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Critique d'album

Weezer


Everything Will Be Alright In The End


(06/10/2014 - Republic/Universal - Power pop - Genre : Rock)
Produit par Ric Ocasek

1- Ain't Got Nobody / 2- Back To The Shack / 3- Eulogy for a Rock Band / 4- Lonely Girl / 5- I've Had It Up to Here / 6- The British Are Coming / 7- Da Vinci / 8- Go Away / 9- Cleopatra / 10- Foolish Father / 11- I. The Waste Land / 12- II. Anonymous / 13- III. Return To Ithaka
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"L'album de la réconciliation. Welcome back, Weezer."
Nicolas, le 20/10/2014
( mots)

Avec un peu de recul, maintenant que la frénésie des sorties estampillées Weezer s’est quelque peu tarie, il faut bien accepter l’évidence : après Maladroit, Rivers Cuomo a quand même aligné une belle brochette d’albums plus que dispensables. Qui réécoute encore aujourd’hui Make Believe, le Red Album, Raditude et Hurley ? Au plus sympathiques en leurs temps, ces quatre galettes n’auront pas résisté à l’épreuve du temps, et ne parlons même pas de la piètre collection de B-Sides Death To False Metal commercialisée peu après. Quand on pense que Cuomo était tout prêt de nous infliger un Yellow Album express en 2012… heureusement, le geek est soudainement revenu à la raison et a balancé tout son disque à la poubelle, et là, on peut dire qu’on a eu chaud. D’autant que dans le même temps, Matt Sharp, celui qui a préféré quitté le navire avant que les voies d’eau ne deviennent trop visibles, ressuscitait tout récemment ses Rentals avec une certaine réussite, préparant une fois de plus les critiques à tirer à boulet rouge sur le nerd-band privé de l’un de ses anciens moteurs.


Crise existentielle ? Prise de conscience ? Empêtré dans une boulimie créatrice de plus en plus stérile, il aura fallu beaucoup de lucidité au binoclard du Connecticut pour réussir son auto-analyse. Il faut dire que dès le Green Album, Rivers Cuomo n’avait pas forcément négocié la meilleure trajectoire, celle qui consistait à se mettre en retrait et à accoucher d’une pop sans réel fond ni fondement. Le traumatisme Pinkerton était encore vivace, et il ne fait aucun doute que la réconciliation de Rivers avec son album maudit, entérinée par une tournée américaine où le disque noir fut joué en intégralité, a certainement compté dans le brusque virage opéré par Everything Will Be Alright In The End. Ça plus l’accueil au bout du compte triomphal réservé à la réédition augmentée de Pinkerton, créditée d’un invraisemblable 100 au barème Metacritic, un véritable exploit qui a dû faire chaud au pauvre petit coeur meurtri de Cuomo. C’est donc réconcilié avec son rock que Weezer revient aux affaires après quatre longues années de silence - et une bonne dizaine d’années de disette créative.


A moins que tout ne soit qu’affaire de producteur ? Toujours est-il qu’en demandant à nouveau à Ric Ocasek, celui par lequel les albums bleu et vert ont vu le jour, de revenir à la production, Rivers Cuomo a voulu renouer avec quelques fondamentaux. L’introduction de "Ain’t Got Nobody" ne trompe s’y pas : avec ses guitares conquérantes en ordre de marche introduisant un hymne complexé ahané avec candeur, Weezer se retranche sur le rock, le vrai, plein d’électricité, de solos (le disque en est littéralement truffé) et de lourdeur. Les deux morceaux qui suivent l’affirment : non, le rock n’est pas mort, oui, y’en a marre des télé-crochets pop à la The Voice ("Back To The Shack"), oui, les jeunes peuvent et même doivent encore faire cracher leurs amplis ("Eulogy For A Rock Band"). Qu’il est loin, le temps des featurings de Lil Wayne ou les collusions avec Katy Perry. Ici, la seule guest de l’album est Bethany Cosentino, la naïade de Best Coast, offrant une réplique savoureuse de naïveté dans un "Go Away" qui n’est pas sans rappeler la participation de Rachel Haden aux défuntes Songs From The Black Hole. Aucun temps mort : si la fameuse "Eulogy" marque légèrement le pas en début de liste et laisse envisager une suite plus tempérée, le coup d’accélérateur donné par "Lonely Girl" achève de nous coller au fauteuil. On n’avait plus entendu un Weezer aussi piquant et pertinent depuis des années. Même si le pathos charrié à l’époque du Blue et de Pinkerton n’est plus là (on ne saurait demander à un père de famille comblé de jouer les ados en souffrance), l’attitude sait ressurgir avec à propos. Rivers Cuomo s’y trouve à la fois décomplexé - son chant et sa guitare ne se privent d’aucune audace, notamment dans les envolées de six cordes et les vocalises aiguës - et paradoxalement plutôt en retrait, se mettant au service de ses titres plutôt que de se lancer dans un numéro de m’as-tu-vu. Le n*e*r*d chante pour les autres, en témoigne le tubissime "Foolish Father", point d’orgue de l’album, adressé à une jeune fille qui s’est fâchée avec son abruti de vieux. Tout réussit à sonner juste, de celui dont personne ne veut ("Ain’t Got Nobody") à celui qui, pathétique, se fait jeter encore et encore par sa copine ("Go Away"). Musicalement, la power pop weezerienne est bel et bien à son point optimum, à peine chahutée par quelques syncopes dansantes à souhait ("I've Had It Up to Here") ou des arpèges acoustiques déglingués ("The British Are Coming", drôle et gonflé). Les crescendos restent efficaces ("Da Vinci" en est la preuve), et la moindre ritournelle douce se voit bouffer par un pont metal qui déboîte ("Cleopatra").


Et comme si ça ne suffisait pas, Cuomo nous offre en conclusion un mini opéra-rock en trois actes qui sait allier efficacité, mélodie et lyrisme contenu. Le tout en un peu plus de quarante minutes : inutile de dire qu’on ne voit pas le temps passer. En définitive, Weezer a enfin sorti un album qui fait honneur à son statut de groupe de rock majeur, l’un des meilleurs si ce n’est le meilleur depuis l’arrivée de Pinkerton (même si nombreux préféreront Maladroit, et on ne saurait leur donner complètement tort), en tout cas le plus constant et certainement le plus réjouissant vu qu’on n’aurait vraiment pas osé croire à un tel regain de forme après plus d’une décennie de roue libre paresseuse. Welcome back, Weezer.


 


Note de 3.5/5
Weezer est enfin de retour avec du college rock qui met de bonne humeur. Certainement leur meilleur album depuis Pinkerton.
Note de 3.5/5
L'album est mentholé et ironiquement désespéré, Weezer s'est enfin refait une jeunesse!
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