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Critique d'album

Sparta


Porcelain


(13/07/2004 - Geffen - Rock Indé - Genre : Rock)
Produit par

1- Guns Of Memorial Park / 2- Hiss The Villain / 3- While Oceana Sleeps / 4- La Cerca / 5- Breaking The Broken / 6- Lines In The Sand / 7- End Moraine / 8- Death In The Family / 9- Syncope / 10- Tensioning / 11- Travel By Bloodline / 12- P.O.M.E. / 13- From Now To Never / 14- Splinters / 15- Farewell Ruins
Note de 3/5
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Note de 2.0/5 pour cet album
"Même avec ce second album Sparta ne parvient pas à faire oublier At The Drive In"
Maxime, le 29/03/2006
( mots)

Rock et mathématiques ne font décidément pas bon ménage. Prenons At The Drive In, excellent groupe de post-hardcore remettant au goût du jour et avec bonheur la furie des Fugazi. Faites-le splitter et répartissez ses membres dans deux formations distinctes. Qu’obtient-on au bout de l’équation ? The Mars Volta, quintet prog-rock pompeux et surfait, arrachant larmes et louanges de leurs auditeurs ébahis parce que le titre de leurs chansons ne se trouve pas dans le dictionnaire, et Sparta, insipides rejetons s’acharnant à fourbir de la power-pop énervée. En menant cette division castratrice, le combo d’El Paso a rompu l’équilibre de sa formation originelle, laquelle tempérait ses penchants alambiqués par une certaine urgence, tout en nourrissant son punk d’expérimentations bienvenues. En engendrant deux rejetons difformes, l’un complètement autiste, l’autre transparent au possible, la montagne a accouché de deux petites souris.

Formé aux trois-quarts par des ex-membres d’At The Drive In, auquel vient s’adjoindre Matt Miller à la basse, Sparta se fait donc le chantre d’un rock véloce et pugnace, empruntant parfois au punk. Leur premier album sorti en 2002, Wiretap Scars, grosso modo du même acabit, nous avait fait espérer des progrès possibles. Provenir d’un glorieux combo, ça fait certes beau sur un C.V., encore faut-il que le groupe prouve qu’il peut grandir en dehors de l’ombre de ce prestigieux passé. Ça n’est malheureusement pas le cas et Porcelain enfonce encore un peu plus le clou de la déception. S’il faisait office de chœurs délicieusement rageurs lorsqu’il balançait des "Cut Away ! Cut Away !" dans "One Armed Scissor", Jim Ward peine à convaincre passé au premier plan. Son chant, à la limite de la fausseté, n’atteint jamais la puissance que ses chansons requièrent. Du coup, toute l’apocalypse mineure qu’il tente de déployer avec ses sbires est tuée dans l’œuf.

Les compos ne sauvent pas beaucoup l’affaire, Sparta manquant cruellement d’une identité sonore forte. On navigue, ou plutôt dérive, entre rage factice farcie de saturations ("Guns Of Memorial Park", "La Cerca"), titres houleux ballottés par une rythmique qui donne le mal de mer ("Splinters", "End Moraine") et élans lunatiques en accalmie/explosion que personne n’ose plus proposer depuis Nirvana ("Lines In Sand", "From Now To Never" -plus de 8 minutes !- avec qui on frôle l’indigestion). Collectionnant 14 titres construits plus ou moins sur le même modèle, Porcelain plonge rapidement dans les affres de l’ennui et de la répétition. Le pire, c’est qu’à aucun moment Sparta n’est réellement mauvais. Leurs compos ne blessent ni n’enchantent l’oreille. Tout reste dans une espèce de constance besogneuse. Aucune faute de goût, aucune étincelle de génie de viennent surprendre l’écoute. Le tableau est pourtant loin d’être désastreux : Paul Hinojos nous montre qu’il a quand même de beaux restes en pimentant certains de ses riffs par des accents hispanisants assez rafraîchissants ("Splinters"). Mais le mérite revient avant tout à Tony Hajjar qui armé d’une frappe bien musclée, vient donner un peu de tonus à cette mixture incolore.

Finalement, c’est en les comparant à leur ancienne formation que les petits gars s’en sortent le mieux. "Hiss The Villain", "Travel By Bloodline" passent comme de correctes faces B d’At The Drive In. On pourrait alors se dire que l’énergie qu’ils déploient se prête davantage à l’exercice live. Malheureusement, pour les avoir vu à deux reprises (en première partie de Queens of the Stone Age puis de Ash), les lacunes pointées sur disque se répercutent sur scène. Encore une fois, seule la batterie combat la monotonie de titres qu’on oublie aussi rapidement qu’un clip de clubbing diffusé la nuit sur M6. Sans doute Sparta doit-il sa survie à des fans inconsolables d’At The Drive In désireux de retrouver dans ce groupe des miettes du génie de leur combo favori. Mesdemoiselles, Messieurs, il est temps de faire votre deuil…et de passer à autre chose.

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