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Critique d'album

The Sword


Apocryphon


(22/10/2012 - Razor & Tie - Disciples du Sabbath - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- The Veil of Isis / 2- Cloak of Feathers / 3- Arcane Montane / 4- The Hidden Masters / 5- Dying Earth / 6- Execrator / 7- Seven Sisters / 8- Hawks & Serpents / 9- Eyes of the Stormwitch / 10- Apocryphon
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Black Sabbath prévoit un nouvel album ? Ils n'ont qu'à bien se tenir..."
Nicolas, le 27/10/2012
( mots)

Quand on vous disait que The Sword donnait dans le revival sabbathien, on ne vous mentait pas, même si, ça et là, les natifs d’Austin jetaient parfois le trouble en allant titiller le metal d’autres célèbres aînés ( Metallica et Blue Cheer parmi les plus évidents). Mais si certains avaient encore des doutes, qu’ils écoutent ce quatrième album, ils risquent de ne pas en croire leurs oreilles.

Apocryphon n’est en effet rien d’autre qu’un manifeste sabbathien pur jus, un bon vieux disque de classic rock lourd 70’s assaisonné au fuzz distordu d’outre tombe, aux riffs ultra-graves et à la voix cassée et plaintive d’Ozzy Osbourne... euh pardon, de JD Cronise. Le mimétisme entre le barbu texan et le prince des ténèbres en est parfois presque dérangeant, on peut vous renvoyer notamment au mastodonte "The Hidden Masters" pour l’illustration de texte, exposant de façon hallucinante une palette vocale littéralement interchangeable entre les deux hommes. Au delà de ces similitudes de voix, l’Epée signe ici un disque très simple, composé de dix morceaux bien formatés et surtout sans titre instrumental, une première. Dix morceaux compacts, rentre-dedans, mélodiques, gouailleurs, principalement en mid-tempo et parfois tout en lenteur majestueuse. Du doom authentique, originel, inattaquable ("The Hidden Masters", donc, mais aussi "Seven Sisters"), du hard rock grave et sexy ("Arcane Mountain" et son motif de guitare trépidant, "Cloak Of Feathers" et ses respirations qui s’écroulent sous un matraquage de guitares), du proto metal revendicatif ("Execrator", ode aux haters en tous genres, ou "Eyes Of The Storwitch" qui aurait d’ailleurs pu trouver sans problème sa place sur le massif Warp Riders) ou encore de l’hymne pop fédérateur ("Dying Earth"), voilà ce qu’on retrouve sur ce disque. On a même droit à une curieuse fornication entre les Cheers et Lynyrd Skynyrd, "Hawks And Serpents", cadenassé entre ses enclumes métalliques et ses tirades aux forts relents de sud américain. Et s’il ne vous faut qu’un morceau pour vous faire une idée, essayez donc "Veil Of Isis", archétype de tout ce dont The Sword est capable.

Pour tout dire, ce quatrième disque de The Sword, s’il fait vraiment plaisir à entendre, laisse un peu sur sa faim. L’univers très connoté du combo est toujours présent, tout comme ses références SF (textes inspirés de Jack Vance ou de Philip K Dick, artwork commis par le dessinateur de Comics J.H. Williams III) qui font de l’Epée un groupe de geeks passionnés alors que Black Sabbath ne cherchait qu’une certaine forme de provocation de par ses allusions démoniques savamment distillées. C’est un peu ici que le bât blesse : The Sword est un élève brillant et appliqué, mais il lui manque peut-être un peu de folie et d’innovation. En s’arc-boutant sur une période coincée entre Paranoid et Sabotage, le quatuor se cantonne à l’hommage quasi-nostalgique sans faire vivre ou revivre ses glorieux aînés. Et rien n’y change, ni le début délicat de "The Hidden Masters", ni les cloches de "Arcade Mountain", ni même les ajouts électro baveux de "Apocryphon". Ce quatrième album a donc tout pour lui, y compris son académisme peut-être un peu trop poussé : les adorateurs du Sabbath seront aux anges, mais les autres peuvent largement s’y risquer, d’autant qu’avec la production musclée de J Robbins, l’épée assure largement le spectacle. Ceci dit, si Black Sabbath sort enfin son nouvel album, il y aura largement matière à comparaison, et il n’est pas du tout certain que The Sword ne sera pas déclaré vainqueur de la confrontation...

 

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