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Compte-rendu de concert

Nine Inch Nails


Date : 28/07/2009
Salle : Arènes (Nîmes)
Première partie : Alec Empire
Jerome, le 05/08/2009
( mots)

Nîmes nouvelle capitale du rock ? Après Metallica , Franz Ferdinand et The Prodigy , c'est à Nine Inch Nails que revient la lourde tâche de clôturer un mois de juillet chargé en décibels pour la petite ville du Gard. Car après un passage par le Zénith de Paris quelques semaines plus tôt, la machine de Trent Reznor s'est décidée à remettre le couvert pour ce qui semble bien être la dernière date du groupe sur le sol français. Du coup, entre le cadre et l'affiche, comment passer à côté ?

20h. Les arènes sont étrangement dépeuplées pour voir Alec Empire débouler sur les planches. Il faut dire qu'on est mardi soir, à quelques heures du chassé-croisé entre juilletistes et aoutiens, et que visiblement, l'amateur de rock ne semble pas avoir réussi à décrocher sa serviette du sable pour venir se rincer les oreilles. Mais il en faut plus pour démonter le musicien allemand qui se charge d'envoyer dans les arènes un déluge de beats électro à la limite de l'abrutissement. Certes, on a tous entendu parler des Atari Teenage Riot et des performances de l'artiste, mais cette balance beaucoup trop agressive et ce mélange entre vociférations et basses assourdissantes entrainera vite une certaine forme d'indigestion. Certains ont l'air d'apprécier ça, pour les autres, il faudra prendre son mal en patience. Dommage.

Le temps passe, la nuit tombe sur le site alors que les fumigènes crachent à n'en plus pouvoir et que la fosse commence petit à petit, et enfin, à atteindre un taux de remplissage digne de la soirée. Et quand un larsen se met à déchirer l'atmosphère, plus de doute possible, le show est bel et bien sur le point de commencer. La preuve, Robin Finck traverse la scène pour faire son entrée, guitare déjà sur l'épaule, suivi de près par le reste du groupe et par Trent Reznor himself en queue de peloton faisant rugir la fosse d'un simple jeté de bras. Et si la première partie nous avait fait vivre le pire au niveau du son et de la balance, dès l'entame de "Home", on ne pouvait qu'être rassuré. Le maître de cérémonie étant plutôt du genre minutieux et intraitable, le son est comme à chaque fois dantesque, d'une qualité et d'une précision ahurissante. Chaque instrument, chaque sample, chaque murmure du prince de l'indus est parfaitement audible et exactement à sa place. Sur scène, rien de superflu. Reznor avait prévenu que la dernière tournée du groupe serait sobre, plus simple et plus directe que la fameuse tournée Light In The Sky. C'est bien le cas. Et autant dire que ce côté minimaliste n'est pas sans renforcer l'impact scénique et donner un aspect plus accessible aux quatre hommes. Du côté de la setlist, après un petit passage par The Split avec "1,000,000" et "Letting You", il faudra bel et bien attendre l'enchainement de "Sin", "March Of The Piggs", et d'un "Piggy" ravageur pour voir Nine Inch Nails lâcher complètement les watts et faire bouillir la fosse. A grands renforts de stroboscopes. Même si cela est parfois pour mieux s'enliser dans quelques passages électro-ambiants pouvant sembler un poil trop longs. Mais tout cela est vite oublié à l'entame de "The Frail" suivi comme il se doit, et comme sur l'album (The Fragile), de "The Wretched" en guise d'amorce d'une deuxième partie de concert mémorable. A partir de là, l'auditeur n'aura plus l'occasion de reprendre son souffle, voyant défiler un "Whish" hors du commun et les incontournables "Survitalism" et "Mr. Self Destruct" avant de laisser exploser sa joie sur "The Hand That Feeds" et "Head Like A Hole" se chargeant de clôturer la soirée en apothéose. Et juste avant que Trent n'envoie sa guitare s'exploser derrière la scène signalant par la même occasion la fin des festivités. Rien de tel pour transformer les arènes en un tas de viande mouvante et fumante.

L'heure du rappel avait sonné. Et les rumeurs allaient bon train pour ne se concentrer que sur une seule et même interrogation : les titres "Closer" et "Starfuckers", tant attendus, seraient-ils de la partie ? Mais depuis le temps, on devrait savoir que Sir Reznor n'en fait toujours qu'à sa tête. Pas de fioritures, ni de favoritisme, le retour du groupe sera de courte durée, et uniquement pour délivrer un "Hurt" toujours aussi vibrant et limpide, repris en cœur par la foule entière. Quelques minutes de bonheur et puis s'en vont. Comme ça. Sans rien dire. Juste un petit signe de la main. Nine Inch Nails ne sera bientôt plus, suivant les dires de son géniteur, et eux partent comme si de rien n'était. Nous laissant comme un sentiment mitigé au fond de la gorge. Entre un arrière goût d'inachevé et la certitude d'avoir passé un grand moment. Tout l'art de la formation. Avoir été capable de souffler le chaud et le froid en même temps. Et qu'importe ce que l'avenir nous réserve, qu'importe si Trent Reznor redonne un jour corps à son groupe. Pour le moment, la seule chose de certaine, c'est qu'on aurait eu sacrément tort de rater cette soirée.

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