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Joy Division : le point culminant de la vague froide


Collectif, le 12/10/2017

Dossier réalisé par Arthur, Maxime, Nicolas et Stéphane.

 

La rédaction d'Albumrock comble une impardonnable lacune en accordant à Joy Division un traitement en adéquation avec sa stature légendaire. Car les quatre mancuniens furent de ces pionniers qui défrichèrent de nouveaux territoires, osèrent se rendre là où personne ne va, explorèrent des sonorités et des ambiances inédites. Loin de s'arc-bouter sur leurs racines punk - c'est lors d'un concert des Sex Pistols que Bernard Sumner et Peter Hook décident de se lancer dans le rock -, la Division de la Joie, nom donné par les nazis aux bordels de femmes juives que les soldats se réservaient pour leur bon plaisir, a su marier d'autres influences, krautrock, Bowie période Berlinoise, Velvet, Doors, pour basculer littéralement dans le "post punk" et plus précisément dans la cold wave dont ils ne furent pas à proprement parler les instigateurs (Siouxie and the Banshee sont passés par là avant eux) mais dont ils ont su porter l'étendard comme personne.

 

Joy Division incarne à tout jamais cette musique froide, sèche, minimaliste, une musique qui donne envie de danser tout en vous filant le bourdon. Un rock cinglant porté par la batterie lointaine de Stephen Morris, la basse anormalement aiguë et mélodieuse de Peter Hook, la guitare de Bernard Sumners se manifestant par giclées spasmodiques, auxquels se rajoutèrent sur la fin quelques couches de synthétiseurs polaires histoire de bien rafraichir l'ambiance. Et un rock surtout marqué par l'empreinte vocale grave et les textes profonds de Ian Curtis, modeste agent des postes se rêvant poète, rongé par le mal-être et expulsant dans ses textes toutes les angoisses qui le tourmentaient. Curtis l'épileptique, Curtis le mélancolique, Curtis le mari se heurtant à Curtis l'amant, tant de choses à supporter pour des épaules en apparence si imposantes et qui n'ont pourtant pas été capables d'endosser autant de souffrance. "Je ne peux pas saquer Bowie", dit en substance son personnage dans 24 Hour Party People. "Il a dit qu'il mourrait à vingt-cinq ans, il en a vingt-huit, c'est un putain de menteur". Lui-même n'ira  pas jusque là, fauché dans sa vingt-troisième année par une existence qui lui était devenue par trop insupportable. Un suicide accueilli comme un tremblement de terre dans le milieu du rock anglais tant ce grand dadais aux allures empruntées et aux postures scéniques spasmodiques avait marqué de son aura toute une génération.

 

Au programme de ce dossier, le traitement des deux chefs d’œuvre de Joy Division, Unknown Pleasure et Closer, le recueil de B-Sides Still, les analyses des films 24 Hour Party People de Michael Winterbottom (dont la moitié est consacrée à JD) et Control d'Anton Corbjin (qui relate les dernières années de vie de Curtis d'après le livre de sa veuve), et enfin six hits incontournables qui vous plongeront instantanément dans le style du groupe. N'oubliez pas également de consulter notre dossier consacré à New Order, fondé par les membres survivants de Joy Division à la mort de leur chanteur.

 

Bonne lecture à toutes et à tous,

 

Nicolas

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