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Critique d'album

Supergrass


Life On Other Planets


(30/09/2002 - Parlophone - britpop - Genre : Pop Rock)
Produit par Tony Hoffer

1- Za / 2- Rush Hour Soul / 3- Seen The Light / 4- Brecon Beacons / 5- Can't Get Up / 6- Evening Of The Day / 7- Never Done Nothing Like That Before / 8- Funniest Thing / 9- Grace / 10- La Song / 11- Prophet 15 / 12- Run
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Le quatuor d'Oxford livre l'ultime témoignage de la britpop nineties."
Maxime, le 24/05/2011
( mots)

Trop hédoniste et modeste pour vouloir jouer des coudes et s’imposer sur le podium, Supergrass fut l’un des poulains les plus sous-estimés de l’écurie britpop. Sans doute parce qu’ils n’ont jamais envisagé l’aventure comme une compétition, Gaz Coombes et ses potes ont tranquillement fait le voyage en mobylette, pendant que ses comparses se toisaient d’un œil mauvais en faisant gronder le moteur de leur dragster. Voilà peut-être pourquoi le trio d’Oxford a traversé sereinement l’hécatombe post 97 en livrant dans la décennie précédente trois albums impeccables. En ce début de millénaire, c’est à peine si les lads lèvent un sourcil devant la révolution numérique de Radiohead et l’émergence des inoffensifs Coldplay et Travis, sourds aux effets de modes et aux nécessités absurdes de la sacro-sainte évolution. Indifférente aux velléités expérimentales de Blur et aux spasmes d’un Oasis à bout de souffle, la troupe entame une retraite ensoleillée sur la Côte d’Azur. D’où sort ce Life On Other Planets, ultime témoignage de la britpop nineties dont l’élan originel s’est perdu depuis des lustres.

Désormais quatuor avec l’arrivée du frangin Rob derrière les claviers, Supergrass reprend donc le débat comme en 1995, pour la dernière fois de sa carrière. Ce quatrième opus est en tous points conforme à l’orthodoxie de ses géniteurs et délivre donc sa ration de glam débraillé ("Za", "Can’t Get Up", "Funniest Thing"), de punk-rock cockney à la Buzzcocks ("Rush Hour Soul", "Never Done Nothing Like That Before") et de psychédélisme affable ("Prophet 15" et "Run" ferment le disque sur une odeur persistante de tarpé). L’humeur tourne volontiers à la rigolade. Gaz ânonne des rimes absurdes de sa voix de cartoon sur le ska burlesque de "Brecon Beacons", ailleurs la troupe entonne une balade enjouée au fond du tour bus, ambiance chaleureuse tape dans le dos plutôt que feu de camp ("Evening Of The Day"), ou déroule un boogie loufoque ("La Song"). Mais Supergrass ne se moque jamais de son auditoire, et en profite pour grossir son escarcelle de singles entêtants avec "Seen The Light", excellent exercice de pop extatique, et le lumineux "Grace", le "Lady Madonna" de ce début de millénaire.

Fantasque, ludique mais jamais dispersé, Life On Other Planets est à l’image du groupe : humble, jamais rasoir, souvent brillant. Les Oxfordiens perdront leur éclair de fantaisie sur le sombre Road To Rouen, avant de retrouver le mojo sur l’ultime Diamond Hoo-Ha. C’est avec un grand sourire embué de larmes qu’on est venu les applaudir une dernière fois lors de leur concert d’adieu en juin dernier à la Cigale. Au temps de faire son office à présent. Espérons que leur répertoire connaisse un destin similaire à celui des Kinks et qu’il soit enfin loué à sa juste mesure par les futures générations. En attendant que le public se rende compte de ce qu’il a loupé, la critique continuera de porter cette facétieuse formation à bout de bras. Pour une fois qu'elle n'a pas absolument tort…

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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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