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Critique d'album

Rival Sons


Hollow Bones


(10/06/2016 - - Blues-hard rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par

Note de 4/5
Vous aussi, notez cet album ! (33 votes)
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Le quatuor californien est revenu là où on ne l’attendait pas, avec une gnaque moins évidente mais tout aussi dévastatrice."
Fanny, le 10/06/2016
( mots)

Après le succès en demi-teinte de Great Western Valkyrie , les californiens de Rival Sons reviennent sur le devant de la scène avec un nouvel opus, Hollow Bones, doté d'un artwork aussi allégorique qu’animal né des doigts de fée de Martin Wittfooth. A son  habitude le quatuor s’est imposé une vitesse d’écriture, de composition et d’enregistrement pour le moins déraisonnables : 30 jours pour boucler le projet au LCS Studios de Nashville, entre deux concerts.  Le résultat est-il de l’ordre du bâclé/expédié ou de l’inspiré/novateur ?


Pour filer la métaphore animale, le lion aurait été un choix d’artwork plus adapté.  Jay Buchanan n’a plus la fièvre ravageuse de Pressure and Time, et le groupe a pris une direction artistique plus détachée de ses racines Led Zeppeliennes, bien que l’influence du mastodonte britannique soit toujours audible sur certains titres, dans les envolées de Scott Holiday ou le doigté de Mike Miley. Le chanteur a-t-il atteint ses limites vocales, ou appris à doser son énergie et l’intensité de son chant ?


Car cet album est tout en nuances et complexité. On est à la fois happé par un rock brut et agressif très « retour aux sources » ("Hollow Bones pt.1"), puis surpris à l’écoute de sonorités jazzy sublimant la voix feutrée de Buchanan – on pense ici à "Tied Up" et l’alliance clavier/breaks de batterie tout en douceur et sensualité  –, avant de sombrer dans une soul assumée à travers cette revisite de "Black Coffee", qui nous transporte au cœur d’un gospel avec ses chœurs, son rythme marqué au tambourin, ses claquements de mains, et cet orgue enivrant. Mais la force de Hollow Bones réside également dans le fait que les Rival Sons ne s’égarent pas, et parviennent à insuffler du rock dans tout ce qu’ils touchent, à travers des riffs entêtants, des solos envoûtants ("Hollow Bones pt.2", "Fade out"), et la puissance de jeu de Mike Miley. Les morceaux sont parfois courts, parfois très construits ; "Hollow Bones pt 2" à lui seul mérite deux ou trois écoutes tant ses sonorités sont riches, la voix de Buchanan évoquant presque Sting dans ses intonations, portée par une guitare tout en reverb et un rythme nerveux, avant de reprendre possession de son vibrato puissant, puis de nous gratifier d’une démonstration a capella, en rupture totale avec le solo démentiel de Scott Holiday.


S’insère parfois une dimension presque mystique aux compositions, notamment à l’écoute de ce refrain surprenant de "Thundering Voices", qui flirte avec des sonorités amérindiennes étonnantes. Les thèmes de la religion, la création, l’amour sont omniprésents, et récurrents dans les textes de Buchanan. Et c’est d’ailleurs dans cette balade dépouillée et romantique qu’est "All I Want" que l’émotion transpire, à travers la voix brisée de ce frontman habituellement si sûr de lui, un accompagnement instrumental à peine perceptible, qui pourrait faire office d’un "Moon river" moderne. Par comparaison, "Only One" présente sur Pressure and Time transmet une énergie incontestablement plus brute et rageuse, alors qu’elle y tenait le rang de balade.


Tout bien considéré, la figure du loup paraît plutôt bien assortie à cet album. Le quatuor californien est revenu là où on ne l’attendait pas, avec une gnaque moins évidente mais tout aussi dévastatrice. Et quel pied !


 

Avis de première écoute
Note de 3/5
Un album contrasté et déroutant où les Sons contiennent leur habituelle explosivité à des fins d'un blues rock plus épuré. Mais si l'on retrouve par instants la folie ravageuse du groupe ("Black Coffee"), voilà un disque plutôt convenu. Les riffs de guitare sont tous les mêmes, les vocalises des refrains peu inspirées et il manque à Hollow Bones un atout majeur: un énorme morceau. Rien de mauvais. Rien de transcendant non plus.
Commentaires
Neum, le 10/07/2016 à 09:55
On dit des "Rival Sons" ce qu’on a eu dit de feu les "Black Crowes" : les héritiers des "Led Zep" et autres figures des 70’s, parce que leur musique, et d’évidence, sonne de ce rock enfiévré, sonore comme du mono, grésillant, psyché à ses heures, aux notes aussi aiguës que l’utopie de l’époque, aussi amples et en choeur que les pattes d’eph’, aussi électriques et surtout rythmiques qu’une transe. Certes. C’est légitime, c’est mérité : dans ce registre, ils sont les frères d’armes, fabuleux, des autres fils spirituels du genre : les ”Wolfmothers". Seulement le fait est que les "Rival Sons", contrairement à ses collègues de scènes, ont tendance à beaucoup s’éparpiller : ne pas être linaire ni monocorde, comme d’autres sont mono-maniaques, est une excellente chose, mais ils poussent le principe, sinon le concept, jusqu’à s’écarteler eux-mêmes dans des registres qui ne s’associent pas forcément, qui ne se complètent pas parfaitement mais au contraire qui parfois se diluent sinon parasitent quelque peu leur identité, la définition, la reconnaissance même de leur musique. On entend d'ici les jusqu’au-boutistes-fans obtus vociférants, comme une référence absolue, le fait qu’ils sont formidablement ”inclassables”, alors même que ce peut être aussi vu comme une limite avec laquelle ils flirtent depuis le début : ils aiment visiblement tout ce qui gravite autour du rock 70’s et n’hésitent pas ainsi à faire du Kinks, du Doors, de la Motown, du Cream, du Blues, de la Soul, de la folk hippies, etc…, en plus du rock emblématique de l’époque. Et ce n’est ici qu’un rapide condensé symbolique. En un mot comme en cent, il faut choisir quel Rival Sons on aime, ce qui force à un tri, car selon la sélection faite, leur discographie produira une sélection de titres plus ou moins longue… Sur les 50-55 titres disponibles, j'en écoute 30-35. Preuve en est, ce dernier opus : ”Hollow Bones”, dans lequel le premier single éponyme - fantastiquement rock - est en contradiction avec le second ”All that i want”, d’un pur acoustique à la Bob Dylan, ultra mélancolique… Ce sera donc ”à vous de voir” comme on dit. Ce distinguo état posé, il reste qu’une fois votre choix fait, les Rivals Sons ne se contenteront pas d’être écoutés, mais bel et bien de vous faire vibrer : ils vont vous faire retrouver le goût de la musique, la vraie, et partant, vous la faire vivr
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