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De 2010 à 2020 : les dix albums préférés de Franck


Franck, le 21/11/2020

On a tendance à dire que le Rock tombe en désuétude, que c’était mieux avant… La musique à guitares est moins représentée qu’à une certaine époque, c’est certain. Mais le rock ne se limite pas (plus) à des groupes de stades, des festivals prestigieux ou à des logos sur un T-shirt. C’est aussi une musique en constante mutation, composée de formations parfois éphémères, de labels indépendants qui représentent fièrement leur style de prédilection, et de groupes méconnus exploitant les nouveaux canaux de distribution digitaux… Notre musique de cœur est surement plus difficile à appréhender, plus dispersée également, mais on ne se lassera jamais de partir à la recherche de nouvelles pépites. Force est de constater que cette dernière décennie s’est révélée passionnante et pleine de surprises. Période qui s’accompagne également de ma découverte du webzine Albumrock, auquel je dois plusieurs albums de ce top 10.

Afin d’éviter la redondance avec les autres membres de la rédaction, je ne mettrai pas en avant des œuvres marquantes, telles que Arctic Monkeys (AM), Alt-J (An Awesome Wave), Royal Blood (Royal Blood), Radiohead (A Moon Shaped Pool), Ghost (Meliora), Steven Wilson (Hand. Cannot. Erase.) ou encore Tool (Fear Inoculum). J’éviterai également tout album sorti cette année, même si certains d’entre eux auraient pu figurer dans ce classement. Je vous propose donc de revenir sur 10 albums que j’apprécie particulièrement, disposant d’une notoriété moindre par rapport aux œuvres citées précédemment (quoique), et les plus représentatifs de mes goûts musicaux actuels.

Bonne lecture...

Broken Bells – Broken Bells (Columbia Records) - 2010


Après des albums en demi-teintes, le leader de The Shins, James Mercer, se cherche un nouveau souffle. Il s’associe alors le temps d’un album à l’artiste Brian Burton - aussi connu sous le nom de Danger Mouse - pour former Broken Bells. J’ai immédiatement adhéré à la pop élégante et lumineuse proposée par ce duo. On retrouve les lignes mélodiques de l’ancien chanteur des Shins couplées aux trouvailles sonores de son acolyte. L’album s’avère particulièrement varié grâce à de nombreux arrangements originaux et des mélodies tout simplement splendides. Comment ne pas tomber sous le charme des chœurs de "The High Road" ?! Un disque que j'écoute encore régulièrement aujourd'hui ! 


Le groupe reviendra à la surprise de tous en 2014 avec un deuxième essai plutôt réussi intitulé After the Disco


A noter que Danger Mouse s’est également illustré avec le très réussi Rome issu de sa collaboration avec Daniele Luppi (Cf. Top 10 proposé par Julien).


A écouter : "The High Road", "Vaporize", "The Ghost Inside", "Citizen"… en fait, le mieux serait d’écouter tout l’album !

Cage The Elephant – Thank You, Happy Birthday (Relentless) - 2011


Cage The Elephant est un bon représentant des années 2010, le groupe ayant débuté, émergé et évolué durant cette période. Après un premier album convaincant, le groupe se pose comme un digne héritier des Pixies avec l’album Thank You, Happy Birthday. On y trouve différents titres vitaminés, entre indie rock, punk et garage rock. J’associerai toujours Cage The Elephant aux journées - souvent pluvieuses - du festival Rock en Seine (à l’époque où les têtes d’affiche étaient encore des groupes de rock) durant lesquelles j’ai pu assister à leurs prestations. Le titre "Shake Me Down" a ensuite longtemps tourné dans mes playlists. Bien que n’ayant pas été vraiment convaincu par la suite de leur carrière, je réécoute avec plaisir Thank You, Happy Birthday.


A écouter : "Aberdeen", "Shake Me Down"

Jake Bugg – Shangri La (Virgin EMI Records) - 2013


Cette dernière décennie a vu éclore le talent brut qu’est Jake Bugg. A peine âgé de 18 ans, le chanteur britannique est mis sur le devant de la scène avec son premier album éponyme en 2012. Ce dernier bénéficie alors d’un succès immédiat en prenant les premières places des charts anglais. Jake Bugg propose une musique folk-rock (voire brit-pop) aux accents country et blues. Sa voix à mi-chemin entre un Bob Dylan et un Liam Gallagher est particulièrement reconnaissable. Je dois avouer avoir été subjugué par le talent et la précocité de ce jeune artiste. Fort de ce succès, il enchaine dès l’année suivante avec l’album Shangri La. Cet opus, plus mature et maitrisé, permet à l’artiste de s’extirper de ses influences et de se frotter à de nouveaux styles. En résulte un excellent disque, doté de titres accrocheurs et de plusieurs balades folk très réussies. Des titres comme "What Doesn’t Kill You" rappellent presque la fougue des Arctic Monkeys des débuts. L’artiste n’invente rien, mais l’ensemble est d’excellente facture. De plus, la chanson "A Song About Love" est associée à un évènement personnel important, ce qui en fait un album spécial.


