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Arts'Scénics 2008


Jerome, le 20/07/2008

Vendredi 25 juillet

Premiers pas sur le site. Premières impressions. Ici, on est loin des grosses cylindrées de l'été. Il flotterait même dans l'air comme une ambiance de fête. Pas de marathon au programme, pas de course dans la boue pour ne pas rater tel ou tel artiste. Ici les choses se font avec le sourire, les unes après les autres. Pas de queue d'une demi heure pour se faire palper par un gorille à l'arrivée, ou pour avoir le droit de manger un morceau. Ici, on sait d'emblée que l'on va pouvoir apprécier les deux soirées qui viennent sans avoir la pression du temps qui passe. Et on ne pourrait rêver meilleures dispositions pour attaquer cette sixième édition des Arts'Scénics.

Rageous Gratoons


Derrière ce nom pouvant faire penser à une bande de rejetons inconnus sortie tout droit des studios Warner, se cache en réalité un groupe bordelais à qui incombe la lourde tâche d'ouvrir cette nouvelle édition du festival avec une musique tellement riche qu'elle en devient difficilement qualifiable. "Post Nuclear Music & Brocante Stylee" qu'ils disent. Pourquoi pas. Tout ce que l'on retiendra, c'est le nombre incroyable d'instruments passant entre les mains de ces six musiciens (contrebasse, guitare, vielle à roue, saxophone, batterie, violon, stroviol, accordéon, mandoline et j'en passe) et façonnant le paysage sonore atypique de ces Rageous Gratoons. Une belle invitation au voyage réussissant à faire se déclencher les premiers déhanchements du week-end, parmi une foule s'épaississant au fil des minutes.

No One Is Innocent


Mais il ne fallait pas chercher très loin la grosse sensation de la soirée. D'ailleurs, à en croire les quelques bribes de conversations perçues au détour des buvettes, beaucoup avaient fait le déplacement en grande partie pour eux. Il faut dire que sur scène, la réputation de No One Is Innocent n'est plus à faire et que leur fusion engagée reste encore ce qu'il se fait de mieux dans le paysage rock hexagonale. Véritable boule d'énergie vivante sautant aux quatre coins de la scène, Kémar se charge d'allumer la mèche dès son entrée sur les planches en alternant brûlots du dernier album ("Liar", "La Peur", "Les Mêmes Idées, La Même Erreur", "Gazoline", ...) et gloires du passé désormais encrées dans les mémoires collectives ("Nomenklatura", Révolution.com"). Mais le meilleur restait encore à venir. Preuve que même les festivals plus modestes peuvent réserver leur quota de surprise, ce n'est autre que Ina Ich, programmée le lendemain, qui montera sur scène au moment de lancer "La Peau" pour un duo qui pourrait bien faire date, tellement ces deux artistes semblent parcourus par la même intensité et la même conviction. Difficile de rester insensible devant cette leçon contestatrice, devant cette débauche de riffs bien musclés et de rythmiques dévastatrices. Un dernier titre chanté depuis la fosse ou Kémar s'était jeté ("Chile"), une reprise des revenants de Rage Against The Machine ("Sleep Now In The Fire"), et le groupe tirait sa révérence pendant que certains festivaliers se jetaient dans les bras des organisateurs en guise de remerciements.

High Tone


Mais c'est à High Tone et à sa techno-dub survitaminée qu'incombait la tâche de clôturer la soirée. Musiciens en contre-jour et vidéo sur grand écran, le set de ces cinq lyonnais sait aussi bien agir sur les oreilles que sur les yeux. Voir sur le comportement de certaines demoiselles, n'hésitant pas à exhiber leurs poitrines sous le nez du guitariste Julien Oresta. Tentatives de déstabilisation ? Pari réussi ? Qu'importe... Certains membres du staff postés aux endroits stratégiques afin d'assurer la bonne tenue des barrières garderont sûrement un très bon souvenir de ce concert. Pour les autres, les décharges électro-festives finiront de plonger l'auditoire dans cette sorte de mouvance roots et universel. Dans cette communion des corps plongés dans la même oscillation. Parfait finalement pour finir cette première soirée en beauté et prolonger la fête en dehors des barrières du festival.
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Album de la semaine

Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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