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Compte-rendu de concert

Ladylike Dragons


Date : 12/02/2009
Salle : Le Klub (Paris)
Première partie : Eliot, Lazy Jack
Maxime, le 18/02/2009
( mots)
Ne boudant pas notre plaisir, on a fait une petite incursion dans les caves parisiennes où, à l’heure où les amoureux se préparent au rituel de la St Valentin, on a pu prendre le pouls de la jeune garde française en matière de pop à guitares. French Pop Mission, tout est dit dans l’intitulé de la soirée.

On retrouve donc l’espace confiné du Klub et ses piliers disposés partout dans l’espace qui occasionnent quelques douloureuses contorsions pour voir quelque chose. 21 heures ont déjà résonné depuis quelques dizaines de minutes sur nos cadrans que la petite estrade se voit investie par les montpelliérains d’Eliot. Quatuor tout entier acquis à la cause british, Eliot propose de longues échauffourées de guitares brumeuses et grésillantes dans la grande tradition nineties. On pense tout autant à la pop légèrement psychédélique des Stone Roses qu’au shoegaze contemplatif de Ride. Le chanteur, réplique parfaite du frontman indie, assure le spectacle, épaulé par une bassiste à l’éternel sourire mutin gratouillant presque uniquement sa corde la plus grave. Les compos sont intéressantes, et on se laisse vite porter par leur charme discret, même si un jeu scénique plus enlevé pourrait idéalement le rehausser.

Face à cette séduisante mise en bouche, les Ladylike Dragons débarquent de Meaux pour offrir le plat de résistance. Si le comité olympique les a contraint à passer de Olympic à Ladylike, les dragons ont montré ce soir qu’ils avaient les canines toujours aussi aiguisés et le souffle toujours aussi chaud quand il s’agit d’aller convertir le public à leur savoureuse garage pop. Nous les avions quitté en pleine ascension en septembre dernier aux Musik’elles, on les retrouve ici en forme olympique (on a encore le droit d’utiliser le mot dans un article sans se faire poursuivre, profitons-en), avec une batterie de nouveaux morceaux enregistrés dans la besace. Si le charme de Cindy Jacquemin fonctionne toujours à plein, ici dans un blouson de cuir bleu électrique, il est certain que le trio a gagné en puissance et en conviction. Les riffs mordent, et Yann maltraite ses fûts de plus belle avec sa gueule d’ange. A partir du troisième titre le groupe rentre véritablement dans le set, Sébastien fait valser sa guitare tandis qu’une Cindy possédée envoie voler sa crinière à tous vents. Modulant à merveille l’énergie qu’ils communiquent, les dragons osent ralentir le rythme à l’occasion d’une petite balade avant de clore les réjouissances avec un fédérateur "My N*e*r*d Of Naughtyness". Voilà qui promet pour la tournée nationale qu’ils débutent et pour leur premier album, annoncé pour cet automne.

La soirée s’achève avec le passage des parisiens de Lazy Jack, ces derniers ayant déjà promené leurs amplis dans tous les points chauds de la capitale, de l’Elysée Montmartre à La Loco. La troupe débarque en perfecto-mèche rebelle-joli minois dans le plus pur Gibus style, club où ils se sont déjà produits plusieurs fois. On ne sera donc pas vraiment surpris par le Libertines musclé qu’ils proposent, les guitares en avant, rythmique tout à la hue et à dia. Ça reste assez efficace, mais ça en devient vite redondant sur la longueur, comme souvent avec ce genre de combos. Une reprise défenestrée de "That’s Allright Mama" d’Elvis Presley ne changera pas grand-chose à l’affaire. Si en se réclamant du haut patronage du King les Lazy Jack ont réussi le principal (faire danser les filles), leur performance reste en demi-teinte face à un Ladylike Dragons conquérant.

www.myspace.com/ladylikedragons
www.myspace.com/eliotspace
www.myspace.com/lazyjackmusic
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Album de la semaine

Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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