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Critique d'album

Rival Sons


Feral Roots


(25/01/2019 - - Blues-hard rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Do Your Worst / 2- Sugar on the Bone / 3- Back In The Woods / 4- Look Away / 5- Feral Roots / 6- Too Bad / 7- Stood By Me / 8- Imperial Joy / 9- All Directions / 10- End of Forever / 11- Shooting Stars
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Il était temps de découvrir les racines sauvages d'un arbre aussi resplendissant ! "
François, le 05/02/2019
( mots)

  Rival Sons, c’est une histoire d’amour qui s’est commencée en live, là où le groupe brille le plus : des prestations exceptionnelles, un chanteur à la voix puissante incarnant complètement chaque titre, Scott Holiday qui changent de guitare pour un oui ou pour un non … Découverts lors de la première édition du  Rablin’ Man Fair en 2014 (immense festival anglais de classic rock, prog’, blues …) où ils jouaient juste après The Temperance Movement pour la promotion de leur quatrième album Great Western Valkyrie (leur meilleur … jusqu’à présent), ce fut un bonheur de les revoir dans une longue première partie pour la tournée de Deep Purple (2015) et, en tête d’affiche, pour leur Teatro Fiasco Tour afin de jouer Hollow Bones sur scène (2016). Le but n’est pas de raconter toutes mes expériences de concerts, mais de rappeler que pour le mélomane passionné de musique rock,  vivre sa passion c’est également nouer un rapport intime avec la musique vivante. Et, by Jove, quelle explosion de vitalité chez Rival Sons


Mais le groupe ne brille pas qu’en live, celui-ci ayant en effet réussi à faire un sans-faute depuis leur premier album (Before the Fire, difficilement trouvable car seulement vendu lors des concerts à un prix assez élevé), proposant en 2016 un Hollow Bones court mais intense. La pochette de ce dernier, avec ce loup blanc voyageant dans une forêt de corail chamarrée aux couleurs pastel, crachant son nuage, était vraiment magnifique. Feral Roots reste dans la thématique canine : une chienne allongée au bord d’un marais, entourée de nombreux oiseaux, alimente en lait (!!!) cette étendue d’eau. Les couleurs sont vraiment resplendissantes, et il faut souligner l’effort dans la confection de la pochette, dont l’absence de la moindre trace d’écriture (ni titre, ni nom de groupe) permet de profiter pleinement de l’ensemble de l’illustration s’étendant, comme dans certaines œuvres de 70’s, sur l’avant et l’arrière. Est-ce une allégorie de la louve de ces deux frères ennemis que furent Remus et Romulus, "rival sons" du passé ? Est-ce la matrice des racines sauvages évoquées dans le titre de l’album ? 


Venons-en à la substantifique moelle, c’est-à-dire la musique en elle-même. Le contenu de l’album avait déjà été en partie dévoilé avec une palanquée de titres déposés sur la toile puisque quatre (sur onze) d’entre eux ont eu le droit à une vie avant la sortie du 25 janvier. N’y allons pas par quatre chemin, ils avaient convaincu un grand nombre d’auditeurs et de fans, allant du très bon à l’excellent dans un ordre croissant en qualité. Tout d’abord, deux titres rentre-dedans mais avec la pâte reconnaissable de Rival Sons, "Do You Worst" et son refrain calibré pour les concerts puis "Back in the Wood" avec son intro percussive à la [g]Motörhead[/g] (la comparaison s’arrête là). Sur ce dernier, Jay Buchanan déploie tout son talent de chanteur servi par un riff volontiers dissonant : on reste seulement circonspect sur les chœurs dans le refrain, mais le titre est excellent. Dans cette lignée, on peut souligner le sublime "Too Bad" et dans une moindre mesure, le sympathique "Sugar on the Bone" qui est un peu convenu dans une approche plus moderne du rock. De même, "End of Forever" reprend cette force sauvage en louvoyant dans des contrées plus calmes, contraste qui permet de donner un bon relief à ce titre très rivalsonien. 


