↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Alice Cooper


Constrictor


(22/10/1986 - MCA - - Genre : Hard / Métal)
Produit par Beau Hill

1- Teenage Frankenstein / 2- Give It Up / 3- Thrill My Gorilla / 4- Life and Death of the Party / 5- Simple Disobedience / 6- The World Needs Guts / 7- Trick Bag / 8- Crawlin' / 9- The Great American Success Story / 10- He's Back (The Man Behind the Mask)
Note de 3.5/5
Vous aussi, notez cet album ! (4 votes)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 2.5/5 pour cet album
"Si le contenu hard-FM est souvent décevant, Constrictor a le mérite de célébrer le retour d'Alice Cooper"
François, le 30/04/2021
( mots)

Heureuse nouvelle, Alice Cooper est de retour après trois ans d’absence marqués par une cure pour soigner un alcoolisme qui avait failli lui couter sa carrière et surtout sa vie. L’étrange période musicale que constituent le début des années 1980 et la trilogie oubliée est désormais derrière lui. Alice Cooper est également de retour en tant qu’avatar grandguignolesque de Vincent Furnier. En effet, sur les derniers albums, il n’avait d’Alice Cooper que le nom : finis les maquillages et tout l’attirail qui accompagnaient le Mr Hide du rock. La pochette de Constrictor marque donc la résurrection du personnage : yeux grimés, boa, et bien sûr délires morbides faits d’hémoglobine et de guillotines. Au niveau de la musique, c’est également le hard-rock qui pointe à nouveau son nez, avec les grosses guitares, même si les membres historiques (tout comme Bob Ezrin) ne sont plus de la partie. Néanmoins, 1986 oblige, Alice Cooper s’engage en partie dans un hard-rock FM et bien typé US : le succès obtenu par l’album et l’estime qu’il possède chez les fans ne doit pas faire oublier cet écueil esthétique présent sur quelques morceaux. Pour tout dire, on se croit, de piste en piste, au sein d’une production hollywoodienne un peu bas-de-plafond comme cette terrible époque a su en produire. 


Dans ce registre, il est capable du pire (les synthés et la basse de "Trick Bag", les mélodies de "Crawlin’"), du caricatural, notamment sur les refrains, à la Van Halen – et ce n’est pas un compliment ("The Great American Success Story", "Give It Up" sur une base de rock’n’roll revisité), sans parler des chœurs virils sur "Simple Disobedience". Bref, sans grand charme et parfois très mauvais, ces titres (bien souvent en face B) prouvent encore une fois qu’Alice Cooper décide d’opérer un retour en prenant les virages qui correspondent à l’esprit du temps (s’il en est un). 


Mais ne nous limitons à ce qu’il y a de plus blâmable dans cette nouvelle aventure, pour reconnaître que même dans ce registre hard-rock-1980’s-à-l’américaine, il parvient à offrir des titres qui fonctionnent assez bien (on peut le reconnaître sans être un amateur du genre). Evidemment, c’est du calibré : "Teenage Frankenstein" avec un riff tout ce qui a de plus classique, un peu de claviers (très légers), des interventions de guitare enjouées (un petit chorus court mais sympathique), un refrain forgé pour le retour des tournées (enfin). Les codes sont assimilés et l’ouvrier les applique, avec une certaine efficacité parfois ("The World Need Guts" et son "Hey You" qui interpelle), plus de superficialité à d’autres moments ("Thrill My Gorilla" au riff sans originalité). Je ne peux m’empêcher par contre de trouver "Life and Death of the Party", moitié power-ballad, moitié mid-tempo, très intéressant. Le titre garde certes des côtés FM mais regarde du côté Metal de l’époque (Riot), et propose des variations plutôt bien agencées, sans parler du remarquable chorus du bodybuildé Kane Roberts. 


Il semble que le succès de cet album et sa postérité tiennent en trois points : le retour d’Alice Cooper après trois ans d’absence sous son déguisement qui avait été un peu abandonné depuis quelques temps (la tournée s’appellera d’ailleurs "The Nightmare Return"), la fin des errements artistiques du début des années 1980, et une musique qui est en congruence avec l’esprit du temps. Beaucoup moins pour ses qualités intrinsèques. Pour autant, il remet l’artiste en selle qui saura, tout en gardant sur quelques albums cette veine Hard-US-FM, mettre au monde des albums bien plus aboutis au tournant de la décennie (Trash, Hey Stoopid). 


 

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !