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Critique d'album

Whiskey Myers


Whiskey Myers


(25/10/2019 - - Southern Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Die Rockin / 2- Mona Lisa / 3- Rolling Stone / 4- Bitch / 5- Gasoline / 6- Bury My Bones / 7- Glitter Ain't Gold / 8- Houston County Sky / 9- Little More Money / 10- California To Caroline / 11- Kentucky Gold / 12- Running / 13- Hammer / 14- Bad Weather
Note de 4.5/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"L'album sudiste de l'année. "
François, le 05/11/2019
( mots)

On s’étonne qu’aucun journaliste n’ait encore eu l’idée saugrenue et hautement commerciale de reproduire les dichotomies du type Beatles/Rolling Stones avec les deux grandes figures du rock sudiste contemporain que sont les Georgiens de Blackberry Smoke et les Texans de Whiskey Myers. L’échelle n’est pas la même, mais ces deux formations sont plus que talentueuses et proposent depuis plusieurs années des productions de très haut-niveau dans leur genre. Ce faux duel, en plus d’être absurde, donnerait une image très partielle d’une scène plus que vivante (The Cadillac Three, The Magpie Salute …).Mais pour ce qui est de nos deux formations, en 2019, c’est des musiciens de Palestine (aux Etats-Unis, évidemment) qu’il s’agit (bien qu’un Live soit prévu pour la bande d’Atlanta). 


Le rock sudiste tourne-t-il en rond ? Rien n’est moins sûr. Certes, il y a des poncifs inévitables qui font le genre : des petits violons, des chœurs, de la mandoline ou du banjo, des soli endiablés, des guitares rugueuses, un chant chaleureux, le dobro en slide … L’album blanc n’en loupe pour ainsi dire aucun, l’excellent "Burry my Bones" en exprimant la quintessence. De même, on trouvera sans surprise des clins d’œil volontaires ou non aux glorieux ancêtres comme Lynyrd Skynyrd (le riff de "Hammer" évoque celui de "Voodoo Lake", ambiance que l’on retrouve sur « Kentucky Gold ») ou même à Tom Petty – RIP – sur "Bitch" ("All You Can Carry"). 


Le goût pour les racines est d’ailleurs plus qu’infusé : des morceaux presque country parcourent l’album (le touchant "Rolling Stone" avec son harmonica), d’autres donnent dans la balade du bayou tintée de soul ("Bad Weather" et ses chœurs). Cela a permis au groupe d’obtenir des gratifications dans le monde de la country dès la sortie de l’opus. 


Mais le pendant beaucoup plus électrique et rock reste la marque de fabrique du combo, leçon dispensée dès le premier titre, efficacement dixie. Le groove de "Mona Lisa", le heavy de "Gasoline", l’irrésistible voyage dans les terres arides du Texas s’engage dans des sentiers ardus. La formation y mêle des mélodies et plans modernes ("Glitter Ain’t Gold"), allant presque jusqu’à rapper sur le terrible "Bitch". Bref, la nostalgie n’est pas, sinon dans l’héritage glorieusement porté, le propos du disque qui continue de maintenir en vie ce style si attachant. 


L’album est brillamment construit, alternant les titres dans des registres variés avec une unité redneck, si bien qu’on se prend facilement au jeu des 14 pistes qui constituent le disque with no name. L’ennui n’a pas sa place dans ce bijou. 


Bien sûr, un tel coup de maître n’était possible qu’avec des musiciens de talent et une production tirée à quatre épingles : l’auditeur est régalé de ce côté. On peut seulement regretter un petit hymne bien sudiste à la "American Outlaws" avec un solo interminable, mais ce serait faire la fine bouche. 


Si on devait parler de coup de cœur, au-delà du "Burry my Bones" susmentionné, il y a "Little More Money" dont l’introduction suinte le Wishbone Ash à plein nez, pour ensuite dérouler un petit bout de soleil rebelle avec un arpège splendide. Le chant est parfait, le petit solo précis, les touches de resonator dispersées avec coin. Magique. Mais l’album dans son ensemble est d’une grande qualité. 


Ainsi, puisqu’un album blanc en vaut bien un autre, chaussez vos écouteurs, harnachez votre chaîne hi-fi, et jouez au cow-boy mélomane : le monde se divise en deux catégories, ceux qui ont une guitare …


 

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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