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Critique d'album

Helloween


Pink Bubbles Go Ape


(11/03/1991 - EMI - Speed Metal - Genre : Hard / Métal)
Produit par Chris Tsangarides

1- Pink Bubbles Go Ape / 2- Kids Of The Century / 3- Back On The Streets / 4- Number One / 5- Heavy Metal Hamsters / 6- Goin' Home / 7- Someone's Crying / 8- Mankind / 9- I'm Doin' Fine, Crazy Man / 10- The Chance / 11- Your Turn
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un album injustement sous-côté, victime d'un contexte défavorable. "
François, le 15/10/2019
( mots)

Départ de Kai Hansen (pour Roland Grapow), pochette immonde (et encore, n’oubliez pas les photos du groupe avec des œufs au plat sur les yeux …), procès à tire-larigot, absence de long titre épique : le cocktail est en place pour apporter une sombre réputation à Pink Bubbles Go Ape, quatrième album d’Helloween. Pourtant, cet opus mal aimé est loin d’être dispensable et comporte même de vrais morceaux de bravoure, si tant est que vous soyez amateur de Power allemand. 


Après une introduction à la Georges Brassens, rappelant le côté parfois potache du groupe (qu’on retrouve sur le sympathique "Heavy Metal Hamsters"), Helloween prouve qu’il en a toujours sous le châssis avec l’énorme "Kids of the Century", titre Power-metal au riff exemplaire. Le morceau est loin d’être une exception, l’album comportant un nombre important de compositions d’une très grande qualité dans le style cher au groupe. "Someone’s Crying" avec ses nombreux ponts et ses soli longs et complexes atteint aisément des sommets, tandis que "The Chance" peut entrer dans le panthéon des plus belles pièces des Hambourgeois. Pendant quarante-cinq minutes, Kiske maîtrise parfaitement sa voix, et le jeu de guitare est exceptionnel, précis et diffcilement blâmable. Moins épique et conceptuel que ses prédécesseurs, Pink Bubbles Go Ape mériterait de ne pas trop pâtir de l'ombre étouffante des Gardiens des Sept Clefs. 


Néanmoins, s’il fallait faire des critiques, on pourrait surtout regretter un manque d’originalité et le sentiment d'activation du pilote automatique sur certaines pièces. "Back on the Streets", ou "Number One" et "Someone’s Crying" pour leurs refrains, en sont les exemple les plus illustratifs. De même, "I’m Doin’ Fine, Crazy Man", dans la veine d’Aerosmith, n’est pas mauvais mais semble faire office de remplissage. Bref, la baisse d'inspiration et le contexte de crise se font parfois ressentir sans conduire à l'humiliation, en aucun cas. 


Mais Helloween n’est pas tombé dans le FM comme on peut le lire parfois (ce n’est pas Chameleon), même si une certaine sobriété est à souligner. Il est sûr que "Number One" peut posséder quelques défauts de ce genre (synthés et rythmique simpliste), que "Your Turn" est une power-ballad qui peut paraître un peu mièvre (dans son orchestration) quoiqu'elle possède tout ce qu’il faut d’épique, mêlant habilement guitare acoustique et électrique. De plus, même si nous sommes loin des grandes fresques des deux Keeper of the Seven Keys, "Mankind" possède des traits emphatiques dès son introduction dantesque, suivi par un riff sombre et lourd. 


Sans atteindre le niveau des chefs-d’œuvre du groupe, Pink Bubbles Go Ape s’inscrit dans leur lignée, avec des titres très séduisants, et mérite en ce sens beaucoup plus de considération. Son successeur immédiat sera un cas moins facile à défendre ...

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