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Arts'Scénics 2008


Jerome, le 20/07/2008

Samedi 26 juillet

Santa Macairo Orkestar


De la même façon que la veille, l'ouverture de cette soirée se fait de concerts sur un nouveau dépaysement musical. Mais si les Rageous Gratoons avait réussi à nous entraîner quelque part en Europe de l'Est, le Santa Macairo Orkestar aurait plutôt tendance à poser sa tente précisément dans les Balkans (qui, à la réflexion faites, se trouve également en Europe de l'Est), piochant aussi bien dans le ska que dans un jazz folklorique chanté au mégaphone. Se lançant aussi facilement dans un boogie que revisitant la légende de Jéricho, ces cinq saltimbanques réussiront à donner un air de bal populaire sur fond de Sirtaki. Rien de tel finalement pour se remettre dans le bain.

Ina Ich


Difficile entrée en matière pour Ina Ich. Des balances qui durent un peu, un public de plus en plus impatient se rapprochant au fil des minutes, interpellant la belle et ses musiciens, leur sommant d'attaquer les hostilités. Mais loin de perdre ses moyens, celle que tout le monde avait déjà pu apprécier la veille réservait au public du festival une prestation d'une rare intensité. La réputation de la jeune parisienne n'a pas eu à attendre très longtemps avant de s'étendre au-delà des frontières de la capitale. C'est donc avec une certaine dose de curiosité que l'on se rapproche de la scène afin de mieux apprécier le spectacle. Partagée entre émotions et énergie, passant des l'électricité des amplis à la douceur des notes égrainées sur son synthé, Ina Ich se charge d'enchaîner des titres teintés de rock avec un plaisir certain. "Belle O Scalpel", "Libre Comme L'eau", "Belle Asiatique", ... Armé d'une plume aiguisée, chaque titre possède une ambiance propre, chaque morceau est l'occasion d'une nouvelle histoire que ne manque pas d'introduire une artiste visiblement heureuse de partager ces moments avec le public. Celle qui n'aura de cesse de remercier tout le monde reviendra une dernière fois pour un ultime rappel, débuté par la reprise de "Hurt" de Nine Inch Nails avant de se clôturer sur son tube en puissance "Ame Armée". Très grosse impression.

Hushpuppies


Le temps de changer de scène et c'est aux Hushpuppies d'investir les lieux. Sachant déjà de quoi le groupe est capable sur scène, on n'est pas étonné de voir Olivier Jourdan (chant), dés l'entame du concert, débouler en trombe sur les caisses et caissons de basse servant d'avant scène, avant de grimper sur les barrières pour mieux haranguer le public, alors que Guillaume Le Guen (basse), obligé de rester assis à cause d'une cheville visiblement touchée, gesticule dans tous les sens depuis son siège de fortune. Déversant sans aucun état d'âme leur rock-garage relevé à la sauce 60's sur un auditoire conquis d'avance, nos cinq perpignanais ne se ménagent pas et frappent fort. Comme à leur habitude. "Down, Down, Down", "Moloko Sound Clubs", "You're Gonna Say Yeah!", le set se déroule sans temps morts jusqu'à l'apogée "Bad Taste And Gold On The Doors" et son slogan "I Want My Kate Moss". Et comme à chaque fois, le groupe ne fera pas de rappel, préférant terminer leur set en apothéose dans un déluge d'électricité.

Et pour les mauvaises langues qui trouveraient au combo un petit air hautain, peut être aurait-il fallu lever le nez de sa bière un peu plus tôt dans l'après-midi, histoire de voir le groupe arpenter tranquillement le site au milieu de la foule. Ou peut être auraient-il fallu tout simplement se balader sur les côtés de la scène après le concert, voir Olivier et les siens tailler le bout de gras avec quelques spectateurs et signer des autographes sur des endroits parfois... Incongrus. De quoi sourire un peu en attentant le groupe chargé de fermer ce festival.

Kaophonic Tribu


Groupe de scène par excellence, Kaophonic Tribu possède exactement ce qu'il faut pour achever cette sixième édition des Arts'Scénics sur une touche universelle. Entre déferlantes de djembé et envolées de didgeridoo, tous les ingrédients sont réunis pour emporter tout le monde sur fond de rock-afro-world dans cette fameuse transe Kaophonienne qui leur est propre. Et avec ses rythmiques endiablées, c'est une véritable pluie de percussions qui vient s'abattre sur les Promenades de L'Isle-sur-Tarn. Et pas de doute que cette mouvance aurait largement durée toute la nuit si il avait fallu. Malheureusement, le festival touche à sa fin et tout le monde repart tranquillement de son côté. Un dernier regard sur la scène et c'est déjà le panneau de l'autoroute qui nous tend les bras. La preuve est faite qu'il n'est pas forcément nécessaire de parcourir un grand nombre de kilomètres pour vivre de belles expériences. Rendez-vous est déjà pris pour l'année prochaine.



Un grand merci à Jean François ainsi qu'à tout le staff du festival !
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