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Critique d'album

Arctic Monkeys


Live At The Royal Albert Hall


(04/12/2020 - Domino Records - British indie - Genre : Rock)
Produit par

1- Four Out of Five / 2- Brianstorm / 3- Crying Lightning / 4- Do I Wanna Know? / 5- Why'd You Only Call Me When You're High? / 6- 505 / 7- One Point Perspective / 8- Do Me a Favour / 9- Cornerstone / 10- Knee Socks / 11- Arabella / 12- Tranquility Base Hotel & Casino / 13- She Looks Like Fun / 14- From the Ritz to the Rubble / 15- Pretty Visitors / 16- Don't Sit Down 'Cause I've Moved Your Chair / 17- I Bet You Look Good on the Dancefloor / 18- Star Treatment / 19- The View from the Afternoon / 20- R U Mine?
Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Le darwinisme des Monkeys"
Mathilde, le 18/01/2021
( mots)

Ils sont quatre, ils sont fabuleux, ce ne sont pas les Fab Four mais tout de même une sacrée référence et ils n'ont d'ailleurs plus besoin qu'on les appelle par leur nom complet. Sur scène, c'est juste le mot "Monkeys" qui s'illumine, peu importe qu'ils viennent de leur arctique fief d'Angleterre du nord. Et quand on en arrive là, c'est qu'on a de la branche, de la notoriété et du respect bien installés.


On n'avait pas entendu la bande à Turner depuis Tranquility Base Hotel And Casino il y a deux ans, et on se demandait ce qu'ils traficotaient en cette année de revival (nombreux groupes d'indie rock ressortent du contenu, sans doute la covid aidant, avec la volonté de braver la réalité et de divertir). Eh bien c'est une sorte de cadeau de Noël qu'ils nous font avec ce Live At The Royal Albert Hall. Royal, mais un peu réchauffé au micro-ondes il est vrai, car enregistré le 7 juin 2018, cette glorieuse période où on se retenait de rien, et surtout pas d'aller en concert. Vous vous souvenez? (Moi non). Ils défendent ici une association, War Childs, les profits de l'album seront reversés aux enfants ayant vécu la guerre, avec une urgence au vu du déficit de fonds lié à la pandémie mondiale.


Ce qui est sûr c'est qu'on se souvient encore des plus grands titres des Arctic Monkeys, petites frappes de Sheffield devenus un peu crooners depuis leur passage à l'hôtel, et par Iggy Pop aussi pour le batteur Matt Helders. Autant leurs premiers albums étaient speeds et malicieux - un genre de rap boosté à une nitroglycérine morveuse de post punk- autant le virage de leur trente ans (d'existence en tant qu'individu) les ont rendu plus glamours et langoureux. Turner s'est laissé poussé les cheveux et s'habille en costume et lunettes fumées, sa musique est de plus en plus cinématographique et élégamment brumeuse. Des jeunes devenus plus vieux, et qui préfèrent siroter un cocktail de hall d'accueil plutôt qu'une pils de stade, quoi. Alors est-ce que ce live plaira à l'entièreté de leur panel de fans, après 15 ans de carrière? Sera t-il américain-friendly ou ira t-il puiser dans les quartiers populaires de l'ouvrière et rugueuse Albion?


Le bruit de radar pour trouver un peu son chemin dans ces questionnements est lancé dès le premier titre "Four Out Of Five". Chaloupé, louvoyant avec ce "wou-hou" lancé par un Alex tout en déhanché, un  vrai Daho dandy (ce qui est un pléonasme). Un peu lourd mais bien plus aérien qu'il n'y paraît, le titre remplit la hauteur de plafond du théâtre avec efficience. Les chevaux sont quand même rapidement lâchés avec "Brianstorm" qui déboule pour soulever les foules, suivi du tranchant "Crying Lightning", nous rappelant la préciosité de Humbug qui se révèle avec le temps. La précocité aussi des gamins dans le vent qu'ils étaient en 2005 nous revient, avec "505" et "Do Me A Favour", tout en écho et en instants punchline respectivement à 2'29 et 2'45. Au niveau de la balance, on regrettera la basse-batterie un peu trop en retrait par rapport au micro du chant qui est bien volumineux et un peu trop en reverb. Les aigus sont plus présents que les graves. Beaucoup d'instrus se retrouvent alors un peu trop en retrait tels les claviers qui sont mangés par les guitares claires ("Cornerstone"). 


"Arabella" est le parfait morceau qui fait découvrir la mutation de voix de Turner. Peut être influencé par le "ducky face" Josh Homme qui a produit AM, Alex crâne (pour de faux) et croone et projette ses lèvres en avant sur les couplets et devient plus rough et urbain (mais pas dans le sens "poli") sur les refrains. "Arabella" résume également bien l'oeuvre du groupe car le découpage est enlevé mais aussi revanchard, chaud et froid, et la réaction du public atteste de la qualité du morceau. Les interventions parlées sont rares et seulement pour signaler leur nouvel album et aussi leur nom (des fois qu'on se serait gourés de salle). Tranquility Base Hotel And Casino est hautement 70ies mais "She Looks Like Fun" a des relents de "Perhaps Vampires Is A Bit Strong But". Les titres qui clôturent progressivement le set sont pleins de malice ("Don't Sit Down Cause I've Moved Your Chair") et réveillés deux fois par les tonitruants "From The Ritz To The Rubble" -devenu plus grave avec la mue de Turner- et "The View From The Afternoon" qui éclaire en pleins phares (ou plutôt en feux de croisement) le génial batteur Matt Helders. "R U Mine?" met un point final à base de blousons noirs et de grosses cylindrées face à un public qui était de toutes façons d'avance conquis. Les Monkeys, un phénomène, tout bonnement.


Durant ce live la part belle est laissée à AM et Tranquility Base Hotel And Casino, et hormis Suck It And See qui est laissé de côté, chacun des autres albums est illustré par trois titres. Ce concert est comme un recueil-photos patchwork de l'identité des Monkeys, mettant en avant leur darwinisme -cette théorie selon laquelle on évolue selon une sélection naturelle- et une sélection de titres finalement assez équilibrée et constante qui en fait un album cohérent et représentatif du "Don't believe the hype" lancé par l'acnéique Alex par le passé. Oui, car les Arctic Monkeys n'ont pas versé abondamment vers leurs morceaux poncifs (même si à titre personnel, le favori est My Favourite Worst Nightmare). Il a été décidé de délayer le côté très rythmé dans les différentes ambiances des facettes du prisme des quatre garçons. Le résultat est honnête et attendu mais sans sparkles ni valeur ajoutée particulière. Juste une démonstration d'une formation qui n'a plus rien à prouver et qui pourtant ne prend rien pour acquis. Ce qui lui donne une fraicheur constante, tellement rare à préserver pour un groupe. Et quel groupe.


 

Commentaires
Tranxen, le 18/01/2021 à 11:43
La reconversion en crooner/poseur d'Alex Turner permet au moins de remettre en avant certains grands morceaux du groupe, ce qui suffit à ici à faire un sympathique album live, pour peu qu'on parvienne à passer outre les minauderies du frontman...
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