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Compte-rendu de concert

The Coral


Date : 05/11/2010
Salle : L'Aéronef (Lille)
Première partie : La Patère Rose, Warpaint, Local Natives
Caroline BT, le 15/11/2010
( mots)
A l'affiche de cette seconde et dernière soirée lilloise des Inrocks à l'Aéronef, les révélations américaines sont encore à l'honneur avec Warpaint et Local Natives. La soirée débute avec le trio québécois La Patère Rose et est complétée par The Coral, qui avait ouvert le festival parisien des Inrocks en 2001.
La Patère Rose Lille
 
C'est une belle découverte qui attend le public lillois venu plus nombreux que la veille. La Patère Rose est un groupe pop, composant en français des mélodies un peu déjantées, au songwriting malicieux, proche des créations de Camille et de The Do. Ce trio est composé de la chanteuse-pianiste Fanny Grosjean (alias Fanny Bloom), du batteur et DJ Julien Harbec (aka Kilojules) et du claviériste et échantillonneur Thomas Hébert (surnommé Roboto). Fort de plusieurs shows assurés en première partie de Mika, La Patère Rose est à l'aise sur scène et se révèle assez proche du public. Ce vendredi, Fanny Bloom, jolie petite blonde, porte une chapka sur scène, donnant raison aux aprioris sur les canadiens. Après une petite chorégraphie réalisée à trois pour le titre précédent, la québécoise annonce une reprise d'un des titres mythiques de Jeanne Moreau, "Le tourbillon de la vie". Le trio jouera une version très attachante de ce morceau, ponctué par les claquements de doigts du public. Ce titre prend une tournure rock après le premier refrain et nous fait bien vite oublier la version interprétée par Vanessa Paradis pour Jeanne Moreau. S'en suit une chanson aux accents trip hop (rappelant parfois Morcheeba), pendant laquelle Fanny chante avec talent des textes très travaillés. Elle n'hésite pas à parler au public "Tout le monde est en forme ?" et à présenter ses deux partenaires aux pseudos fantasques : Roboto et Kilojules. Puis, Fanny fait part à l'audience qu'elle est une grande fan des Local Natives et qu'elle n'ose pas aller leur parler. Elle remercie les Inrocks de lui avoir permis de traverser l'Atlantique, avant d'enchainer avec le fantastique titre "La Marelle". Communicative, elle motive les spectateurs avec un "Sortez cette belle énergie là !" avant le prochain morceau. A ce moment, Fanny se pare d'une coiffe indienne et invite l'assistance à participer à un petit jeu de guerre des sexes, les femmes devant hurler des "Hou Hou Hou" à l’indienne contre les hommes criant des "Hi ! Ho !" virils. La Patère Rose n'a pas son pareil pour mettre une bonne ambiance. En effet, le dernier titre "Avec toi dedans", donne l'occasion au public de chanter et de taper dans les mains, en appréciant ce son pop acidulé et excentrique.
Warpaint Lille
 
Puis vient le tour des filles de Warpaint. Découvertes en mai dernier lors d'une session Inrocks Indie Club au Grand Mix de Tourcoing, leur set n'a pas bougé d'un iota. Composée d'une batteuse, d'une chanteuse, d'une guitariste et d'une bassiste, Warpaint arrive sans un mot. Le set démarre avec l'introduction musicale "Warpaint", une sorte de mise en jambes où les filles chantent en chœur. Timides, chantant assez loin des micros, les californiennes distillent un rock sombre et planant. Leurs voix mélancoliques, mais assez trainantes, en emballent certains, mais l'ensemble manque de grâce et d'émotion. Warpaint a joué la plupart des titres de leur premier album Fool ("Bee", "Set your arms down"), sans réel contact avec l'audience. Cette prestation en demi-teinte est pourtant bien saluée par le public de l'Aéronef, curieux de voir le quatuor sur scène, après avoir écouté leur premier EP Exquisite corpse. On retiendra tout de même le merveilleux morceau "Undertow" mêlant les trois voix de Emily Kokal, Theresa Wayman et Jenny Lee Lindberg. Après un "Je t'aime" déclaré aux spectateurs de l'Aéronef, qui réclament un bis repetita, les Warpaint quittent la scène, non sans regrets : "désolées, une autre c'est pas possible".
Local Natives Lille
 
