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Critique d'album

Elephant Tree


Habits


(24/04/2020 - Holy Roar Records - Rock alternatif ; stoner - Genre : Rock)
Produit par Riley MacIntyre

1- Wake.repeat (Intro) / 2- Sails / 3- Faceless / 4- Exit The Soul / 5- The Fall Chorus / 6- Bird / 7- Wasted / 8- Broken Nails
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Quand la lumière jaillit de l’obscurité"
Franck, le 08/02/2021
( mots)

C’est parfois en s’éloignant de son style de prédilection, que les plus belles découvertes se présentent à nous. Habits, troisième album des Londoniens d’Elephant Tree, n’avait jusque-là pas attiré mon attention, surement à cause de son affiliation au stoner - genre qui ne m’est pas forcément familier et pour lequel mes récentes excursions ne m’avaient guère convaincu. Les critiques plus que positives ainsi que l’élégante pochette, épurée et psychédélique, m’ont fait pourtant franchir le pas. Et me voilà désormais en train de vous vendre les mérites de ce disque sorti en avril 2020 ! Il faut dire que ce dernier a eu une accroche immédiate sur moi, et ceci malgré mon manque de connaissance d’un genre bien plus vaste qu’il n’y parait : le stoner présentant différentes ramifications vers le doom metal, le rock psychédélique ou encore le heavy metal.


La meilleure façon de vous décrire cet album d’Elephant Tree est de le comparer à un voyage en altitude, dont le côté contemplatif se heurte à la sensation oppressante d’être écrasé par une gravité terrestre toujours plus intense. L’introduction, sous forme de décollage, renforce d’ailleurs cette imagerie : nous voilà désormais projetés en pleine stratosphère, non sans éviter de violentes perturbations au passage.


Dès la première écoute du titre "Sails", l’auditeur se voit cueilli à vif par une musique qui joue sur des oppositions plutôt extrêmes, créant un contraste saisissant et atypique. D’un côté, des sonorités lourdes et répétitives, armées de basses puissantes et de guitares grondantes. De l’autre, un chant clair et mélodique, qui parvient malgré tout à émerger dans ces conditions peu propices, comme un éclat de lumière perçant d’épais nuages menaçants. 


Contre toute attente, nous découvrons une musique dotée d’une grande force émotionnelle, générant parfois une sensation de perte de repères par le biais d’une section rythmique linéaire, quasi hypnotique : les morceaux se confondent, l’auditeur perd peu à peu la notion du temps, prisonnier consentant de ce cycle rythmé par les oscillations d’ondes à basse fréquences. Force est de constater que cette linéarité n’est qu’un aspect de surface, chaque nouvelle écoute révélant une musique toujours plus sophistiquée et nuancée. Ainsi, un titre comme "Exit the Soul" adoptant une structure plus progressive, dévoilera au fur et à mesure des excursions une réelle richesse d’arrangements, dont différents effets de reverb et quelques touches de synthés aux sonorités cosmiques méthodiquement dispersées.


L’ascension se poursuit jusqu’à laisser entrevoir de courtes éclaircies : la musique folk sensible et épurée de "The Fall Chorus" se pose en véritable moment d’accalmie acoustique dans lequel les sonorités massives et distordues laissent place à la subtilité de quelques notes de violon. Cet instant de quiétude prépare parfaitement le terrain à un des meilleurs morceaux de l’album, à savoir "Bird". Ce titre au refrain puissant et majestueux est un parfait résumé des différentes sonorités et influences qui traversent l’album.


Avec son effet mur de son, ses riffs de guitares distordus et son chant habité, la musique d’Elephant Tree lorgne finalement davantage vers un style comme le shoegaze. Irons-nous jusqu’à parler de doomgaze ? Je vous laisse en décider. Quoiqu’il en soit, nous avons là un excellent album, proposant une association pour le moins électrique d’une musique à la fois puissante et contemplative, laissant émerger de l’obscurité des éclaircies d’une beauté ensorcelante. Une chose est sûre, une fois passée la phase de la découverte, il vous sera difficile de vous détacher de l’emprise de cet album. 

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The Killers


Pressure Machine


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Pressure Machine est à l’opposé d’une production grandiloquente bâtie pour partir à la conquête des ondes FM ou des stades. Le dernier album de The Killers se veut contemplatif et raffiné. Un disque délicat qui, comme souvent dans ce genre de concept, comporte quelques lacunes que nous allons évacuer d’emblée avec le titre “Desperate Things” et sa lenteur agrippante qui enferme l’auditeur dans une mélodie pompeuse dont l’auditeur n’arrivera jamais à se défaire, un passage fait de larsen finit d’anéantir tout espoir de trouver une étincelle et ce morceau constitue le seul véritable loupé de l’album. 

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