A écouter : "Slumville Sunrise", "Me And You", "All Your Reasons"

EZ3kiel – Lux (Ici, d'ailleurs…) - 2014


EZ3kiel est un véritable caméléon de la scène française, unique en son genre, ayant sans cesse évolué et poussé les limites de son art. Proposant aux débuts des années 2000 une formule trip-hop orientée dub, la formation originaire de Tours a ensuite exploré des ambiances plus électroniques, voire symphoniques, notamment avec sa tournée Naphtaline Orchestra. Plus que de la musique, c’est toute une imagerie, un univers empli de poésie qui traverse chaque album des français. Le tout, magnifié par une parfaite symbiose entre image et son lors des concerts. Ceci est encore plus accentué sur la tournée du dernier album en date, Lux, durant laquelle le bassiste historique Yann Nguema a pu s’occuper à temps plein du show visuel. Ce dernier cru prend un virage rock (voire post-rock), flirtant parfois avec le style de écossais de Mogwai. Les racines trip-hop du groupe sont encore bien présentes et l’on profitera de l’intervention de plusieurs chanteurs aux timbres de voix parfois atypiques. L’ambiance de Lux est relativement sombre et il faudra plusieurs écoutes pour en apprécier toutes les qualités. Un très beau représentant de la scène hexagonale !


A écouter : "Born In Valhalla", "Lux"

The Pineapple Thief – Your Wilderness (Kscope) - 2016


The Pineapple Thief fait partie des (nombreux) groupes que j’ai pu découvrir grâce à Albumrock. Grand amateur de Radiohead, j’ai immédiatement accroché au rock alternatif de cette formation qui m’était jusqu’alors inconnue. Je me suis alors plongé dans l’imposante discographie du voleur d’ananas - 13 albums en 20 ans tout de même ! - et autant dire que je n’en suis jamais ressorti. Certaines mélodies composées par le leader Bruce Soord me touchent particulièrement et j’ai pu découvrir au fur et à mesure des écoutes des pépites méconnues. Nous recommandons d’ailleurs de s’orienter vers l’excellente compilation 3000 Days sortie en 2009 pour s’initier. Ce groupe m’a également permis de rentrer en douceur dans le monde passionnant du rock progressif. The Pineapple Thief sera passé par différents styles ; du rock alternatif des débuts jusqu’au rock/metal progressif, en passant par une pop sensible.


Your Wilderness se positionne clairement comme l’apogée de la bande à Bruce Soord. Il s’agit de l’album qui a enfin permis au groupe de sortir du relatif anonymat dans lequel il était reclus. Ce succès n’est pas anodin, il est marqué par la collaboration avec l’excellent batteur Gavin Harrison (connu pour être le batteur de Porcupine Tree). La formation anglaise trouve alors une parfaite osmose et produit certains de ses plus beaux morceaux. En plus d’être une parfaite porte d’entrée vers l’œuvre de The Pineapple Thief, Your Wilderness est également un excellent album de rock de cette décennie.


A écouter : "No Man’s Land", "Fend Yourself", "The Final Thing On My Mind"

At the Drive-In - In•ter a•li•a (Rise Records) - 2017


Relationship of Command (2000) de At The Drive-In fait clairement parti de mes albums favoris et je reviens régulièrement à cette œuvre devenue culte. Les différents artistiques de ses membres mèneront malheureusement à la séparation de la bande dès l’année suivante. Il faudra attendre 17 ans pour retrouver le post-hardcore déjanté des texans. Autant dire que ce retour inattendu avait de quoi laisser perplexe. Quel plaisir cela a été de retrouver le combo d’El Paso dans une forme olympique au travers du très bon album Interalia ! On retrouve l’énergie du groupe et le jeu de guitare si atypique de Omar Rodríguez-López, le tout livré dans une production de grande qualité. Bien entendu, la folie et la rage des débuts se sont estompées, mais l’on retrouve At The Drive-In avec davantage de maitrise et de maturité (notamment au niveau du chant de Cedric Bixler-Zavala), enrichi par les expériences parallèles de ses membres (The Mars Volta en tête). Des retours comme celui-là, on en redemande !


A écouter : "Continuum", "Governed By Contagious", "Call Broken Arrow"

Wolf Alice – Visions of a Life (Dirty Hit) - 2017


Wolf Alice fait partie de mes gros coups de cœur de ces dernières années. Après le succès de leur premier album paru en 2015, My Love Is Cool, les londoniens reviennent en 2017 avec Visions of a Life. Le groupe continue de mettre en avant la formidable chanteuse Ellie Rowsell et propose sur cette nouvelle livraison une musique variée, navigant entre shoegaze, punk et pop.


