble pourtant marquer un nouveau pas en avant dans la carrière du natif de Winnipeg.

Par son approche conceptuelle tout d’abord. Là où les précédents EPs semblaient se gausser avec une ironie constante d’un monde courant à sa perte et dont il vaudrait bien mieux profiter en bon épicurien plutôt que de ne passer son temps à se lamenter quant à un futur foutu d’avance, les "versets du jet qui sauve" offrent un clin d’œil à une adolescence un peu geek, parsemée de nuits perdues à jouer à Donjons et Dragons. Les références au fameux jeu de rôle sont en effet légion : la couverture de l’album et ses guerriers défiant un squelette bien entendu, mais également ce fameux "jet qui sauve", allusion même pas voilée à ces personnages imaginaires sauvés des pires maux par un simple jet de dés auquel les règles du jeu confèrent un pouvoir quasi surnaturel. Le hasard du dé salvateur se veut ici musical. Les six titres qui composent les Saving Throw Verses protègent ainsi successivement du poison, de la paralysie, de l’illusion, de la mort, de la magie et du sommeil. Un fameux programme en perspective, où la fantaisie de l’approche ludique contraste parfaitement avec des paroles qui sont, elles, bien ancrées dans la réel.

Par sa qualité musicale ensuite. Avec le folk en profession de foi, oscillant sans cesse entre Neil Young, Iron&Wine et Townes Van Zandt, guitariste talentueux et parolier inspiré, Bjerring continue sa remontée vers les racines mêmes du genre. En invitant discrètement et avec parcimonie d’autres artistes à se joindre à ses enregistrements (comme le percussionniste Andrea Carbone sur un "vs. Illusion" qui semble faire virer la mélancolie à la démence), Oldseed semble plus que jamais vouloir trouver la musique qui sert ses textes bien plus que l’inverse. Des mélodies brutes de décoffrage, où les fioritures ne sont acceptées que pour mieux servir le propos. Une volonté de refaire le monde bien plus qu’une quelconque démonstration de style.

Cette mentalité, que l’on retrouve également sur la route, fait de Craig Bjerring plus qu’un simple musicien. Sous ses allures de dur, carrure imposante, barbe et tatouages à la clé, semble se cacher un personnage au cœur d’or dont l’unique objectif est de rencontrer d’autres gens, bien plus que des « fans », tout au long des concerts relativement confidentiels qu’il semble multiplier par centaines depuis de longues années déjà. Des concerts basés sur l’échange et le dialogue, parfois même dans des endroits dont l’Europe semble avoir oublié l’existence, qui ne peuvent que pousser le spectateur conquis à aller à la rencontre de l’artiste, seul moyen efficace de se procurer la Saint Graal que sont ses vinyles si difficiles à se procurer. A ce titre, la tournée qu’entreprendra sous très peu Oldseed avec Scott Kelly, guitariste des légendaires Neurosis, vaudra très certainement le détour, tant les deux artistes semblent à même de mêler proximité, réalisme lyrique et efficacité musicale.

Alliant la grâce d’un Bon Iver, l’ingéniosité des Great Lake Swimmers et la rugosité d’un Seasick Steve, le Canadien nous offre avec Saving Throw Verses une petite perle folk aussi discrète qu’addictive. Parfois d’une agressivité crue, parfois d’une tendresse fragile, les textes de Bjerring font mouche à chaque coup. Au final, peut importe l’étiquette : plus qu’un simple sentiment de bien-être, une protection magique qu’on vous dit !

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Pressure Machine est à l’opposé d’une production grandiloquente bâtie pour partir à la conquête des ondes FM ou des stades. Le dernier album de The Killers se veut contemplatif et raffiné. Un disque délicat qui, comme souvent dans ce genre de concept, comporte quelques lacunes que nous allons évacuer d’emblée avec le titre “Desperate Things” et sa lenteur agrippante qui enferme l’auditeur dans une mélodie pompeuse dont l’auditeur n’arrivera jamais à se défaire, un passage fait de larsen finit d’anéantir tout espoir de trouver une étincelle et ce morceau constitue le seul véritable loupé de l’album. 

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