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Critique d'album

The Zutons


You Can Do Anything


(25/08/2008 - Deltasonic / Pias - Indie Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Harder And Harder / 2- Dirty Rat / 3- What's Your Problem / 4- You Could Make The Four Walls Cry / 5- Family Of Leeches / 6- Don't Be Caught / 7- Bumbag / 8- Always Right Behind You / 9- Put A Little Aside / 10- Freak / 11- Give Me A Good Reason / 12- Little Red Door
Note de /5
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Note de 2.0/5 pour cet album
"Les liverpuldiens boivent la tasse sur ce troisième album bruyant et insipide."
Maxime, le 13/02/2009
( mots)

On pourrait poursuivre la logique interrogative inaugurée par le premier effort du quintet liverpuldien en intitulant cette troisième réalisation What Happened To The Zutons ? Et en profiter pour y glisser un petit fuck déceptif. Jusqu’ici, leur savant mélange de pop, funk, soul, glam, ska formait un joyeux kaléidoscope capable de quelques fulgurances parmi lesquelles Amy Winehouse et son producteur Marc Ronson avaient pioché une judicieuse reprise de "Valerie". Souvent injustement comparé à The Coral, dont il partage peu de points communs si ce n’est la même ville originaire et un passage sur le label Deltasonic, The Zutons se proposait en fait d’incarner la face solaire et décomplexée de ses frères ennemis. Le légèrement décevant Tired Of Hanging Around et le départ du guitariste Boyan Chowdhury pouvaient faire craindre que le groupe avait déjà claqué tout son potentiel dès le début. You Can Do Anything sonne malheureusement comme une braillarde confirmation.

Pour ce disque, la bande a franchi l’Atlantique pour se baser à Los Angeles et s’adjoindre les services de George Drakoulias (Johnny Cash, The Black Crowes, Primal Scream). Avec ce producteur de renom qui n’était peut-être pas la personne idéale pour se charger de l’entreprise, les Zutons ont dopé leurs titres aux anabolisants de synthèse et aux hormones de croissance. La batterie aplanit les titres au bulldozer, la basse écrase tout le spectre sonore, le saxophone, pourtant moins présent qu’auparavant, vrille les tympans dès qu’il tente une incursion (ah, ce "What’s Your Problem" et ses cuivres pétomanes), et David McCabe piaille de sa voix irritante sur ce gloubi-glouba insupportable. On a l’impression d’assister à une fête sous cocaïne dans laquelle on se résout à singer la bonne humeur pour faire bonne figure. Mais le cœur n’y est clairement pas. "Harder And Harder" est à peine lancé qu’on a déjà la vessie comprimée par ses assauts hystériques. On a beau baisser et rebaisser le volume, rien n’y fait, l’album donne toujours la sensation de sonner trop fort, à l’image de cet hymne à la poudre qu’est le Be Here Now d’Oasis. Mêmes symptômes, mêmes effets. Un groupe tournant en rond à l’arrivée du troisième album et qui noie le poisson dans une kermesse bruyante devenue rapidement intolérable.

On pourrait dresser la liste des dégâts à loisir, contentons-nous de cerner les plus gros dommages : la légèreté du collectif est castrée, comprimée par des murs de guitare balourds ("Family Of Leeches", "Bumbag", "Freak"), les ballades sont insipides ("Don’t Get Caught", "Little Red Door"), Abi Harding se révèle aussi exaspérante que son collègue quand elle se risque derrière le micro ("You Could Make The Four Walls Cry"), les pseudo-tubes tout en positive attitude sont désespérément niaiseux ("Always Right Behind You", "Give Me A Reason"). Bref, ça ne va pas du tout. Qu’a-t-il pu bien se passer dans la tête des musiciens pour accoucher d’un tel projet ? Faire tomber les charts outre-atlantique avec ce brouet aussi subtil qu’une vanne de Jean-Marie Bigard ou un film de Jean Reno ? Loupé, le disque a fait un four et les Zutons se sont fait limoger de leur major il y a quelques semaines. Espérons qu’un petit tour par la case indé leur permettra de reprendre leurs esprits.

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