↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Red Hot Chili Peppers


The Getaway


(17/06/2016 - Warner - Funk-Rock - Genre : Rock)
Produit par Danger Mouse

1- The Getaway / 2- Dark Necessities / 3- We Turn Red / 4- The Longest Wave / 5- Goodbye Angels / 6- Sick Love / 7- Go Robot / 8- Feasting on the Flowers / 9- Detroit / 10- This Ticonderoga / 11- Encore / 12- The Hunter / 13- Dreams of a Samurai
Note de 3.5/5
Vous aussi, notez cet album ! (48 votes)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 1.5/5 pour cet album
"C'est à se demander s'ils s'arrêteront un jour"
Nicolas, le 27/06/2016
( mots)

Certains détails ne mentent pas. Comme lorsqu’en cherchant la meilleure façon d’aborder ce Getaway, on en vient à envisager une comparaison avec un album auquel Frusciante n’a pas participé, en l'occurrence One Hot Minute, puis qu’on se rende compte avec effroi qu’après deux écoutes de ce classique, on n’a plus du tout, mais alors plus du tout envie de retourner se farcir le petit dernier.


Revenir sur la déliquescence artistique dans laquelle se trouvent plongés les Red Hot Chili Peppers n’a que peu d’intérêt, on vous renverra au réquisitoire brossé à l’époque d’I’m With You en se contentant de signaler, à toutes fins utiles, que rien n’a changé depuis 2011. Autrefois personnalités musicales truculentes éprouvant des envies d’émancipation et d’élévation, les piments rouges, qui n’ont plus de chauds et d’épicés que le nom, se réduisent désormais à une envie d'exister dénuée de la moindre personnalité. Les Kiedis, Flea et Smith sont lessivés, essorés depuis au moins 2002, voire 1999 pour les moins tolérants d’entre nous. En cela, on peut au moins reconnaître à John Frusciante le mérite d’avoir su dire stop, d’avoir refusé de poursuivre la mascarade routinière de ces rock stars décaties se rendant en studio ou jouant au stade comme d’autres pointeraient au Pôle Emploi : par dépit et/ou par habitude. Le choix, pour le remplacer, du transparent Josh Klinghoffer ne fait qu'entériner la carence d’un projet dévalant sans frein une pente indolente jusqu’à une future sortie de route dénuée de gloire.


Et rien ne pourra y faire. L’entourloupe visant à nous faire croire qu’entourré d’un bon producteur, un groupe serait capable de se galvaniser ne tient pas la route une seule seconde. Si Rick Rubin n’a jamais été connu pour pousser ses divers protégés dans leurs ultimes retranchements, imaginer que Danger Mouse et quelques tours de passe-passe puissent engendrer un miracle n’a aucun sens. Même sculpté avec minutie et enduit d’un verni rutilant, un étron reste un étron, et comme la matière de The Getaway est la même que celle ayant servi à concevoir I’m With You, Stadium Arcadium et By The Way, le résultat est peu ou prou identique. Une espèce de funk-pop ventripotente et molle du slip, tantôt gluante comme une guimauve qui serait restée fondre au soleil, tantôt s’accrochant à certains axiomes autrefois magnifiés mais semblant désormais irrémédiablement hors d’atteinte. Que sont les Red Hot aujourd’hui si ce n’est une entreprise impersonnelle vouée à s’auto-plagier pour tenter de séduire les générations n’ayant pas encore écouté Blood Sugar Sex Magic ? Sauf qu’à l’époque, il y avait de l’allant, de l’énergie, du style, du groove, de la dope et du sexe. Même les titres lents des 90’s estampillés RHCP transpiraient la classe, l’envie, l’excitation tellement les quatre hommes épiçaient leurs compositions de vécu et de stupre. The Getaway, lui, ne fait pas transpirer le moindre pore de peau. À son écoute, on aurait presque envie d’enfiler une petite laine, histoire de ne pas attraper froid.


A partir de là, s’autoriser à dresser l’oreille en entendant la ligne de basse tonique - mais d’une confondante normalité - de “Dark Necessities” (compter aussi sur un petit up en fin de “Goodbye Angels”), l’enrobage synthétique daft-punkien de “Go Robot” ou les allants jazzy de “Feasting On The Flowers” ne nous empêchera pas de sombrer immanquablement dans l’ennui face à cette longue collection de titres mollassons, poseurs et creux. Savoir que Klinghoffer joue de la basse sur “The Hunter” ou qu’Elton John est au piano sur “Sick Love” nous en touchera une sans faire bouger l’autre. Et lorsqu’arrive le seul morceau potable parmi les treize ici proposés, “Encore”, sympathique balade contemplative, il est déjà beaucoup trop tard. Le reste du disque, faisons bref, n’a strictement aucun intérêt. Aucun. Ni remarquable, ni médiocre, simplement anecdotique, banal, insignifiant. Trivial. L’écoute de The Getaway ne suscite ni passion, ni haine, elle passe par une oreille en ressortant par l’autre, sans provoquer ne serait-ce qu’un tout petit début d’érection. Rien à voir avec les orgies priapiques auxquelles nous avaient habitué les Red Hot Chili Peppers dans les 90’s.


