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Critique d'album

Atomic Rooster


Made in England


(00/10/1972 - Dawn - HardRock / Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par Vincent Crane

1- Introduction / 2- Time Take My Life / 3- Stand By Me / 4- Little Bit of Inner Air / 5- Don't Know What Went Wrong / 6- Close Your Eyes / 7- Breathless / 8- Space Cowboy / 9- People You Can't Trust / 10- All in Satan's Name / 11- Never to Lose
Note de /5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Le chant du cygne plus que le chant du coq"
François, le 25/06/2022
( mots)

Au début des 1970’s, Atomic Rooster avait été une petite bombe dans l’univers musical du rock anglais, ses déambulations interlopes entre hard-rock et rock progressif lui ayant permis d’affirmer une identité à part, inimitable, au-delà de ce qu’on a appelé le Heavy-progressif tant la combinaison réalisée était originale. Trois albums, trois bijoux, et un sommet avec In Hearing of Atomic Rooster en 1971 qui alignait les morceaux géniaux, tel était le bilan du combo en 1972. Hélas, toutes les belles histoires ont une fin et pour le coq atomique, Made in England, le quatrième album, sonne la fin d’un âge d’or.


Il faut dire que le groupe n’est plus que l’ombre de lui-même, si le charismatique leader Vincent Crane peut être qualifié ainsi : seul aux manettes, il recrute un tout nouveau personnel, dont Steve Bolton à la guitare et Ric Pamell aux percussions (ancien Horse) dès la tournée d’In Hearing of Atomic Rooster, et surtout le chanteur Chris Farlowe (Colosseum). L’arrivée de ce dernier est essentielle dans la gestation de Made in England puisqu’il favorisa le tournant esthétique que Crane comptait de toute façon impulser, entendre un rock classique avec, parfois, des touches de funk ou de soul. Si on reconnait bien le son d’Atomic Rooster tout au long de l’album, quelques inclinaisons nouvelles montrent que des changements ont été décidés et, l’ensemble apparait moins inspiré.


Les détours progressifs sont donc considérablement réduits, malgré un très bon premier morceau qui donne de faux espoirs à ce niveau : avec "Time Take My Life", on retrouve, dans le rythme chaloupé ou dans les mélodies de piano, la touche d’Atomic Rooster associée à des traits de Gentle Giant pour les orchestrations. Il y a bien des côtés jazz-soul sur ce titre, mais à cette dose, ils étaient déjà présents auparavant. Certes, on plane un peu entre psychédélisme sur "Litlle Bit of Inner Air", et space-rock sur "Space Cowboy" et il y a encore quelques aspérités qui filent la coqueluche nucléaire (les passages en mineur sur "Never to Lose", l’instrumental véloce "Breathless") mais la folie n’est plus aussi démentielle : même l’explosif "All In Satan’s Name" demeure un hard-rock assez classique.   


Le nouveau registre est pourtant très efficace, accrocheur, comme "Stand By Me" qui donne autant envie de danser que le meilleur des Doobie Brothers, mais avec les cuivres et les chœurs dans la partie de même que la guitare funky, on change d’univers. Celui-ci est parfois associé à l’esthétique plus classique d’Atomic Rooster : certains plans de "People You Can’t Trust" semblent sortis d’In Hearing of … quand le titre se laisse dominer par de la soul incarnée. Cette dernière a l’exclusivité sur le final "Close Your Eyes" qui adopte toutes les caractéristiques du genre.


Pour un album fait en Angleterre, ce quatrième opus sonne bien américain : si grâce à Crane il conserve de nombreux traits faisant l’identité d’Atomic Rooster, les apports de la soul ou du funk ainsi que la relative baisse d’inventivité dans la composition en fond une œuvre simplement honorable à défaut d’être inoubliable. Dans tous les cas, c’est bien la fin d’une ère pour le groupe.


A écouter : "Time Take My Life", "Space Cowboy", "Close Your Eyes"

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