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Critique d'album

Blackfoot


Tomcattin'


(00/06/1980 - Atco - Rock sudiste - Genre : Rock)
Produit par

1- Warped / 2- On the Run / 3- Dream On / 4- Street Fighter / 5- Gimme, Gimme, Gimme / 6- Every Man Should Know (Queenie) / 7- In the Night / 8- Reckless Abandoner / 9- Spendin' Cabbage / 10- Fox Chase
Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Et la panthère rejoint le totem Blackfoot"
François, le 22/09/2021
( mots)

La chute tragique de Lynyrd Skynyrd avait laissé le champ libre à de nouvelles formations sudistes, floridiennes même (allez, soyons plus précis, des groupes de Jacksonville), qui étaient bien décidées à creuser le sillon du Dixie-rock avec talent. La fin des années 1970 et le début des années 1980 sont le terrain de jeu de Molly Hatchet et de Blackfoot. 


Ces derniers avaient marqué un grand coup avec Strikes, premier opus de leur trilogie totémique et désormais culte, qui contenait des compositions (et des reprises) superbes ainsi qu’une interprétation de tous les codes du genre, jusqu’à l’hymne épique ("Highway Song"). 


Un an plus tard, en 1980, le totem gagnait un nouvel animal (une panthère noire) grâce à un album qui devait enfoncer le clou. A nouveau, le ton était celui d’un hard-rock sudiste plus musclé et saturé que celui des grands-frères, une sorte de réponse de la panthère des Pieds noirs au tigre des pieds-tendres de la NWOBHM, pour évoquer le premier album des Tygers of Pan Tang sorti la même année en Angleterre avec une pochette similaire. 


S’il est très bon, Tomcattin’ possède tout de même pour défaut d’avoir deux faces plutôt déséquilibrées en termes de qualité, et, plus étonnant encore, d’avoir une seconde partie bien plus réussie que sa première. Sur celle-ci, on peut écouter des morceaux sympathiques avec de belles idées dans la composition, mais rien de réellement époustouflant : "On the Run" dans la veine de ce que fera bientôt ZZ Top, ce qu’on pourrait également dire à propos du pont de "Dream On" (un côté "Cheap Sunglasses"), "Streetfighter" au refrain entrainant, ou le boogie-rock speed "Gimme Gimme Gimme" … Le patrimoine du Sud est bien mis en valeur, mais pas forcément celui du canal Lynyrd Skynyrd. 


Encore faut-il mettre en avant le très bon titre d’ouverture, "Warped", qui donne à entendre un groupe souhaitant monter en puissance et en vitesse, avec un pont assez Heavy – le parallèle avec ce qu’il se passe en Grande-Bretagne au même moment n’est donc pas gratuit. 


Pour autant, c’est bien à travers leur identité musicale purement southern-rock qu’on savoure Blackfoot, et c’est tout l’objet de la seconde face. Elle s’ouvre sur "Every Man Should Know (Queenie)", classique sudiste assez bien trouvé entre les passages arpégés, l’introduction désertique, et les quelques riffs joués avec rudesse. C’est bel et bien dans ce registre très marqué par leurs racines qu’ils affirment le plus de qualité : "In the Night" suinte le blues saturé et travaille une mélodicité toute sudiste sur le refrain et le solo, "Reckeless Abandoner" est une vraie réussite en la matière avec beaucoup de groove, et "Spendin’ Cabbage" (très bon) nous envoie naviguer dans le Bayou. Surtout, ne vous faites pas avoir par l’introduction en mode blues à papa enregistré sans moyen de "Fox Chase" (réalisée par le grand-père Medlocke), il s’agit en fait d’un final hard-rock très accrocheur et peut-être du sommet de l’opus. 


Tomcattin’ est évidemment un très bon album, mais en tant que membre d’une trilogie iconique, il ne peut qu’être comparé avec ses deux comparses : il est sans aucun doute moins percutant et un peu déséquilibré, tout en ne manquant pas de belles surprises. Un rugissement avant l’envol. 


A écouter : "Fox Chase", "Spendin' Cabbage", "Reckless Abandoner"

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