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Compte-rendu de concert

Karma To Burn


Date : 12/06/2009
Salle : Nouveau Casino (Paris)
Première partie : Yeah Right!
Maxime, le 20/07/2009
( mots)

Ce 12 juin était décidemment le jour du riff ultime. Alors que la multitude bonde le stade de France, avide de subir les offensives décibéliques de The Answer et d’ AC/DC, une poignée de stoner addicts garnissent placidement une petite moitié du Nouveau Casino pour assister au retour des légendaires Karma To Burn.

Malgré pratiquement une décennie d’absence sur les scènes, l’impact du répertoire des artilleurs sudistes continue de faire des dégâts sur les aficionados du genre. On s’en rendra compte avec la première partie assurée par les frenchies de Yeah Right! Formé il y a quelques mois, le trio s’inscrit à plein dans le sillage du KTB. Un binaire instrumental construit sur des enchaînements d’accords belliqueux, charpentés par une section rythmique puissante. Pas encore aussi affûtés que leurs maîtres qui vont leur succéder bientôt sur les planches, les franciliens partent gaillardement à l’assaut d’une scène stoner à la française qui ne cesse de s’agrandir de jour en jour. On en prend bonne note.

http://www.myspace.com/yeahrightrocks

 

"Salut, on est Karma To Burn des USA". C’est ainsi que Will Mecum annonce sobrement le début des hostilités. Dans les dantesques 75 minutes qui vont suivre, son micro ne lui servira qu’à bredouiller quelques menus remerciements ainsi qu’à hurler le "Taquilla !" criblant le colossal "Twenty". Dans un Nouveau Casino plongé dans une lumière rouge comme les fonderies de l’enfer, le KTB reprend le débat exactement là où il l’avait laissé au début du millénaire. Casquettes de truckers vissées sur le crâne, Mecum et Mullins abattent la besogne, chacun dans leur coin, le bassiste aux jambes arquées scrutant les visages de la foule, le bourru guitariste enquillant à la chaîne les méchants déboulés qu’il extirpe de sa Les Paul. Cheveux hirsutes, Rob Oswald maintient la mesure avec la même placidité qu’il affichait en décembre dernier aux côtés de Nebula. Aussi appliqué et consciencieux qu’un ouvrier-terrassier coulant une dalle de béton, le trio joue son répertoire à la note près, en délaissant toute improvisation vaseuse pour ne se concentrer que sur l’efficacité primaire de ses morceaux. Le tiercé indique dans le désordre : 8, 20, 28, 30, 29, 32, 26, 3, 19, 36, 35… Quelques progos et stage diving s’improvisent, mais la majeure partie du public, hypnotisée par l’incroyable machine à riffs qui se met en branle, se contente d’accompagner les échauffourées d’un handbanging complice. Alors que Mecum siffle une bière entre deux morceaux, un spectateur réclame : "54 !" "- On en est pas encore arrivé là" lui répond le guitariste. On s’en approche en tout cas, puisque un nouveau titre sera présenté à la cantonade, sachant que le groupe donne à ses compositions un numéro suivant l’ordre dans lequel il a été écrit, on doit désormais taper dans la quarantaine. Vient rapidement l’heure du rappel comportant une version instrumentale de "Ma Petite Mort". Mecum pète une corde sur le dernier titre, lâche un juron et crache un ultime glaviot une fois le turbin terminé. Karma To Burn est de retour, et ça fait salement plaisir, motherfucker !

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Album de la semaine

Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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