Les deux autres compositions révélées en amont sont les deux pièces maîtresses de Feral Roots, le morceau éponyme, et l’exceptionnel – et bouleversant – "Look Away". On retrouve encore sur les titres plus heavy les influences de Led Zeppelin jamais réellement cachées (le solo de "Back in the Wood") mais de plus en plus fondues dans un son propre au groupe. Seulement, dans « Look Away », c’est également les allusions aux titres tels "The Battle of Evermore" ou "Ten Years Gone" qui sont audibles. Son introduction acoustique orientalisante puis le départ sur un riff plus électrique, le refrain hyper accrocheur, nous rappellent qu’est vraiment face à une pièce maîtresse de l’œuvre du groupe. Quant à "Feral Roots", lui aussi dévoilé avant la sortie, on reste sans voix à l’écoute de cette introduction acoustique parsemée de quelques notes discrètes ci et là … Buchanan maîtrise à la perfection sa voix dans un style plus tamisé. Là encore, on retrouve le son de Led Zeppelin ("Ten Years Gone" a la même structure), réaffirmant, si le jeu de mot m’est permis, leur côté Revival Sons. Cette même touche est sensible sur « All Directions » qui est hélas clairement en deçà de ces prédécesseurs (son refrain surtout, un peu niais avec une orchestration au violon …). 


Le défaut du disque est d’avoir dévoilé ce qu’il avait de meilleur avant la sortie, et en ce sens, de posséder une deuxième moitié (après "Too Bad") plus faible. Enfin, cela reste une histoire de goûts et surtout, relatif à la qualité exceptionnelle de la première partie. Néanmoins, le côté plus grand public de "Stood By Me" dans la veine Motown (avec un Buchanan hurlant dans une de ses pires prestations à mon sens) ou le final en gospel (bien que l’exercice soit concluant et qu’il soit idéalement placé en fin d’album) m’ont laissé un peu moins enthousiaste. Mais même dans ces morceaux moins bien pensés, on peut trouver des moments de grâce. "Imperial Joy" par exemple,  reste sympathique mais un peu trop calibré grand public. Pourtant, il dispose d’un vrai solo, chose rare pour le groupe, et un solo à la pâte Holiday des plus pures. Nous avons déjà évoqué les défauts de "All Directions" plus haut, et dans ce titre aussi nous avons le droit à une dernière minute de folie guitaristique. 


Certains pourront trouver ces reproches un peu sévères mais on a le droit d’être exigeant avec Rival Sons, groupe talentueux qui vient de produire à nouveau un grand, très grand album. Ces petits bémols ne doivent donc pas détourner les amateurs et encore moins ceux qui découvriraient le groupe par cette voie. Feral Roots est tout bonnement l’une de leurs meilleures productions, mais ça fait trois albums qu’on y est habitué. Autant vous dire que la place est prise depuis longtemps pour leur tournée française de février. 


   

Commentaires
juan, le 19/02/2019 à 13:20
Bonjour, bonne chronique, de mon coté mon album préféré reste "great western.." plus rock à mon gout, j'ai accroché moyen pour "hollow bones" même si je le trouve très bon mais moins pêchu on dira, bref j'ai bien aimé celui ci à partir de la 3éme écoute mais contrairement au commentaire précédent je trouve qu'a partir de la 10éme on se lasse trop vite de ses refrains aux faux airs d’hymnes qui vont faire leur effet en concert mais "gavent" en tout cas pour moi sur le long terme. Je crains un peu pour le prochain album j’espère qui ne vont pas nous la faire a la "black keys" ou à " l'arctic monkey" et tomber dans une soupe insipide sous prétexte d’évolution. Bien entendu tout cela reste un ressentis perso et en aucun cas je ne me permets d’être juge sur la qualité intrinsèque de tous ces artistes. bien a vous
MaximeL, le 05/02/2019 à 17:52
Suis assez d'accord avec l'ensemble de cette excellente chronique ; même si j'aime beaucoup "Stood by me" et ses accents Rollins Stones (j'entend Miss you dans le riff de guitare perso...). Je suis beaucoup moins client du dernier titre, trop gospel pour le coup. Mais dans l'ensemble, super album, moins aguicheur qu'Hollow Bones sans doute, mais avec une durée de vite bien supérieure à mon avis.
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Très bon album
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Critique d'album

Rival Sons


Hollow Bones


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