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Critique d'album

Susanne Sundfør


The Brothel


(23/05/2011 - Gronland - Pop mystique / électro - Genre : Autres)
Produit par

1- The Brothel / 2- Lilith / 3- Black Widow / 4- It's All Gone Tomorrow / 5- Knight Of Noir / 6- Turkish Delight / 7- As I Walked Out One Evening / 8- O Master / 9- Lullaby / 10- Father Father
Note de 5/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Le nouveau joyau de la pop scandinave, aussi sombre qu'envoûtant."
Nicolas, le 14/04/2012
( mots)

Il existe encore des morceaux capables de flanquer la chair de poule dès la première écoute, dès les premières secondes, et "Lilith" procure immédiatement cet effet : électro baveuse et obnubilante, lyrisme glacé, arpèges de synthés ascensionnels, et surtout cette voix, cette voix incroyable, d'une pureté à couper le souffle, aigüe sans être irritante, douce sans être sucrée, puissante sans être assommante. Le pire, c'est que l'ensemble de The Brothel est de cette trempe, de la trempe d'un album d'exception, de l'un des rares que l'on va pouvoir écouter des centaines de fois et s'extasier à chaque note, chaque respiration.

Inutile de vous signaler qu'en France, Susanne Sundfør est une parfaite inconnue, ce qui n'est bien sûr plus du tout le cas dans sa Norvège natale, d'autant moins depuis la sortie de cet album fabuleux qui a mis tout le monde à genou. Le choc procuré par The Brothel fut encore plus immense qu'il s'est révélé pour le moins inattendu. En effet, la jeune demoiselle officiait jusqu'à présent dans une pop à voix simple et très classique dans sa délivrance : un piano, une guitare sèche, un micro, et rien de plus - ou presque. Si ces instruments sont toujours omniprésents dans le troisième album de la jolie blonde, il n'en laissent pas moins la vedette à des arrangements d'une grisante modernité, mi-organiques, mi-synthétiques, entre violons, flûtes, percussions, mais aussi et surtout claviers tintants, électro racée et boites à rythme aliénante. Le résultat final se révèle parfaitement évident dans son atypie, sorte de croisement entre l'avant-gardisme de Radiohead, la folie mystique de Florence and the Machine et les pop luminescentes de Björk et Sigur Rós,  tout en y ajoutant la patte si particulière de Susanne Sundfør riche en sonorités empruntées à la musique classique et parfois au jazz.

On passe ici de purs moments de flottements ouatés (comme sur le morceau titre, simple synthé-voix relevé par de magnifiques polyphonies nordiques sur violons, ou encore le conclusif "Father Father") en instants de déchaînement asphyxiant ("Lilith", ode hérétique transpercée par une électro imposante), le tout sans crier gare mais sans aucun choc ni violence. Chaque morceau comporte souvent deux ou trois parties distinctes (et peur même être purement instrumental, comme "As I Walked Out One Evening"), permettant au disque de respirer avant d'entamer sa nouvelle trouvaille sonore. "Black Widow" en est l'exemple typique, enchaînant tout en douceur a capela mystique et litanie piano-voix envoûtante, tandis qu'ailleurs les orchestrations classiques basculent subrepticement dans l'ombre avant d'être phagocytées par un synthétiseur chatoyant ("It's All Gone Tomorrow"). D'autres morceaux évoquent plus la musique folklorique norvégienne faite de marches et mélodies d'une troublante mélancolie ("Knight Of Noir", "Turkish Delight"). Mais ce qui impressionne par dessus tout dans cet album, c'est la performance vocale inouïe de Susanne Sundfør, balayant quatre octaves sans aucun problème pour atteindre parfois des aigus d'une pureté proprement surnaturelle ("O Master", époustouflant). La belle n'hésite pas à citer Jeff Buckley parmi ses influences majeures, et si les voix des deux sopranos ne sont pas exactement superposables, leurs performances au micro sont certainement de qualité équivalente.

Un journaliste de Dagbladet (un quotidien d'Oslo) a écrit il y a deux ans une phrase qui résume parfaitement l'impact qu'opère la découverte de cet album : "Sundfør est si douée que les autres artistes norvégiens vont pleurer en l'entendant, pas seulement parce qu'elle se situe à des milles au dessus d'eux, mais aussi parce que sa musique est d'une beauté renversante". A seulement 24 ans, Susanne Sundfør a signé avec The Brothel un pur joyau de pop scandinave sombre et exaltée qu'il serait indigne d'ignorer plus longtemps. Ce disque a par ailleurs réussi à raffler le titre de l'album le plus vendu en Norvège en 2010, preuve que les nordiques possèdent vraiment un sacré goût en matière de musique. Au fait, son quatrième effort solo vient de sortir ce 23 mars au pays des vikings, et promis, cette fois, on n'attendra pas deux ans pour vous en parler.

 

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Critique d'album

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