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Critique d'album

Jethro Tull


Living in the Past


(26/06/1972 - Chrysalis - Rock progressif 70's - Genre : Rock)
Produit par

1- A Song For Jeffrey / 2- Love Story / 3- A Christmas Song / 4- Living in the Past / 5- Driving Song / 6- Bouree / 7- Sweet Dream / 8- Singing All Day / 9- Inside / 10- Teacher / 11- Witches Promise / 12- Just Trying To Be / 13- By Kind Permission Of / 14- Dharma for One / 15- Wond'ring Again / 16- Locomotive Breath / 17- Life Is A Long Song / 18- up the pool / 19- Dr. Bogenbroom / 20- For Later / 21- Nursie
Note de 4.5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Bien plus qu'une compilation, le complément essentiel au premier âge de Jethro Tull"
François, le 15/01/2022
( mots)

Le rapport du mélomane à la compilation est assez complexe. Le collectionneur, évidemment, se la procurera par souci d’exhaustivité, et certains curieux en profiteront pour découvrir un groupe à travers une présélection du meilleur de leur production. Néanmoins, il semble que la plupart des amateurs passera par des canaux numériques pour papillonner à travers ses morceaux favoris, préférant le support physique pour l’écoute d’un album studio dans son intégralité, suivant un ordre (on l’espère) réfléchit par l’artiste, ou s’amusera à confectionner lui-même son best-of. 


Il y a pourtant certaines compilations qui échappent à cette règle et s’avèrent incontournables pour tout aficionado d’un groupe : c’est le cas, entre autres, de Living in the Past.  


En soi, Living in the Past n’est pas réellement une compilation, ou du moins, elle ne se contente pas de rassembler les meilleurs morceaux des cinq albums (quatre en fait, Thick as a brick, à peine sorti, ne pouvait pas intégrer l’album pour des raisons pratiques très compréhensibles) que Jethro Tull avait sortis jusque-là. En définitive, sur les vingt-et-une pistes, nous ne retrouvons qu’un seul titre pour représenter chaque opus : "A Song for Jeffrey" (This Was, 1968), "Bourrée" (Stand Up, 1969), "Inside" (Benefit, 1970) et "Locomotive Breath" (Aqualung, 1971). Si ce n’est pour Benefit, les choix sont assez judicieux, premier bon point pour Living in the Past


Le reste du double-album est composé de single, d’un EP (Life Is a Long Song, 1971), de chutes et même de prestations live, un joyeux patchwork au sein duquel on se délectera de pièces qui méritaient une telle exposition. 


Il y a bien sur le fameux "Living in the Past", son ambiance tamisée légèrement jazzy puis sa force symphonique, mais ce n’est pas tout. "Love Story", entre folk à mandoline et hard-rock, dépasse largement tout ce qui a pu être produit avec Abrahams en studio, de même que l’éloge des festivités qu’est "Christmas Song", tout simplement sublime (les violons sont cultes). On sent ici la prise de pouvoir d’Anderson sur Jethro Tull, pour le plus grand bien du groupe. 


De l’époque de Stand Up, on ne peut que souligner le grandiloquent "Sweet Dream", un des meilleurs titres de l’histoire du combo entre ses moments orchestraux et l’élan du chorus. L’ambiance feutrée de "Singing All Day" est loin d’être désagréable, en parfait contraste avec le folk mélancolique imparable de "The Witch’s Promise" (magistral). 


La quatrième face, mettant l’accent sur les compositions de 1971, est peut-être moins inspirée. La joyeuse pièce folk "Life Is a Love Song" sera souvent mise en avant par Anderson sans pour autant être particulièrement remarquable, de même que le reste des morceaux tirés de l’EP est globalement bon à défaut d’être mémorable (tpit de même, "Dr. Bogenbroom" se démarque, de même que "From Later" qui peut évoquer ELP ou Gentle Giant). 


Un bémol peut-être. Les deux extraits de concerts, captés à New-York en 1970 (au Carnegie Hall) laissent un peu perplexe, surtout avec le recul : c‘est typiquement le genre de prestation assez daté qui traine en longueur parfois inutilement (rappelant par là leur intervention au festival de l’ile de Wight). Le duo flûte/piano de "By Kind of Permission Of" n’est pas toujours parfaitement coordonné et l’ambiance piano-bar finit par ennuyer, quand "Dharma for One" multiplie les démonstrations instrumentales qui perdent en intérêt une fois gravées sur sillon (en particulier un solo de batterie très long). 


Si vous êtes tombé amoureux de Jethro Tull – comment pourrait-il en être autrement ? – et que vous voulez poursuivre le plaisir obtenu à l’écoute des mélodies de leur première âge, Living in the Past s’avère être un double-album indispensable et à ce titre, bien plus qu’une simple compilation.  


A écouter : "Living in the Past", "Love Story", "Christmas Song", "Sweet Dream", "The Witch’s Promise"

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