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Compte-rendu de concert

The Drums


Date : 04/11/2010
Salle : L'Aéronef (Lille)
Première partie : Free Energy, Surfer Blood, Carl Barât
Caroline BT, le 12/11/2010
( mots)
Petite audience pour cette première soirée des Inrocks à Lille. C’est l’occasion de revoir certains groupes découverts pendant la soirée Inrocks Indie Club de mai dernier, au Grand Mix à Tourcoing, tels que Surfer Blood ou The Drums. Ce soir-là, les spectateurs présents à Lille avaient soit loupé les Drums, soit attendaient avec impatience d'écouter en live le nouvel album de Carl Barât en solo, séparé de ses acolytes de Dirty Pretty Things.
 
La soirée démarre tôt avec le groupe Free Energy originaire de Phidalphie. Leur album Stuck on nothing a été signé sur le label DFA au printemps dernier avec l'aval du grand manitou James Murphy. Ces cinq musiciens aux cheveux longs jouent un rock vif et décomplexé. Le style de Free Energy peut évoquer les compositions de Weezer et parfois les Ugly Kid Joe. Dans un Aéronef un peu désert, le chanteur Paul Strangers salue l'audience d'un "Bonsoir, comment ça va ?". C'est parti pour 45 minutes d'un set très énergique, des refrains faciles, du son pop rock américain (digne des meilleures bandes originales de films US des années 90). Ces jeunes garçons composent une musique plutôt joyeuse et sans agressivité, bref, de l'énergie positive libre ! Composé d'un batteur, du chanteur, de deux guitaristes et d'un bassiste, le groupe a une bonne cohésion sur scène. Paul exorte le public à se lâcher "if you wanna go nuts, you can let's fucking do it !". Le chanteur a une pêche indéniable. Dès le troisième titre, il mène la danse grand train et secoue ses cheveux. Grand et mince, il rappelle le chanteur des Red Hot Chili Peppers à ses débuts. Puis il demande au public " Do you feel warm up ?" et se dandine en cadence. Après un long solo de guitare et des "ohohohohoh", il saute vers les premiers rangs et donne son micro à une spectatrice médusée, mais qui ne se laisse pas démonter et prend le relais jusqu'à la fin du morceau. Avant le titre phare "Bang pop" des Free Energy, le leader présente son groupe. A la fin de "Hope", une des guitares rouge est jetée en l'air et signe la fin du show. Malgré une maigre assistance, Free Energy a offert un concert  énergique dans la veine de T. Rex ou Cheap Trick.
Pendant la mise en place de la prochaine scène, le public de l'Aéronef a pu apprécier les vidéos de la Blogothèque. Associé au parfum sponsor de la soirée, le site internet a diffusé, entre autres, un concert à emporter de Carl Barât.
 
Après cette petite mise en jambe, d'autres américains continuent de renforcer l'ambiance rock de la soirée. Les cinq musiciens de Surfer Blood viennent de Floride et attaquent leur set à 100 à l'heure à coups de guitares électriques. L'écoute de leur premier album Astro Coast est une réussite sur scène. Le titre "Floating vibes" riche en reverbs et riffs endiablés remporte un franc succès auprès du public, réchauffé par les maracas un peu funkys. Parfois le son de Surfer Blood et la voix de John Paul Pitts peut évoquer Joy Division. L'avant-dernier titre "Swim" donne l'occasion à Paul Strangers de Free Energy, de revenir sur scène pour exécuter quelques pas de danse africaine, tout en buvant sa bière. Le set se termine par le morceau "Anchorage", rythmé par le public battant des mains et qui participe enfin à l'ambiance distillée sur scène.
 
C'est l'anglais Carl Barât qui prend la suite. Ce séduisant britannique au look de dandy arrive cigarette au bec. Il est habillé d'un petit blouson en cuir ajusté pour son premier titre "Je regrette, je regrette". Chacun peut réfléchir au sens de ce refrain qui n'est pas sans remémorer les frasques des anciens Libertines. Après avoir vu le live de son acolyte Pete Doherty quelques jours auparavant, il y a un petit côté rivalité mal digérée qui nous titille. Carl n'a rien à envier en tout cas à son meilleur ennemi. Son set est impeccable et ses musiciens professionnels. Accompagné entre autres par un contrebassiste et une violoncelliste, il réussit à sublimer sur scène son album, arrivé plutôt discrètement dans les bacs. Alternant reprises des Libertines ("The man who would be king", "Up the bracket") et nouvelles chansons, Carl Barât s'en sort avec brio, malgré un accueil un peu timide de la salle. "The magus" et "Up the bracket" réveillent enfin le public. Il pose sa veste, laissant découvrir un tee-shirt noir à tête de mort et puis jette son médiator dans la foule. S'en suivent deux morceaux plus lents, mettant en valeur le son du violoncelle. Le titre "Bang bang, you're dead" est très bien accueilli par les premiers rangs ravis, sautant et remuant la tête en rythme. Tandis que Carl jette sans crier gare son tee-shirt noir et se retrouve en marcel - trahissant le côté prémédité de son geste - la foule se bat pour le rattraper au vol. L'ambiance est enfin à son comble pour le dernier titre "Don't look back into the sun" qui ravit l’audience jubilante.
 
Tardivement, les Drums offrent une entrée en scène fracassante. Le chanteur Jonathan Pierce s'empare du micro et jette directement le pied de celui-ci sur le côté. C'est le titre "Best friend" qui ouvre le bal, joué très rapidement et avec un son bien plus électrique que sur l'album. Son jeu de scène est spécifique : il fait des pointes avec ses converses, lance des regards perçants et joue au lasso avec son micro. Hypnotisant et captivant, il n'a rien à envier non plus au bassiste, qui réussit l'exploit de jouer tout en se balançant en rythme et avec grâce. "It will all end in tears" est interprété de façon beaucoup plus sombre. Quelques temps après le succès de The Drums, le guitariste Adam Kessler a été remplacé, ce qui pourrait expliquer l'évolution de leur style, moins aérien et plus dark. Après un show reflétant la personnalité du trio, The Drums quittent la scène. Malgré les longs hurlements de la foule, les lumières reviennent. Huées et stress. Finalement, la musique revient et après une longue introduction, quasiment insupportable pour le public, The Drums jouent enfin leur tube "Let's go surfing". Soulagé, le public apprécie une dernière fois les danses improbables de Jonathan Pierce et salue leur belle prestation.
 
 
Accès aux photos live :





 
Setlist Free Energy :

1 Free
2 Dream
3 C'mon
4 Something
5 All I know
6 Bang pop
7 Hope

Setlist Surfer Blood :

1 Fast jabroni
2 Take it easy
3 Twin peaks
4 Harmonix
5 Floating vibes
6 Catholic Pagan
7 Swim (avec un membre du groupe de Free Energy)
8 Anchorage

Setlist Carl Barât :

1 Je regrette, je regrette
2 Run with the boys
3 The man who would be king
4 Carve my name
5 She's something
6 Deadwod
7 The Magus
8 So long, my lover
9 Up the bracket
10 ? Death fires brun at night
11 ? 
12 Death on the stairs 
13 Bang bang, you're dead
14 Don't look back into the sun

Setlist The Drums :

1 Best friend
2 Submarin
3 Book of stories
4 Make you mine
5 Me and the moon
6 Fun in my life
7 We tried
8 Forever and ever, amen
9 It will all end in tears
10 Skipping town
11 Down by the water

Rappel 
1 Let's go surfing
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