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Critique d'album

Gnidrolog


Lady Lake


(00/12/1972 - - Prog jazz rock - Genre : Rock)
Produit par

1- I Could Never Be A Soldier / 2- Ship / 3- A Dog With No Collar / 4- Lady Lake / 5- Same Dreams / 6- Social Embarrassment
Note de 4.5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Le chant du cygne glorieux d'un oublié de la scène progressive"
François, le 21/08/2022
( mots)

Au risque d’insulter la mémoire de leur défunt père qui aurait bien laissé un ongle d’orteil dans les postérieurs des frères Goldring, ces derniers avaient décidé de mener la vie de troubadours que leur géniteur n’aurait pas cautionnée. Question de générations, il est fort à parier qu’il n’aurait sûrement pas non plus compris leur musique tant l’esthétique progressive de leur premier opus (… In Spite of Harry’s Toe-Nail), sorti plus tôt dans l’année 1972, était inscrite dans une démarche volontairement expérimentale, entre Van der Graaf Generator et Gentle Giant.


Phénomène non-exceptionnel en cet âge d’or du rock (progressif), Gnidrolog inonde les bacs avec deux albums en moins d’un an – la même année, Uriah Heep et Gentle Giant avaient fait de même. Intitulé Lady Lake, ce second essai voit le groupe s’agrandir d’un virtuose du saxophone et de la flûte, John Earle, et déployer une musique encore plus aboutie, enthousiasmante et quelque peu différente de celle du premier opus, au point de pouvoir être considéré comme un album culte.


La fresque pacifiste "I Could Never Be A Soldier" est ainsi beaucoup plus accessible que tout ce que l’on pouvait entendre précédemment chez Gnidrolog. Les arpèges y sont légers, la flûte, aux envolées somptueuses, offre des perspectives aussi bien jazzy (en particulier au sein de la partie instrumentale) que classicisantes, quand certains riffs électriques entraînent les refrains vers le Heavy-prog’. Pas très loin de Jethro Tull (période Benefit) par son jeu andersonien, John Earle s’avère être un atout de poids dans la structure de la formation.


L’autre titre d’une longueur ambitieuse est l’éponyme "Lady Lake", clairement orienté jazz-rock dès les premiers balbutiements de batterie et les divagations introductives au saxophone. A l’abord plus complexe, il rappelle les liens esthétiques avec Van der Graaf Generator, notamment pour son terrible final angoissant. Aussi radical, "Social Embarrasment" est une excellente proposition de rock progressif œcuménique entre jazz-rock, folk-prog’ à la Gentle Giant, musique expérimental et puissance effrayante à la Van der Graaf Generator.


On retrouve cela de façon beaucoup plus sobre sur "Ship" au sein des quelques interventions au saxophone, puisque les parties chantées sont très belles et mélodiques, tandis que dans leur pendant plus accessible, les pièces acoustiques plus courtes et intimistes qui ponctuaient … In Spite of Harry’s Toe-Nail trouvent des échos avec le mélancolique "A Dog with No Collar" ou "Same Dreams" avec son duo piano / guitare dans le style des Beatles dernière période.  


Après un tel chef-d’œuvre, on peut se demander ce qu’aurait donné Gnidrolog s’il avait rencontré le succès et si par la suite, il avait survécu … La séparation des membres du groupe leur fait prendre des chemins divers, entre le folk-rock de Steeleye Span et plus tard, la vague punk. Une reformation aura lieu et un nouvel album sera même produit en 2000 sous le titre de Gnosis en 2000, mais cela n’était guère plus qu’un baroud d’honneur, le faste de la parenthèse progressive étant depuis longtemps révolu.


A écouter : "I Could Never Be A Soldier", "Social Embarrasment", "Ship"

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