Arrivent les Local Natives, cinq jeunes californiens, révélés en 2009 au festival SXSW d'Austin au Texas. Loupés pour la plupart lors de leur passage en février dernier au Grand Mix, le public du festival des Inrocks leur a réservé un accueil très chaleureux. Cet été, avec leur premier album Gorilla Manor, le public des festivals anglais leur avait aussi fait un triomphe. Proche des compositions de Fleet Foxes, Local Natives joue une musique folk où les chœurs des cinq musiciens se mêlent en harmonie.
Démarrant sur les chapeaux de roue avec le désormais fameux "Camera talk", le public suit et se laisse immédiatement emporter par l'énergie débordante de ces garçons. Local Natives s'avère être un des plus beaux concerts de ce festival, avec neuf morceaux impeccablement retranscrits en live et une pêche indéniable. Les chants des cinq musiciens sont magnifiques ; on ne se lasse pas de leurs titres enjoués tels que "World news" ou encore "Sun hands". On se délecte de la dynamique reprise "Warning sign" des Talking Heads jouée à une vitesse folle et sans le moindre faux pas. Chacun reprend des forces avec la superbe ballade "Cards and quarters". Puis, c'est le titre "Wide eyes" qui relance l'ambiance joyeuse et enjouée. "Airplanes" entraine la foule à scander des "I want you back" frénétiques. Echangeant leurs instruments, et se déplaçant régulièrement, Local Natives a scotché le public, notamment lorsque Ryan Hahn empoigna son banjo mandoline ou s’attela aux percussions. Puis, c'est avec plaisir que les spectateurs plongent avec délice dans le tendre et superbe morceau "Who knows who cares". On retrouve par ailleurs ce titre à la une du blog du groupe, illustré par un nouveau clip tourné cet automne en Californie. Local Natives jouera avec brio un dernier morceau "Sun hands", salué avec enthousiasme par la salle.
 
C'est le groupe de rock anglais The Coral qui aura l'honneur de refermer cette 23e édition 2010 des Inrocks. Fort de six albums, qui se suivent et se ressemblent, ce groupe originaire de Liverpool est mené par James Skelly. Malgré un show dans l'ensemble relativement statique, les fans de la première heure du groupe liverpuldien ont été gâtés avec ce long set de 21 morceaux. Ces cinq jeunes gens démarrent leur prestation avec la première chanson "More than a lover" de leur nouvel album Butterfly house. La salle leur réservera un bon accueil, reconnaissant les anciens morceaux dès leurs premières notes, notamment "Jacqueline" ou "Pass it on". Disposant d'un éventail de guitares impressionnant, The Coral prend plaisir à en changer régulièrement, par exemple pour les titres "Two faces", "Spanish main / who's gonna find me" ou encore "Falling all around". Après un "you’ve been great tonight" et de longs applaudissements, The Coral revient alors pour un rappel de trois morceaux, dont les classiques "Goodbye" et "Dreaming of you".
 
 
Accès aux photos live :

1 Camera talk
2 World news
3 Warning sign
4 Cards and quarters
5 Wide eyes
6 Shape shifter
7 Airplanes
8 Who knows who cares
9 Sun hands

Setlist The Coral :

1 More than a lover
2 Roving jewel
3 Walking in the winter
4 Jacqueline
5 In the rain
6 Two faces
7 Green is the colour
8 1000 years
9 Coney island
10 Spanish main / Whos gonna find me
11 Pass it on
12 Butterfly house
13 Falling all around you
14 Things we said today
15 Feel a whole lot better
16 She's coming around
17 Wild fire
18 Rebecca you

Rappel

1 Goodbye
2 Dreaming of you
3 North parade
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