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Critique d'album

The Cardigans


Gran Turismo


(20/10/1998 - Stockholm records - pop rock suédoise - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Paralysed / 2- Erase/Rewind / 3- Explode / 4- Starter / 5- Hanging Around / 6- Higher / 7- Marvel Hill / 8- My Favourite Game / 9- Do You Believe / 10- Junk Of The Hearts / 11- Nil
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Un superbe bijou glacé venu de Suède, et l'un des meilleurs album pop des 90's."
Nicolas, le 12/01/2008
( mots)

free music

A ce jour, plus personne ne peut douter de la qualité de la scène rock nordique. Si les Hives battent le haut du pavé au niveau du rock barré et bruitiste, ce sont bien The Cardigans qui représentent le fer de lance de la pop-rock suédoise, bien aidé en début de carrière par le choix de leur tube "Lovefool" pour tenir la tête de la BO de Romeo + Juliette. Depuis, la bande de Nina Persson a fait un beau bout de chemin artistique, raflant tous les succès sur son passage et s'assurant une belle crédibilité internationale. Mais si Long Gone Before Daylight et Super Extra Gravity sont sans aucun doute de très bons albums, ils n'arrivent cependant pas au niveau de leur chef d'oeuvre, Gran Turismo, composé juste après le succès du film de Baz Luhrmann. Comme quoi, la pression et la célébrité, ça a parfois du bon.

De façon étonnante, le premier single issu de cet album n'est pas très représentatif de la qualité de celui-ci. "My Favourite Game" est le seul morceau enlevé de la liste, et force est de constater qu'il est loin d'être transendant car plombé par son riff monolithique tombant un peu à plat. Seule l'inversion de style (couplet pêchu, refrain en douceur) a de quoi surprendre, mais c'est résolument ailleurs qu'il va falloir chercher l'exceptionnel. De fait, tout le reste de l'album est parfait !

Le travail sur les sonorités y est absolument remarquable, ce qui fait de Gran Turismo l'album le plus captivant et le plus expérimental des Cardigans. Dès le titre d'introduction, "Paralyzed", les consonnances froides des percussions et des synthés enveloppent l'auditeur dans un univers éthéré et fascinant, sublimé par la voix parfaite de Nina Persson. Puis le début du titre, planant et mélancolique à souhait, fait place à un couplet angoissant où les guitares crissent en s'autorisant des disconnances du plus bel effet, avec en arrière plan une basse ramassée, grésillante et traînante, qui va se retrouver tout au long de l'album : une marque de fabrique originale fichtrement convaincante. Dès lors la toile de fond sonore est tissée, et les tubes n'ont plus qu'à s'enchaîner. Avec en point d'orgue "Erase/Rewind", une balade d'une profondeur prodigieuse, évidente comme une source, poignante, touchante, une perle de douceur et de beauté : je crois que tout est dit. Pour elle seule, l'achat du disque s'impose. Par la suite, les suédois démontrent un savoir faire à toute épreuve, que ce soit sur les mélodies travaillées portées par le cristal vocal qu'est Nina ("Explode", "Higher", "Junk Of The Hearts") ou sur les pépites pop-rock ciselées avec minutie et délicatesse ("Starter", "Hanging Around", "Do You Believe"). Chaque titre envoûte et surprend, comme "Hanging Around" et son changement de tonalité en plein refrain, qui n'empêche pourtant pas la chanson de retomber sur ses pattes sans aucun problème. La quantité d'émotions brassées par ce disque est ahurissante, chaque son et chaque inflexion vocale suscitant un nouveau sentiment, aboutissant à une profondeur d'écoute rarement égalée dans un album pop.

Il est souvent plus facile de se laisser tenter par les nouveautés musicales : quoi de plus simple que de se faire emporter par la vague du grand nombre, de la frénésie consommatrice, de l'engouement populaire et des critiques du moment. Quoi de plus attirant que le buzz. Parfois, cependant, on se rend compte que le passé regorge d'oeuvres autrement plus consistantes, et restant terriblement actuelles malgré le poids des années. A ce jour, c'est bien simple : Gran Turismo n'a pas pris une ride et pourrait sans aucun problème tenir la dragée haute à toutes les récentes productions pop-rock de ce début de millénaire. En clair : un excellent album, l'un des tous meilleurs des années 90 dans le genre, à (re)découvrir de toute urgence, et une parfaite entrée en matière pour se plonger dans la discographie éclectique de cette crème suédoise.

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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