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Critique d'album

The Bloodhound Gang


Hooray For Boobies


(29/02/2000 - Geffen/Universal - Rap/Metal - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- I Hope You Die / 2- The Inevitable Return Of The Great White Dope / 3- Mama's Boy / 4- Three Point One Four / 5- Mope / 6- Yummy Down On This / 7- The Ballad Of Chasey Lain / 8- R.S.V.P. / 9- Magna Cum Nada / 10- The Bad Touch / 11- That Cough Came With A Prize / 12- Take The Long Way Home / 13- Hell Yeah / 14- Right Turn Clyde / 15- This Is Stupid / 16- A Lap Dance Is So Much Better When The Stripper Is Crying / 17- The Ten Coolest Things About New Jersey / 18- Along Comes Mary
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
""
Maxime, le 07/08/2005
( mots)

Je l'ai déjà dit, je le répète ici avec force, et j'entends ne pas être contredit sur ce point : je suis un gros abruti. Certains soirs de mélancolie, lorsque je n'aime pas me sentir seul dans ma connerie, je pose ce CD sur ma platine. Car question crétinerie, les Bloodhound Gang se posent là. Cette bande d'atrophiés du bulbe, bêtes et vulgaires, n'a pas attendu le triomphe de Jackass pour aller professer le rire gras, magnifier l'acné par plaques et chanter la poésie du pet. Exemple type de la culture white thrash, ce groupe parvient à faire passer Sum 41 pour des énarques et Blink 182 pour des modèles de maturité. C'est simple, à côté d'eux, on croirait presque que Jenny, la chanteuse de Superbus, possède deux neurones, c'est dire l'exploit !

Rien qu'un coup d'?il sur la pochette, et on a vite compris ce qui anime la marmelade qui leur sert de cerveau : (mal) bouffe, potes, bières et filles (les boobies), si possible siliconées et pas coincées du cul (au propre comme au figuré). Vous l'aurez compris, BG ne serait qu'un groupe californien de plus s'il ne portait ce culte de l'imbécillité à un tel paroxysme qu'il en frise le génie (un peu comme le font les studios Troma dans la sphère du cinéma fantastique). S'il vous faut un album pour faire les imbéciles en imitant Johnny Knoxville ou gerber son dixième Big Mac, c'est celui-ci.

Musicalement, leur tambouille est d'ailleurs aussi appétissante qu'un bon Mc Do. Très riche en sucre et en sel, elle empile de tout : hard rock, hip-hop, disco, country ringarde, opéra (et si !). L'important étant de rester proche d'une culture populaire et de pas trop se prendre la tête. Le résultat, efficace en diable, a vite fait de séduire MTV qui s'est livré à son habituel matraquage sur les ondes. Leur premier tube, "Fire Water Burn" (burn, motherfucker, burn) s'est vite logé dans le cortex de tout bon adolescent américain, lequel n'a pas tardé à faire un triomphe à ce 3ème album. Inutile donc que je détaille le contenu des textes (reproduits dans le livret) et des vidéoclips qui ont tant fait pour leur notoriété. Fusion rap/rock plus efficace et écoutable que ces affreux Limp Bizkit, leur son sait se montrer addictif.

Ainsi, "Mope" mixe sans vergogne le riff de "For Whom the Bells Tolls" de Metallica avec les Frankie Goes to Hollywood, icônes gays par excellence, tout en présentant une interlude où on retrouve un Pac Man complètement défoncé au crack. "The Bad Touch", qui s'est taillé une petite place dans nos charts nationaux, malaxe agréablement le disco. Autre morceau cu-culte : "The Ballad of Chasey Lain", lettre de fan à une star du porno, se révèle d'une efficacité redoutable. Donc, soyons clair : même s'ils se présentent comme des moins que rien, les Bloodhound Gang savent torcher une chanson aussi facilement que, euh, vous la voyez arriver, ma métaphore ? "Three point one four", d'une obscénité confondante, est un hymne en puissance. Elle en présente toutes les qualités : mélodie qui se retient immédiatement, paroles crues (how many girl do you know that can play harmonica with their pussies) à siffloter en se grattant les couil...euh, les lobes d'oreilles !

Attention quand même à l'indigestion : l'album est long, trop long pour ce type de musique. Les gars auraient mérité à être plus concis. Ils sont bien marrants, ces types, mais ils sont lourds, à la fin, comme un comique qui ne sait pas s'arrêter alors que l'assistance commence à bâiller. La formule lasse et il faut avoir le foie et la glande du bon goût musical solides pour prétendre se l'enfiler en une seule fois. Parfaitement conscients de leur stupidité et de la vacuité de leur production, le combo le clame en toutes lettres dans le dos de pochette : "No Reason to Live but we Like it That way". Version post-moderne du No Future ? ...Prout !

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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