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Les Eurocks 2002


Jérémie, le 17/09/2002

DIMANCHE : UN AIR DEUX FAMILLES - TRAVIS - MUSE - RAMMSTEIN.

Bon, Encore une fois, je dors jusque tard (11 heures). Aujourd'hui, faut passer chercher Tonio à la gare, il arrive de Paris pour voir Muse (pffff, ces fans, j'te jure !). Alors on va le chercher, on a même de l'avance ! Et puis on en profite pour visiter encore un peu Belfort. Il fait beau (qui l'eut cru !). On visite la partie médiévale, avec des petites rues pavés. On s'arrête a un café (putain c'est cher !! J'suis sûr qu'ils augmentent leur tarifs juste pour les connards comme nous ;)). Le truc, aujourd'hui, c'est qu'on veut tous voir Muse. Maintenant, on est 4 dans le p'tit groupe (Tatal, Lilian, Tonio et moi) et qu'on est tous fans de Muse (on se refait pas). Donc pas de problème, l'objectif principal de tout le monde est de les voir, et de les voir de près ! Alors, on arrive en avance, très en avance même... vers 16 h alors qu'ils jouent à 21h... Et... PUTAIN Y'A DEJA DU MONDE SCOTCHE AUX BARRIERES !!!! Ya même une bande de T-Shirts de Rammstein (ils jouent à 23h). Tous les autres sont là pour Muse, apparemment. Première impression : ça pue ! La terre est à nue, seuls le deux premiers rangs sont occupés et une odeur de vomi se mélange à une odeur de... on dirait bien du vinaigre. Arf, c'est horrible, ça te remonte juque dans le cerveau mais au bout d'un moment, nos narines s'habituent. C'est comme si une horde de porcs s'était vidés les intestins par la bouche pendant toute la nuit. Hum hum... il s'est passé des choses, ici... Et donc, la longue attente commence. Le premier concert arrive rapidement, c'est Un air deux familles, la réunion des Ogres de Barbak et des Hurlements d'Léo. C'est de la chanson française, avec plein d'instruments différents. Personnellement, j'accroche pas du tout, le groupe est plutôt sympathique, ils ont l'air très content d'être là, pas mal de gens ont l'air de connaître et tout le monde a l'air de passer du bon temps (le public comme le groupe), mais je n'aime pas leur musique. C'est totalement subjectif. Une fois que leur concert est finit, ils descendent de scène et vont jouer dans le public pendant un bon bout de temps... Sympa, dommage que ce soit un groupe que j'aime pas... Et donc, pour nous, la longue attente continue... une longue pause... Et enfin, arrive... Travis. Bon, Travis, on connaît, c'est de la pop gentillette, des mélodies pas désagréables mais un peu trop bombardées sur les radios. Le groupe est un peu à l'image de ce que je m'attendais, c'est un groupe de gentil garçons, qui font de la gentille musique. Au début, le chanteur commence à nous dire what a beautiful day (ouais, il faisait beau à Belfort, ça vous étonne ???) et ça lui rappelle U2, alors il commence le refrain de la chanson, en plus il cligne des yeux comme seul un Hugh Grant qui fait le timide sait le faire, ça a le don de m'énerver !!! Bon, bref ça commence mal, mais ensuite, ils jouent leur musique et sont pas trop mauvais. Une fan (une pure, une vraie, une Irlandaise en plus) a côté de moi me donne le titre de toutes les chansons avant même qu'ils les entament, je suis presque impressionné par tant de savoir, je lui prend quelques photos du bassiste (he's so cuuuuuuuuuute) parce que je suis mieux placé qu'elle. A un moment, il lui fait même signe, je trouve ça sympa. Donc au final un p'tit concert sympa, des gentils garçons, quoi ! A un moment, le chanteur parle de Rammstein en disant que le prochain style de Travis, ce sera ça : ils enflammeront leurs pets, etc. Comme quoi, même Travis peut me faire rire ! Le concert se finit, la fan s'en va ("Muse, c'est du bruit", forcément, on comprend qu'elle ait pas envie d'écouter du bruit pendant une heure), et notre attente continue... Et la tension monte... le point d'orgue du festival arrive enfin (pour moi en tout cas !), je suis au deuxième rang, on se fait de plus en plus compresser par la foule qui se rapproche et les autres qui veulent être devant. Bref, on sent que ça se rapproche. On entend parler de ci de là, ouais moi j'lai ai vu 10 fois, j'me suis vu dans l'DVD, trop bien, va sur mon site j'vais mettre des photos. Comme d'hab', des fans un peu lourdos. Et enfin... enfin, ils arrivent ! Ah putain c'est bon ! Il y a même quelqu'un pour nous les annoncer ("from Devon, England, Muuuuuuuuuse !")