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Critique d'album

Graveyard


Graveyard


(10/09/2007 - Transubstans Record - Heavy / Psychedelic - Genre : Rock)
Produit par

1- Evil Ways / 2- Thin Line / 3- Lost In Confusion / 4- Don't Take Us For Fools / 5- Blue Soul / 6- Submarine Blues / 7- As The Years Pass By, The Hours Bend / 8- Right Is Wrong / 9- Satan's Finest
Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Les débuts oubliés de Graveyard"
François, le 25/03/2022
( mots)

Octobre 2007. The Hellacopters annoncent leur séparation, avec tout de même un dernier album comme requiem pour l’année suivante. La scène revival suédoise perd son principal animateur qui mêlait habilement punk, rock’n’roll, hard-rock au profit d’une bonne dose d’énergie. Il restait certes The Hives, plongés dans les 1960’s et dans le punk, ou Siena Root, plus confidentiels mais également plus proches de la musique des nouveaux venus : Graveyard.


Formé à Göteborg en 2006 sur les ruines de Norrsken d’où viennent le bassiste Rikard Edlund et le chanteur Joakim Nilsson (le guitariste, Magnus Pelander, fonde Witchcraft de son côté), Graveyard complète sa formation avec le batteur Axel Sjöberg (futur Spiders) et le guitariste Jonatan Ramm. Le quatuor regarde dans le rétroviseur, du côté de la fin des années 1960 les plus Heavy (du psychédélisme saturé US jusqu'à Cream), avec un côté Black Sabbath par moment, pouvant l’inscrire dans le sillon de la vague stoner qui reprend par bien des aspects les canons psychédéliques.


Il faut le rappeler pour le regretter, l’opus inaugural de 2007, à l’illustration évidemment chamarrée, est globalement laissé de côté, oublié, négligé. Le succès emporté par Hisingen Blues (2011), favorisé par la signature chez un label solide (Nuclear Blast), explique cette amnésie : en tout cas, ce n’est sûrement la qualité du disque qui est en cause tant il fut un beau coup d’essai, frais et entraînant.


Qu’on pense à un titre carré comme "Evil Ways", au riff lourd qui renoue avec des sons space-rock à la Hawkwind, ou au plus léger et varié "Thin Line" qui dispose de belles mélodies pour un trip psyché plus léché, on trouve dans ces deux morceaux les qualités de la formation dans son premier souffle qui définissent la ligne de direction de Graveyard sur ce premier album. Psyché, bluesy, heavy, limite space-rock, telles sont les diverses écoles que les Suédois assemblent dans cette première décennie du XXIème siècle, retour vers le futur dont l’esthétique se déploie avec un son et une production résolument vintage sur "Submarine Blues", "As the Years Pass By, The Hours Bend" ou "Satan’s Finest" (avec son introduction typée Wishbone Ash).  


Ce style Heavy-blues-psyché-stoner peut avoir des redondances mais Graveyard échappe la plupart du temps à cet écueil. Globalement, le sentiment de redite n’apparaît pas, et ce grâce à de bonnes mélodies ("Lost in Confusion"), ou de la diversité entre "Don’t Take Us a Fool", rugueux et plein de groove comme un Bachman-Turner Overdrive, le rythmé "Blue Soul" ou "Right Is Wrong", planant et pas très loin de Santana dans les percussions.  


Revenir sur le premier album a du sens pour l’histoire, non seulement du groupe qui est désormais une petite institution, mais également pour la scène revival (suédoise et internationale) sur laquelle il a laissé sa marque. Quand on pense aux formations retro-psyché-Heavy des années 2010’s, Blues Pills en tête, on se dit que sur son premier album, Graveyard avait eu le nez creux au point de faire figure de pionnier.


A écouter : "Evil Ways", "Thin Line", "Don’t Take Us a Fool", "Blue Soul"

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