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Critique d'album

Weezer


Weezer (White Album)


(31/03/2016 - Atlantic - Power pop - Genre : Rock)
Produit par Jake Sinclair

1- California Kids / 2- Wind in Our Sail / 3- Thank God for Girls / 4- (Girl We Got A) Good Thing / 5- Do You Wanna Get High / 6- King of the World / 7- Summer Elaine and Drunk Dori / 8- L.A. Girlz / 9- Jacked Up / 10- Endless Bummer
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Rivers Cuomo semble enfin avoir surmonté le traumatisme Pinkerton. Une catharsis qui fait du bien."
Nicolas, le 11/04/2016
( mots)

Comme quoi, la psychologie, ce n’est pas que du vent. On peinait vraiment à comprendre pourquoi Rivers Cuomo, après un début de carrière en fanfare, peinait à retrouver l’inspiration et surtout à donner forme à des albums dignes. Lorsqu’on a eu la (bonne) surprise d’entendre Everything Will Be Alright In The End, on a d’abord pensé à plusieurs facteurs ayant pu contribuer au net regain de forme du binoclard du Massachussets : pause libératrice (quatre année séparant Hurley de Everything alors que les quatre albums précédents s’étaient succédés à un an d’intervalle), producteur fétiche (Rick Ocasek pouvant se targuer d’avoir aidé à la mise en boîte du Blue, du Green et de Everything), ou même crise de la quarantaine à rebours. Or rien de tout cela n’est en cause. Le sursaut de Weezer ne tient en fait probablement qu’à une seule chose : la réconciliation de Cuomo avec Pinkerton, son album maudit devenu culte.


La place de Pinkerton revêt une importance absolument capitale dans la vie de Cuomo, on vous renverra à la revue de cet incontournable du rock des années 90 pour plus de détails. Pour faire court, depuis le désaveu cinglant que lui a valu cet album à sa sortie, le chantre de Weezer, profondément meurtri, avait à l’époque désavoué ce disque et renoncé définitivement à s’investir émotionnellement dans son processus de songwriting, refusant même implicitement de renouer avec l’esprit du disque noir, tant sur le fond que sur la forme. Or, et ce n’est plus un secret pour personne, Pinkerton est aujourd’hui l’un des albums des 90’s les plus encensés par la presse et la plèbe, et sa réédition a été accueillie avec une chaleur toute particulière il y a quelques années de cela, réconfortant et confortant Cuomo dans l’idée que la formule Pinkerton, guitares abrasives, chant sur le fil, émotion à fleur de peau, n’avait rien de honteuse, au contraire.


Pourquoi s’étendre à ce point sur ce sujet ? Parce que d’une part, ce nouvel éponyme ayant pris le nom d’Album Blanc (après l’excellentissime bleu, le très bon vert et le passable rouge) confirme le regain de forme observé sur Everything Will Be Alright In The End et accrédite la thèse ci-dessus. D’autre part, parce que le White Album se pose, par certains côtés, comme le miroir du Black Album puccinien de Weezer. Pinkerton est en effet érigé comme modèle absolu par Jake Sinclair, producteur de cette dixième galette et Weezer-fan invétéré (il chante même dans un nerd tribute band), tandis que Cuomo retrouve ici quelques uns des thèmes abordés dans son disque culte tout en les traitant de façon détournée. “King Of The World” se rapporte en effet à son mariage avec Kyoko, ancienne étudiante d’origine japonaise rencontrée à l’époque de Pinkerton et référence implicite à “Across the Sea” où le jeune Rivers fantasmait sur la lettre d’une jeune admiratrice nippone. “Do You Wanna Get High?”, quant à lui, évoque sa phase dépressive ayant fait suite au four de son deuxième album et durant laquelle il s’est abandonné à la drogue. Miroir enfin en ceci que, alors que Pinkerton est un disque conçu cloîtré dans une chambre estudiantine à Berkeley, le White a été composé lui aussi en Californie, mais en extérieur, sur les plages de LA, avec selon l’intéressé “les gens de Venice et de Santa Monica, les Hare Krishnas, les Sikhs en roller Blades avec leur guitare, des filles rencontrées via Tinder dans un rayon de 4 miles, et les gamins de la Sera.” Ainsi, le White oscille entre catharsis à rebours et  “album de plage”, selon les termes mêmes de Cuomo, tout en se voulant forcément très influencé par les Beach Boys.


