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Critique d'album

Jade Warrior


Jade Warrior


(00/06/1971 - Vertigo - Rock progressif / World music - Genre : Rock)
Produit par

1- The Traveller / 2- A Prenormal Day At Brighton / 3- Masai Morning : Casting Of The Bones/The Hunt/A Ritual Of Kings / 4- Windweaver / 5- Dragonfly Day : Metamorphosis/Dance Of The Sun Spirit/Death / 6- Petunia / 7- Telephone Girl / 8- Psychiatric Sergeant / 9- Slow Ride / 10- Sundial Song
Note de /5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"L'univers oriental de Jade Warrior s'ouvre à vous"
François, le 12/06/2021
( mots)

Voiles dressées et serties d’idéogrammes, le navire volant du guerrier de jade rêveur s’apprête à accoster sur des terres verdoyantes où les pagodes demeurent isolées entre les montagnes et les forêts. Anglais, prolétaires et acteurs des musiques populaires de l’époque (July), Jon Field (flutes, percussion), Tony Duhig (guitare) et Glyn Havard (basse et chant) n’ont rien de japonais mais vont formuler une proposition esthétique tout à fait originale dans l’univers progressif qui se dessine. Soutenus par Vertigo, une belle écurie pour ce qui est du rock le plus inventif, expérimental et ampoulé (mais pas seulement), ils lancent leur discographie en 1971 avec deux albums dont il s’agit d’aborder ici le premier. 


Jade Warrior trouve ses racines dans un rock qui possède encore des notes psychédéliques mais il enrobe celles-ci de world-music à touches orientales dans une proportion rarement atteinte. Pour illustrer ceci, les percussions de "The Traveler" offrent une entrée en matière onirique en accompagnant une guitare et une flûte éthérées. Jade Warrior s’enfonce dans un tribalisme total, perdu au milieu de l’Afrique millénaire à l’aube du "Masai Morning" expérimental et dominé par la dimension folk si ce n’est quelques traits acides de guitare. Les restes psychédéliques et la dimension progressive sont peut-être plus sensibles sur "Dragonfly Day" où le chant est plus présent, les éléments de world-music un peu moins envahissant. Le résultat est réellement innovant, parfois déconcertant avec des passages plus étranges comme l’évanescent "Slow Ride". 


Mais l’album connaît également des moments plus rock, tels "A Prenormal Day at Brighton" ou "Psychiatric Sergeant" à l’influence trouvée chez Jethro Tull par leur alliance entre un blues-rock bien pensé et une flûte dominante. Dans ces nuances électriques, citons le folk-rock planant de "Windweaver" où les cordes branchées offrent des lignes satisfaisantes, ou le blues dixie chaloupé de "Petunia" au rythme très marqué. Dans une version plus saturée, proche de Cream, "Telephone Girl" rappelle également que Jade Warrior est bel et bien un groupe de rock. 


De toutes les faces et variations du groupe, "Sundial Song" résume en conclusion le projet en passant de l’introduction musique du monde, à la partie centrale hard-rock et tullienne, pour finir de façon éthérée. 


Jade Warrior dévoile dès son premier album une expérience unique, qui emprunte aussi bien aux courants folks, prog’ ou blues-rock qui dominent au début de la décennie, en lui apportant cette dimension world-music orientale peu entendue par ailleurs, en tout cas jamais avec une telle omniprésence. L’opus est varié, mais parfois hésitant et maladroit, ce qui demande à la recette d’être travaillée pour se parfaire. En attendant, le début des années 1970 témoigne à nouveau de sa créativité sans borne, au-delà même des sonorités du soleil levant. 

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VOLA


Witness


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Il leur aura fallu le temps, mais on peut désormais l’affirmer sans fard : sur son troisième album, Vola a trouvé tout à la fois son style et sa force de composition. Si les danois avaient su jusqu’ici faire preuve d’éclectisme et d’ouverture d’esprit dans leur metal progressif à accointances électro-djent, on ne les avait encore jamais vus aussi robustes que sur ce Witness qui jette un très gros pavé dans la mare du milieu, au point désormais d’éclabousser à grosses gouttes les cadors du genre, TesseracT en tête. Carrément.

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