Cet album tombait alors à point nommé dans une période où les pépites rock indépendantes se faisaient rares. Le groupe n’est qu’à ses débuts et présente un véritable potentiel, j’attends la suite avec impatience ! 


A écouter : "Beautifully Unconventional", "Planet Hunter", "Sky Musings"

TesseracT – Sonder (Kscope) - 2018


Jusqu’à ma découverte de TesseracT, je voyais le genre Djent metal comme quelque chose d’assez imbuvable : technique à outrance, mélodies difficilement identifiables, polyrythmie… Je m’étais en effet lancé sans succès dans l’écoute de groupes comme Periphery ou encore Animals as Leaders. Les britanniques de TesseracT proposent une formule beaucoup plus accessible mais non moins captivante. Même si le côté "émo" du chant de Daniel Thompkins peut freiner certains, je vous conseille vivement de découvrir ce groupe. Avec Sonder, la formation menée par le guitariste Acle Kahney trouve le parfait équilibre entre sonorités djent et mélodies. La section rythmique est folle, les riffs de guitares sont tranchants, le chant et la batterie sont particulièrement bien mis en avant. La variété ainsi que la durée relativement courte de l’album font que l’on ne s’ennuie pas une seconde. Un excellent disque de metal progressif !


A écouter : "Luminary", "Juno", "Smile"

Metric – Art of Doubt (Metric Productions Inc.) - 2018


Autre découverte via Albumrock, Metric est un groupe canadien formé à Toronto qui s’est vu associé sur la première partie de sa carrière à ses participations sur différentes bandes son et bandes originales de films (de FIFA 10, à Bienvenue à Zombieland, en passant par Twilight et Scott Pilgrim). Pas très rassurant comme CV me direz-vous. Mais rassurez-vous la discographie des canadiens est aussi passionnante qu’exaltante. Je ne saurais que vous conseiller leur superbe album Synthetica sorti en 2012, injustement méconnu. Après moults réflexions, c’est du côté de Art of Doubt - dernier album en date du quatuor - que mon cœur balance. Il s’agit d’un recueil de musiques pop et électro de grande classe (bien plus inspiré que sa pochette…), dont le côté dansant et lumineux m’a immédiatement séduit. Un album qui vous met immédiatement de bonne humeur !


A écouter : "Dark Saturday", "Die Happy", "Risk"

A Perfect Circle – Eat The Elephant (BMG) - 2018


Ne vous laissez pas influencer par cette pochette hideuse, le dernier A Perfect Circle est juste magnifique. Il aura fallu attendre quatorze ans pour retrouver la bande à Maynard James Keenan (MJK) et Billy Howerdel. Ce qu’on peut dire c’est que l’attente en valait la peine ! Sans pour autant dépasser ses prédécesseurs en qualité, Eat The Elephant atteint des sommets de sensibilité avec un post-prog atmosphérique des plus raffinés.  Le super-groupe nous surprend dès l’entame de l'album avec une longue balade captivante. Dès la première écoute, j’ai été littéralement scotché, presque hypnotisé, par les mélodies et les silences subtils de "Disillusioned". Je reconnais au disque un petit coup de mou sur sa deuxième moitié, la première étant en tout point passionnante. L’année qui suit verra également le grand retour de Tool, autre groupe de MJK, avec le colossal Fear Inoculum. Ce dernier ayant peut-être un peu éclipsé le premier, il est bon de rappeler que Eat The Elephant est tout sauf un album mineur de la décennie.


A écouter : "Disillusioned", "So Long, And Thanks For All The Fish"

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Deftones


Ohms


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2000. Après deux albums beaucoup plus bruts de décoffrage, Deftones sort son magnum opus, White Pony, considéré par beaucoup comme l’un des sommets indépassables de ce curieux courant musical aujourd’hui moribond qu’est (que fut ?) le nü métal, fruit de cette improbable alchimie entre les guitares ultra-distordues à la Meshuggah qu’affectionne Stephen Carpenter et la new wave des The Cure, Duran Duran et autres Bad Brain dont raffole Chino Moreno, lequel met dès lors un point d’honneur à tempérer ses hurlements par des phases chantées en apesanteur. Cette union des contraires permet au gang de Sacramento de survivre dignement alors que les Korn, Limp Bizkit, Incubus et autres Linkin Park mordent successivement la poussière, de gré ou de force. Vingt ans plus tard, que reste-t-il de la verve deftonienne, de cet entre-deux si saisissant, de cette bouillonnante association de talents ? Eh bien force est de constater que la machine infernale californienne fonctionne du feu de Dieu, et ce ne sont ni le précédent Gore, ni l’actuel Ohms qui viendront démentir cette affirmation, bien au contraire.

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