Et c’est la mélodie qui représente le point fort de ce Weezer cru 2016. L’air de rien, en dix morceaux concis et calibrés - sept titres s’arrêtant pile entre 3 minutes 25 et 3 minutes 30 chrono - Rivers Cuomo nous livre une jolie leçon de songwriting. On peut évidemment regretter que le White soit moins brut de décoffrage que Everything, moins débridé, moins rock n’ roll, mais comment ne pas se laisser captiver par ces pop songs tranquilles, radieuses, chaleureuses et attachantes ? Oubliés, les égarements des années 2000, les featurings foireux, les expérimentations oiseuses, les tentatives de renouvellement à côté de la plaque. Cuomo, loin de se départir de son personnage de looser magnifique, de nerd poissard avec les filles et d’obsédé sexuel candide, s’affirme ici avec une sincérité touchante. Weezer n’est jamais aussi bon que lorsqu’il fait du Weezer, et à ce petit jeu, il est difficile de citer un morceau plutôt qu’un autre, le disque se révélant d’une constance assez bluffante et réalisant un schéma que l’on n’avait quasiment plus retrouvé depuis le Blue Album. Mélodies candy sugar, guitares kissiennes, couplets-refrains imparables, ponts ravageurs, choeurs richement harmonisés, ça fonctionne à merveilles et sous toutes les déclinaisons possibles. Les Beach Boys sont quasiment présents dans les secondes voix d’un “California Kids” massif et enlevé, même si, point de vue air, “Wind In Our Sail”, avec son axiome pixiesien (couplet pondéré au piano - refrain enlevé et tonique), lui dame le pion. L’aisance du songwriting se fait presque insultante à certains moments, écoutez donc les sautes de tonalité incessantes de “Summer Elaine and Drunk Dori” pour vous en convaincre : ça, c’est de la chanson. Par ailleurs, Cuomo parvient à marquer le disque de sa personnalité vocale sans en faire des caisses, son phrasé rappé sublimant un texte truculent comme seul le rocker geek peut en pondre sur “Thank God For Girls”, tout en forçant sur son organe à la limite de la fausseté sur “Do You Wanna Get High?”. Même lorsque l’électricité semble se calmer, la machine à tube carbure à plein régime, “(Girl We Got A) Good Thing” épatant par la futilité de son accompagnement tandis qu’en fin de tracklist, le piano rythmé de “Jacked Up” se marie au poil avec le fausset du frontman et que l’acoustique épuré d’ “Endless Bummer” fait merveille avant de lâcher progressivement la bride.


Qu’ajouter ? Peut-être que “L.A. Girlz”, pour le coup bien musclé, ne dépareillerait pas vraiment sur le Blue Album, et que “King Of The World”, le single choisi pour représenter l’album, est sans doute le moins bon de ses ambassadeurs, même si l’efficacité de l’engin ne serait être remise en cause. En clair, le White Album, c’est de la balle. Et qu’on ne vienne pas nous rebattre les oreilles avec les sempiternels “c’était mieux avant” et “ils ne savent pas se renouveler” : tant que ça reste à un tel niveau, on est tout prêt à signer directement en dernière page sans lire les closes du contrat. Et ça tombe bien : le Black Album, le vrai cette fois, est d’ores et déjà annoncé, Rivers Cuomo comptant user de la psychanalyse pour explorer la noirceur de sa psyché et pousser son écriture vers une profondeur inédite. Il nous tarde d’entendre ça. Comme quoi, la psychologie, ce n’est pas que du vent.


À écouter : "California Kids", "Wind In Our Sail", "(Girl We Got A) Good Thing", "Jacked Up".

Note de 3.5/5
Léger et insouciant sans être teenage, Weezer offre un 10e album qui sent déjà bon l'été et les vacances. Mélodiquement irréprochable, séduisant dans le chant, parfaitement rythmé et organisé, l'album blanc s'écoute d'une traite et à répétition. Doux comme un rayon de soleil sur la nuque en fin de matinée.
Note de 3.5/5
Attachant c'est le mot; les Weezer ont pris de l'âge mais parviennent toujours à nous embarquer dans un road trip californien insouciant à coup de mélodies bien pensées et de refrains entêtants aux riffs efficaces. Un parfum de vacances.
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Commentaires
Coony69, le 13/04/2016 à 17:39
C'est simple, frais, sucré et efficace! Des mélodies qui déglinguent, des choeurs de partout et des power chords bien senties. Rien de révolutionnaire mais tellement efficace!
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