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Critique d'album

Illuminati Hotties


FREE I.H: This Is Not the One You've Been Waiting For


(17/07/2020 - Big Scary Monsters - Indie rock - Genre : Pop Rock)
Produit par Illuminati Hotties

1- Will I Get Cancelled If I Write A Song Called, / 2- Free Ppls / 3- Freequent Lockdown / 4- Melatonezone / 5- WATTBL / 6- Free Dumb / 7- Content//Bedtime / 8- Free4all / 9- B Yr Own B / 10- K - Hot Am 818 / 11- Superiority Complex (Big Noise) / 12- Reasons 2 Live
Note de /5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Illuminati Hotties nous propose sa mixtape : un condensé d’indie rock aussi disparate qu’exaltant"
Franck, le 30/12/2020
( mots)

Si vous deviez réaliser un album qui vous ressemble, sans aucune contrainte de style ou de cohérence et libéré de tout enjeu mercantile, à quoi ressemblerait-il ? Ne serait-ce pas une occasion rêvée pour expérimenter, pour repousser vos limites créatives ou bien tout simplement pour vous faire plaisir ? Cet album pourrait être un reflet de vos aspérités musicales et de votre état d’esprit ; un moment d’introspection ou encore un pur défouloir. D’un certain point de vue (nous y reviendrons plus tard) c’est dans ce contexte de liberté créative qu’est né l’album FREE I.H: This Is Not the One You've Been Waiting For, du groupe californien Illuminati Hotties.


Derrière ce nom provocateur se cache l’auteure-compositrice Sarah Tudzin qui gère en parallèle une carrière d’ingénieure du son en studio. Cette dernière a notamment œuvré sur le dernier album en date de Slowdive (Slowdive, 2017) qui a été particulièrement apprécié au sein de la rédaction d’Albumrock à l’époque de sa sortie. Son groupe, Illuminati Hotties, a pu se faire remarquer et atteindre une certaine notoriété dans le monde du rock indépendant grâce à un premier album intitulé Kiss Yr Frenemies - album de power pop que je vous recommande - paru en 2018 sous le label américain Tiny Engines. En 2019, la musicienne doit légèrement revoir sa stratégie compte tenu de la rupture de son contrat avec ledit label (qui d’après plusieurs déclarations de groupes n’aurait pas payé ses redevances contractuelles). Faute de label, plutôt que de mettre en péril son deuxième album (qui aurait dû paraître cette année), Sarah Tudzin préfère se lancer dans l’écriture de nouveaux titres indépendants compilés au sein d’une "mixtape" autoproduite. A mi-chemin entre une compilation de faces B et un album de transition, le format mixtape permet à l’artiste d’attendre que la situation s’améliore, mais aussi de s’adonner à diverses expérimentations en levant toute pression liée à un éventuel plantage artistique. Pour encore plus marquer cette rupture et se dissocier du label, le groupe est allé jusqu’à balancer quelques titres sur le net sous le patronyme mystérieux de Occult Classic. Ce n’est que dans un second temps que Sarah Tudzin et les Illuminati Hotties se voient démasqués par les réseaux sociaux.


Comme indiqué sur la pochette, « ce n’est PAS le disque que vous attendiez ». Et pour cause, l’album débute dans un vacarme punk salvateur ("free ppls"), entre cris et guitares abruptes, créant une rupture de ton évidente avec ce que l’on avait pu découvrir sur le précédent essai de la bande. On retrouve le temps de quelques morceaux la pop réjouissante des Californiens (que le groupe s’amuse à qualifier de "tenderpunk"), notamment avec le titre "freequent Letdown" et son atmosphère candide. Quittons la zone de confort, ce disque est avant tout un terrain de jeu idéal pour son auteure, qui, libérée de toute cohérence artistique se permet toutes les excentricités possibles. D’abord avec "melatonezone" et son ambiance latino festive, puis avec le déjanté "content//bedtime" et ses sonorités qui semblent tout droit sorties d’un jeu vidéo. La compositrice use également de ses qualifications techniques lors de la phase de mixage en intégrant différentes sonorités originales, superpositions et autres bizarreries électroniques ("free4all"). 


Ce grand bazar sans queue ni tête avait tout pour devenir une expérience complètement indigeste et sans intérêt, mais au final c’est tout le contraire qui se produit. L’album (enfin la mixtape ?!) s’avère particulièrement attachant dans son approche spontanée et exubérante, nous faisant découvrir l’univers du groupe en moins de 30 minutes. Cette liberté créative a également le mérite de mettre en avant des passages tout en légèreté et en élégance qui auraient pu paraitre hors de propos dans d’autres circonstances. On retiendra les mélodies brumeuses de "free dumb" ou encore la jolie ballade chant-guitare qui clôture le disque ("reasons 2 live").


Outre le relatif buzz que sa sortie a suscité, cette compilation va bien au-delà de son ambition première en termes de qualité et de contenu et nous fait même découvrir de nouvelles facettes inexplorées du groupe. Comme quoi, une démarche modeste et sans prétention peut parfois faire ressortir une inspiration insoupçonnée. Ce n’était surement pas l’album que l’on attendait, mais on ne va pas s’en priver pour autant. Et en plus, on en redemande !

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