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Critique d'album

Stephin Merritt


Obscurities


(23/08/2011 - Merge - - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Forever And A Day / 2- Rats in the Garbage of the Western World / 3- I Don't Believe You (7-inch Version) / 4- Plant White Roses (Buffalo Rome Version) / 5- Rot in the Sun / 6- The Sun and the Sea and the Sky / 7- Yet Another Girl / 8- Scream (Till You Make the Scene) / 9- The Song from Venus / 10- Beach-a-Boop-Boop / 11- When I'm Not Looking, You're Not There / 12- Take Ecstasy with Me (Susan Anway, vocal) / 13- When You're Young and in Love / 14- You Are Not My Mother and I Want to Go Home
Note de /5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Les trésors cachés de Stephin Merritt."
Pierre D, le 10/03/2012
( mots)

N'en déplaise à Pitchfork, personne ne connaît Stephin Merritt. L'homme est derrière l'un des meilleurs groupes de ces dernières années, à savoir The Magnetic Fields, mais personne n'est au courant de l'existence dudit groupe (à part Pitchfork donc). Alors quand paraît un recueil de chansons inédites intitulé Obscurities on se demande à qui le disque peut bien s'adresser. Il s'agit évidemment de ne pas bouder son plaisir. Avec The Magnetic Fields Merritt a sorti des albums fabuleux (69 Love Songs, Distortion) sans que personne ne s'en aperçoive et aujourd'hui avec Obscurities on revient à ses débuts, lorsqu'il utilisait les synthétiseurs à outrance et enterrait sa voix en-dessous.

Clairement il n'y a rien dans Obscurities qui ait autant de valeur que l’œuvre de Merritt avec les Magnetic Fields. Si vous n'avez jamais entendu leur corpus on ne saura que trop vous conseiller d'aller écouter I ou Holiday pour vous faire une idée de son talent. Obscurities ne s'adresse pas aux nouveaux venus mais il constitue pour les fans une formidable curiosité. Holiday sonnait presque folk tandis que Distortion était un pastiche très réussi des Jesus And Mary Chain. Obscurities regroupe des raretés, des inédits. Ce sont assurément les titres les acoustiques qui s'en tirent le mieux. "Plant White Roses" est décrit par Merritt comme une parodie de Patsy Cline mais l'homme est tellement doué que même lorsqu'il écrit quelque chose sur un coin de table il aboutit à une chansons magnifique. "The Sea, The Sun And The Sky" est d'une simplicité biblique dans son dénuement et la voix de baryton de Merritt emporte tout sur son passage. Car en plus d'être un compositeur doué, Merritt est un grand chanteur. Une voix grave, entre détachement acerbe et tendresse naïve ("Forever And A Day"), une voix d'homme pour faire pleurer les femmes. On lui reconnaîtra au passage un humour dévastateur puisqu'il compare "The Sea, The Sun And The Sky" à "a Germanic hymn to nature, as directed by Leni Riefenstahl". Merritt arrive sans cesse à l'évidence mélodique ("I Don't Believe You") sans que cela semble lui demander le moindre effort.

Mais avec toute la considération qu'on doit à leur auteur, beaucoup de ces chansons ne sonnent que comme un potentiel à développer. Dès que les synthés entrent en jeu (c'est-à-dire à peu près tout le temps), l'ensemble paraît daté, gâché par des arrangements malheureux ("Scream (Til You Make The Scene)"). Les instruments synthétiques vont jusqu'à régulièrement couvrir la voix ("Rats In The Garbage Of The Western World") et on finit par se tourner vers les versions acoustiques et dégraissées de ces chansons quand elles existent ("I Don't Believe You" sur I). Il n'y a là rien de dramatique et l'ensemble reste très plaisant, génial par moments, mais l'impression de frustration demeure.

Obscurities n'intéressera que les fans mais ceux-ci seront comblés de découvrir des versions alternatives des chansons qu'il connaissent déjà, des titres rares issus des multiples projets de Merritt (The 6ths, The Gothic Archies). Les autres feraient mieux de débuter avec l’œuvre classique des Magnetic Fields avant de découvrir Obscurities.

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