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Critique d'album

Tygers of Pan Tang


Wild Cat


(23/08/1980 - MCA - NWOBHM - Genre : Hard / Métal)
Produit par Chris Tsangarides

1- Euthanasia / 2- Slave To Freedom / 3- Don't Touch Me There / 4- Money / 5- Killers / 6- Fireclown / 7- Wild Catz / 8- Suzie Smiled / 9- Badger Badger / 10- Insanity
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un album de référence du début de la nouvelle de heavy metal britannique."
Alexandre, le 08/10/2020
( mots)

Formé en 1978, Tygers of Pan Tang fait partie de ces groupes emblématiques de la NWOBHM de deuxième catégorie, aux côtés de groupes tels que Diamond Head, Angel Witch ou encore Praying Mantis – Iron Maiden, Saxon et Def Leppard étant les formations qui connurent un succès bien plus marqué.


Tygers of Pan Tang fait également partie de ces groupes qui eurent une carrière et une discographie marquées de hauts faits musicaux gâchées par quelques immondes ratés, à l’instar d’un Tokyo Blade qui a connu une trajectoire assez similaire.


Comme souvent, les premiers albums sont les meilleurs avant que les choses ne se gâtent, une fois passée la première moitié des années 1980. Les débuts du Tygre sont des plus encourageants avec un premier album intitulé Wild Cat de très bonne facture. C’est un disque bien équilibrés à travers 10 titres relativement homogènes.


La pochette renvoie au nom du groupe en représentant... un tigre tout simplement, la gueule grande ouverte, les crocs pleins de sang. Elle ressemble beaucoup à celle d'Eye of the Tiger de Survivor mais dans une version beaucoup plus agressive et dangereuse. On parle d'un groupe de heavy metal tout de même !


La plupart des titres sont assez courts (de 4 minutes ou moins) et souvent enjoués, "Don’t Touch MeThere", "Money", lorgnant parfois sur le punk avec le l’éponyme "Wild Cat".


C’est "Euthanasia" qui démarre les hostilités avec des paroles pour le moins provocantes sur le sujet tabou qu’est l’euthanasie (pour rappel, nous sommes en 1980 quand l’album est publié !). Admirez plutôt : "The gas is nice, but the needle's better, Grandma […] Come into the chamber, it's really clean.You won't catch any disease".


Tygers of Pan Tang oscille entre un hard rock simple et répétitif (sans toutefois être simpliste) mais très efficace à l’image de "Suzee Smiled", "Don’t Touch Me There", et des compositions plus heavy, généralement plus longue aussi avec des structures un peu plus complexe ("Slave to Freedom", "Killers", "Insanity").


La voix de Jess Cox est loin d’être mélodique, elle est extrêmement nasillarde, un peu comme celle d’Ozzy Osbourne en plus grave.  Il ne faudra pas s’attendre à de grandes envolées lyriques mais le chant s’accorde très bien avec le reste des instruments.


Les amateurs de grosses cylindrés se délecteront du titre éponyme, véritable hymne pour motards épris de vitesse, un peu à l’image d’un "Motorcycle Man" de Saxon, la notoriété en moins.


Le son et le mixage sont assez rudimentaire, conférant à l’ensemble une touche ‘’garage’’ loin d’être déplaisante ! On sent que c’est enregistré avec les moyens du bord et c’est une caractéristique récurrente dans nombre de production de groupe "modeste" de NWOBHM, et c’est que fait tout le charme de cette époque ! Savage en est le meilleur exemple. Le contraste est vraiment saisissant lorsque l’on compare la production des derniers albums, en particulier celle de Ritual.


L’album se conclut dans une ambiance schizophrénique avec "Insanity" qui débute par des rires et des hurlements démentiels tout droits sortis de l’asile, ce qui rappelle un titre de Black Sabbath, "Am I Going Insane" qui avait repris le même procédé sur les dernières mesures de la chanson. Le jeu de guitare de Robb Weir, seul rescapé de la formation initiale, vient renforcer ce sentiment de folie et de démence avec un riff très simple, mais ô combien efficace, ponctué de longues notes stridentes et oscillantes grâce aux vibratos et à bon usage de la whammy bar, cette tige fixé au chevalet de la guitare qui permet de faire "plonger" ou "monter" les notes. La folie va crescendo avant de retomber de manière brutale.


Ce premier album fait partie des références de la NWOBHM, comme c’est bien souvent le cas pour les premiers opus des groupes de cette époque (l’éponyme d’Angel Witch ou les premiers albums de Savage, Tokyo Blade …).  

Commentaires
Francois, le 08/10/2020 à 12:19
Typiquement le genre d'album qui annonce la NWOBHM sans complètement y mettre les deux pieds car toujours un peu trop ancré dans le hard des 1970's (parallèle certain avec Wheels of Steel). Le pas est franchi sur son excellent successeur. Il n'en reste pas moins un très bon album.