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Critique d'album

Alt-J


The Dream


(11/02/2022 - Infectious Music - Art pop - Genre : Pop Rock)
Produit par

Note de 3/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Retour en grande forme !"
Chrysostome, le 05/09/2022
( mots)

Il y a 10 ans sortait le premier album d’Alt-J. A l’instar de Radiohead, ces nerds anglais réussissaient à faire de la musique pop innovante. Un défi en soi pour un style musical déjà exploré dans ses moindres recoins depuis plus d’un demi-siècle ! Après une confirmation éclatante avec leur deuxième opus, leur troisième livraison avait le goût amer d’un The King of Limbs : quoi, huit titres et c’est tout ? Et plutôt moins bons que ce à quoi ils nous avaient habitué qui plus est ? Cinq années se sont écoulées depuis, et avec la sortie de ce nouveau disque se pose la question : Alt-J saura-t-il nous enthousiasmer à nouveau autant qu’à ses débuts ?


On ne va pas maintenir le suspense artificiellement jusqu'à la fin de la chronique (surtout que si vous avez lu l’en-tête vous savez déjà ce qu’il en est) : la réponse est oui ! The Dream nous ramène à l'équilibre parfait entre créativité et immédiateté des deux premiers albums. Car là est grande force d’Alt-J, expérimenter sur la forme tout en gardant une intention pop. Les mélodies restent en tête et les compositions tiendraient la route même en guitare-voix. Démonstration faite avec "Get Better", ballade tire-larmes reposant sur une guitare, deux voix et quelques accords de piano.  Un autre tour de force du groupe est sa capacité à développer des sonorités modernes tout en évoquant toute l’histoire de la musique. Prenons en exemple quelques moments forts de l’album : les chœurs dans la première partie de "Bane" évoquent la musique ancienne tandis que la deuxième partie verse dans le psychédélisme ; "Philadelphia" mélange un sample de voix d’opéra à un rythme hip-hop, puis développe un pont pop baroque très sixties ; "Walk a Mile" débute comme un enregistrement de folklore américain historique et termine sur un solo à la fois bluesy et planant ; "Losing My Mind" développe des sonorités gothiques. Listé comme ça, quelqu’un qui n’a jamais entendu la moindre note d’Alt-J pourrait s’imaginer qu’il s’agit d’un groupe fourre-tout, sans réelle identité. C’est pourtant tout l’inverse. Toutes ces influences sont complétement fondues dans l’univers sonore qu’il a su se créer, et ce dès son premier album.


Du côté des paroles, Joe Newmann pratique ce même tour d’équilibriste, abordant indifféremment toutes sortes de sujets, légers ou profonds. Cela va de la bluette ("Powders") à l’anti-love song ("Happier When Your Gone"). Du serial killer ("Losing My Mind") à la lamentation de la disparition de l’être aimé ("Get Better"). De l’addiction aux sodas ("Bane") à celle (un peu plus radicale) à la Cocaïne ("The Actor").


The Dream présente donc un groupe majeur de la scène pop actuelle revenu au sommet de son art : assez expérimental et ambitieux pour mériter de figurer au-dessus du lot, mais en même temps assez abordable et terre à terre pour rester accessible au plus grand nombre. Un des disques de l’année !


A écouter : "U&Me", "Get Better", "Philadelphia"

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