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Critique d'album

The Blackwater Fever


The Depths


(22/03/2013 - - Swamp Blues Garage - Genre : Rock)
Produit par

1- When The Night Comes / 2- Can't Help Yourself / 3- Don't Fuck With Joe / 4- Now She's Gone / 5- Rat Eyes / 6- End Of Time / 7- Seven White Horses / 8- Tide Rider / 9- On My Mind / 10- Won't Cry Over You / 11- Over Broken Bones / 12- Oh Deceit / 13- Running Of The Wildebeest / 14- The Depths
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Les profondeurs du blues sauvage revisitées par un trio australien."
Marc, le 30/03/2013
( mots)

S'il y a un pays dont l'authentique singularité rock'n'rollienne n'est plus à démontrer, c'est bien l'Australie. Les Aussies, adeptes du rock bien burné façon AC/DC, se sont aussi faits les chantres d'un swamp rock teinté de punk ou de blues garage qu'ils n'ont cessé d'apprécier au fil des années à travers des groupes à forte personnalité : The New Christs, The Scientists, Beasts of Bourbon ou Nick Cave & The Bad Seeds, entre autres... The Blackwater Fever, un trio formé à Brisbane, pourrait bien devenir l'un d'entre eux. Pour preuve, ces héritiers, également imprégnés par l'univers de Tom Waits, ont ici l'audace de nous immerger à des profondeurs comparables avec The Depths, leur troisième album.

Ce qui n'était qu'un duo guitare-batterie à l'origine, est récemment devenu un trio avec l'apport d'un clavier-bassiste. De quoi instiller une sensible moiteur en ajoutant des touches d'épaisseur aux murder ballads et aux récits blues qui sillonnent leur nouvel album, entièrement enregistré par le groupe et mixé par son chanteur-guitariste, Shane Hicks. Il l'avoue lui-même, si elle comportait quelques risques, cette première tentative leur a donné l'avantage d'avoir le contrôle total de leur son, du début à la fin. A l'écoute de The Depths, le pari est réussi. Qu'il soit inspiré par une autre chanson ou la scène d'un film, le trio arrive à faire surgir une étincelle dans chacun de leurs morceaux à travers un riff ou une mélodie.

La voix de Shane, éraillée comme il faut, accompagne la rugissante et puissante atmosphère de "When The Night Comes" en nous y faisant plonger d'emblée tandis que la zombiesque post-grunge "Can't Help Yourself" réveille nos instincts rythmiques les plus primitifs. Si The Black Keys n'ont pas l'air bien loin avec "Now She's Gone", la murder ballad "Don't Fuck With Joe" nous avertit de son extrême dangerosité d'une façon encore plus roots. La nuit, le blues, les orages, les tromperies et les amours déçus se chargent d'animer la suite de cet opus où trois courts morceaux instrumentaux l'enracinent à l'aide d'une gratte distordue à souhait. Qu'elle soit bien grasse, réverbérée ou flamenco ("On My Mind") la guitare de Shane Hicks est l'élément principal qui donne du corps et toute la puissance à The Depths dont les 14 titres, concis et sans fioritures, en font un must du genre.

The Blackwater Fever porte définitivement bien son nom, les deux derniers vers de la chanson titre de l'album le confirment : "deep and it's dark, the depths of my heart / hard and it's cold, the depths of my soul". Si le bush peut aussi bien inspirer le blues que le bayou, en sus du soleil, de ses plages et de ses déserts, l'Australie a décidément tous les atouts atmosphériques du sud pour nous donner envie d'aller visiter les côtés bouleversants de cet autre hémisphère.

 

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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