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Compte-rendu de concert

The Dandy Warhols


Date : 18/05/2016
Salle : Aéronef (Lille)
Première partie :

Après une déception studio sans grande surprise, reste à savoir si les 4 comparses de Portland tiennent la route en live...

Clément, le 24/05/2016
( mots)

Afin d'accompagner la sortie de Distortland, dernier essai studio en date du groupe de Portland, les Dandy Warhols se produisaient le 18 Mai à l'Aéronef à Lille. Après l'avis relativement tranché d'Erwan sur le CD (dont la chronique se trouve ici), votre webzine préféré a tenu à vérifier si, à défaut d'avoir grand-chose à exprimer en studio, la bande de Courtney Taylor-Taylor en avait tout de même sous le capot pour ce qui est de l'exercice de la scène... Mais si... Sait-on jamais...

 

Aujourd'hui c'est Happyness qui ouvrira les festivités. Un jeune trio londonien relativement inconnu qui nous fait découvrir un rock Pop/Alternatif sur un son brut et plutôt sale (la faute à des balances bâclées ?). La prestation ne semble pas plus captiver le public que ça mais le jeune groupe terminera son set par un morceau plus instrumental aux envolées psychédéliques des plus réussies. De plus, la sympathie des membres vis-à-vis du public nous fait passer un bon moment et nous met dans de bonnes conditions pour l'arrivée des Dandys.

 

Dandys que nous ne tardons pas à retrouver sur scène après le changement de plateau sur le morceau "Be-In". Une entrée relativement bien pensée sur des claviers atmosphériques puis la guitare bien grasse du refrain qui fait irruption. Seul bémol, on n'entend presque pas ce cher Courtney Taylor-Taylor qui a pourtant l'air d'y mettre du sien dans ses micros. Le chanteur jongle en effet avec deux micros, l'un produisant un son plus étouffé avec une reverb tandis que l'autre ne semble pas affecté à un effet particulier. Le groupe enchaîne ensuite rapidement sur "Crack Cocaïne Rager" que l'on pouvait retrouver sur la compilation Black Album sorti en 2004 et rassemblant B-sides et autres reprises. Une fois la tâche effectuée, les voilà repartis maintenant sur un "Get Off" méconnaissable. Je parle de tâche ici car c'est à ça que ressemble de plus en plus le concert. Pas un mot n'a été adressé au public et les musiciens semblent davantage préoccupés à l'idée de terminer le set. Cette fois-ci nous entendons bien monsieur Taylor-Taylor qui s'époumone mais est-ce là une bonne chose ? Sa prestation vocale est plus que moyenne et l'hymne que représente le morceau du très bon et ô combien acclamé 13 Tales From Urban Bohemia semble massacré et fait ici l'effet d'un pétard mouillé.

 

Le premier extrait de Distortland fait ensuite son apparition avec "Pope Reverend Jim", un morceau qui se démarque par ses allures de Rockabilly et dont la fraîcheur avait déjà été saluée par Erwan. Cependant, même si les musiciens effectuent une bonne performance musicale (les cordes vocales du leader ne posant problème que sur les tons plus aiguës) le public reste statique. Aucune communication ne passe entre le groupe et son audience et on s'excuserait presque de les tourmenter de notre présence pendant ce qui s'apparente davantage à une répétition de routine. Mais le morceau se conclut et Courtney nous gratifie enfin d'un "Bonsoir" notifiant qu'il a finalement remarqué notre présence. Ouf. C'est que ça en devenait vexant. La suite ne sera pourtant pas bien différente. Il me paraît toutefois important de préciser que la performance de Brent DeBoer  (batteur) est à saluer en tant que support vocal. De plus nous profiterons d'une excellente interprétation des morceaux "I Love You" et "The Last High" dont l'enchaînement, visiblement adapté pour le live, nous transporte de manière efficace dans des guitares psychées diablement réussies. A-t-on vraiment affaire au même groupe ? Hélas la suite nous rappelle que oui, et les premiers signes d'ambiance ne feront leur apparition que pour "Not If you Were The Last Junkie On Earth" dans la deuxième moitié du set. Ce dernier se finira d'ailleurs sur les grands succès que sont "We Used To Be Friends" (dont Mr T-T ne saura en vérité pas assurer les parties vocales du refrain, trop aiguës pour lui), "Bohemian Like You" qui parvient à déchaîner le public et "Godless" qui finira de nous rappeler pourquoi les Dandy Warhols ont un jour été si populaires. Le morceau de clôture ici sera un arrangement live composé de "Pete International Airport" et "Boys Better" vraiment réussi. Un marmonnement inaudible dans le micro semblant faire office de "Merci et au revoir" se fait entendre tandis que le groupe quitte la scène. Cependant, Zia McCabe (Basse, Clavier) reste nous faire une sorte d'impro sur des sons électroniques laissant présager un rappel... mais non. Elle finit elle aussi par rejoindre ses comparses après avoir tout de même fait au micro ce qui ressemblait à une petite déclaration d'amour au public lillois. Travail terminé. Fin de la soirée.

 

En conclusion, on quittera la salle de l'Aéronef avec un sentiment mitigé (mais plutôt négatif quand même). D'une part, parce que le groupe n'a montré aucun charisme durant la prestation ni aucune volonté d'échanger verbalement ou même musicalement avec son public. Et d'autre part parce que certains morceaux ont été brillamment adaptés pour le live et ont tout de même le mérite d'avoir su ajouter de belles envolées musicales dans le set. Autre point à souligner, seulement 5 morceaux du dernier-né auront trouvé leur place dans ce set de 18 morceaux. Non pas que je m'en plaigne, loin de là, mais les Dandys eux-mêmes semblent bien conscients du fait que ce sont bien leurs premiers succès qui remplissent les salles depuis quelques années, et ce n'est pas Distortland qui changera la donne.

 

Il est désormais loin le groupe qui avait fait fantasmer les foules avec son alter-ego mené par Anton Newcombe sur le film Dig! sorti en 2004. On se souviendra de la réplique de ce dernier concluant un échange entre le leader des Dandys et ses producteurs de Capitole Records à l'époque : "You want tubes ? I sneeze tubes." (Vous voulez des tubes ? Je fabrique des tubes lorsque j'éternue.) "Then we are willing to provide you with all the tissues you need" (Dans ce cas nous vous fournirons tous les mouchoirs dont vous avez besoin)... Vraiment ? Dans ce cas monsieur Taylor-Taylor, ne serait-il pas grandement temps de nous faire plaisir et d'attraper un bon gros rhume ?

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