... C'est chiant d'aimer des stars comme eux. Obligé d'attendre pendant des heures, on peut jamais les voir.... peut importe qu'on les ait aimé dès leur début, quand ils étaient encore un groupe connus seulement des magazines de muisque... à ce moment là je décide d'aimer des groupes inconnus, c'est beaucoup plus sympa, on les voit dans des petites salles, c'est intime, on est plus proche d'eux... Là, inutile de dire qu'on est autant compressé qu'un sous marin à 1000 pieds de profondeur. Je remarque des gens qui n'ont pas l'air très à l'aise sous toute cette pression, des adultes de 40 ans... je prie pour eux. S'ils sont pas à l'aise maintenant, comment ça sera dans 5 min !?? Bon, après tout c'est leur problème s'ils veulent mourir. Et les voilà qui arrivent sur scène et j'avoue que ça fait du bien de les voir de ses propres yeux, je les avais déjà vu deux fois auparavant et là je suis tout aussi content. Leur disposition est étrange : la batterie est sur la gauche, le synthé au fond (là où on retrouve d'ordinaire la batterie), et le bassiste sur la droite. Alors ils commencent à jouer. A ce moment là, je suis au deuxième rang, à côté de Tatal. Tonio et Lilian sont un peu plus loin. Merde, ils sont déjà perdus. Et ils commencent à jouer. Le problème, c'est qu'il fait encore jour, et donc l'ambiance est moins bien que si c'était en pleine nuit, forcément. Cependant, je suis toujours aussi impressionné par leur show. C'est très intéressant de voir Dominic Howard (batterie) sur la gauche, leur disposition permet de mieux voir son jeu et ça a un réel intérêt, ça le met plus en valeur. Le bassiste, comme à son habitude, n'arrête pas de secouer la tête avec une telle violence que même moi j'en ai mal. Matthew Bellamy danse avec sa guitare, chante et hurle dans son micro, saute, bouge, tourne partout. Ils enchaînent leur chanson, à peine une est terminée qu'un assistant apporte guitare et basse et le groupe enchaîne aussitôt. C'est aussi ça le problème des festivals : ils ont une timing très serré. On a droit à plusieurs chanson du deuxième album, deux du premier (Sunburn et Muscle Museum), Dead Star (leur dernier single) et trois autres inconnues, qu'ils ont déjà joués lors d'autres concerts. Bref, ils nous donnent un show à leur hauteur, bourré de son et d'énergie, excellent ! Le public est évacuée en un flux continue par le devant. Les slameurs atterrissent sur nos têtes (j'ai réussi à me faire une place au premier rang au passage), les gars de la sécurité justifient leur salaire en un seul concert, plusieurs personnes prêtes à s'évanouir demandent à partir (il faut dire que la pression est vraiment très forte, mes hanches sont broyées contre les barrières de sécurité. Trois jours plus tard, j'aurai encore mal). Pendant Feeling Good, Matthew, tout au fond, là derrière son synthé, prend une poignée de paillettes argentées et les jette sur scène, ça donne un effet sympa. Sinon il est occupé à triturer sa guitare, à sauter et à tournoyer dans tous les sens. Ils finissent par Bliss, comme toujours, en envoyant des énormes ballons dans le public qui s'amuse à les éclater pour répandre au dessus de la foule plein de paillettes argentées. Là aussi, ça fait son effet. Ils finissent calmement, contrairement à leur habitude, pas de guitare balancée ni de batterie écroulée. Se seraient-ils assagis ? En tout cas, je ressors du concert ravis. Complètement trempé par les jets d'eau des ces gentils monsieur de la sécu (ça fait un bien fou, toute cette eau, quand on est entourée de gens à 50°C et compressé comme des boeufs !). Trop crevé pour voir la suite, je passe par dessus la barrière (le temps de se faire chopper par un mec de la sécu, qui me plaque au sol, me mets les menottes, me fouille 4 fois, me fait un PV...). On s'éloigne donc de là compètement crevés. On reste un peu dans le festival parce qu'on veut voir Gotan Project, mais comme ils ont du retard (suite à du matériel mal acheminé par Air France), on va juste jeter un coup d'oeil de loin sur Rammstein et leur musique pré-apocalyptique, on voit de grandes gerbes de fumée, au loin, ça jaillit de tous les coins. Bon, trop naze pour allez voir ces tarés... Alors on rentre chez nous, Gotan Project est toujours pas là, dommage...
En savoir plus sur Muse, Noir Désir, Astonvilla, Pleymo, Travis
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