Mais même indépendamment de leur statut de gloire passée, les RHCP pourraient encore, malgré le poids des années, être capables d’enthousiasmer même par intermittence. Nous en sommes loin, et plus le temps passe, plus nous pouvons, plus nous devons faire le deuil de ces ex-joyeux libidineux. Il n’y aurait plus qu’un souhait à formuler : que ça s’arrête, et vite. Hélas, tels que nous sommes partis, les auspices nous prévoient au moins quatre ou cinq albums de cet acabit d’ici les soixante-dix ans de Flea. Ne nous leurrons pas : nous n’en avons hélas pas terminés avec les Red Hot.

Note de 2/5
The Getaway est un disque détestable si on le confronte à ce qu'on peut attendre des Red Hot. Flea surnage au milieu d'un ensemble de morceaux sans aucun groove, très monotones, très pâles même. Kiedis au micro donne l'impression d'avoir écrit 11 textes, mais un seul air pour les chanter tous. Mais si The Getaway est complètement dénué de toute trace du son signature Red Hot Chili Peppers, il développe quelques expérimentations intéressantes qui surprennent. Peut-être que The Getaway mérite qu'on lui laisse plusieurs chances pour se détacher des attentes qu'on a de la part du groupe et se concentrer sur ce que les morceaux proposent réellement.
Note de 1/5
Un album complètement anecdotique. Musicalement, le groupe tourne en rond en proposant des morceaux d'une mollesse à en faire pâlir une limace. Artistiquement, Kiedis s’apitoie péniblement en contant des pseudos peines de coeur. La guitare est toujours nulle, Flea semble absent, seul Chad Smith surnage au mileu de cette mélasse pop indigente. The Getaway ne vaut rien et mais permettra aux vendeurs d'ascenseur de remplacer leur actuelle bande-son. Seul point positif: le raton-laveur sur la pochette est mignon.
Note de 2/5
Avait-on grand chose à attendre de ce nouveau Red Hot... Dark Necessities et The Getaway se laissent écouter, Flea soutient à peu près la baraque, Chad Smith fait toujours du bon boulot, mais les RHCP n'ont plus de chaud que le nom, et ne sont sur cet opus que l'ombre de ce qu'ils avaient pu bâtir. Où est le vrai funk rock venant des tripes? Il y a sans doute plus à dire sur cet album, qui, certes, apporte une certaine finesse au son des Red Hot (Dreams of a Samurai et des arrangements jazzy étonnants fait sans doute partie des titres les plus intéressants de l'album), mais le vrai reproche pouvant lui être adressé en première écoute est l'absence totale d'envolées, de montées d'adrénalines si bien exécutées par le passé, y compris sur des titres "calmes" des RHCP (Venice Queen, Don't Forget Me). Certains estimeront qu'il s'agit d'une prise de risque : après tout, les Red Hot estiment peut-être avoir fait le tour de leur style musical d'antan, et souhaitaient sans doute éviter de tomber dans l'écueil de la redite. Mais le message qu'ils ont tenté de délivrer à travers cet album reste obscur à mes yeux, et l'émotion n'est pas au rendez-vous.
Commentaires
Mosca, le 01/12/2016 à 01:25
Triste, déçue et entièrement d'accord avec les autres commentaires. Si un petit groupe régional avait sorti ces morceaux, il l'aurait peut-être vendu à 3 exemplaires (Les parents, la sœur et le tonton). Bref, je ne l'ai peut-être pas assez écouté ou j'ai trop écouter les anciens albums et je m'attendait à autre chose. Pour l'instant, je le trouve monotone, vide, longuet, ennuyant... Je suis fan des autres albums sans exception, aucune, et si je devait choisir un seul et unique album ce serait sans hésiter "Blood Sugar Sex Magik" Du grand Red Hot avec une coloration, une chaleur, une envie d'aller au bout, une envie de faire de LA musique.......... rien avoir avec ce dernière album !
Pedro, le 10/10/2016 à 13:06
Les Inrocks, vous êtes aussi pathétiques que vos goûts musicaux sont douteux. Déjà, musicalement "Encore" est loin d'être au niveau de The longest wave ou même Sick Love, ensuite arrêtez de fumer la moquette en écoutant Christine and The Queens et rendez vous compte que les red hot ne sont plus les mêmes depuis que Frusciante est parti. D'ailleurs, ils n'étaient déjà pas les mêmes pendant Californication et pendant BSSM. Pourtant ils se sont relativement renouvelés, Flea a pris des cours de piano et on n'a jamais autant entendu de sons nouveaux (des claviers ou même des sonorités électro) dans un autre album des red hot que dans celui là. Vous montrez une mauvaise foi indigne de votre statut et de votre influence
Mosquito, le 10/10/2016 à 09:22
Pour ma part, cet album tourne depuis une semaine dans ma voiture et mes longs trajets quotidiens et je vous avoue qu'après quelques lectures, vous êtes accorché au point de ne plus vouloir changer sa playslist. ce n'est pas du Red Hot pur jus mais cet album, je le kiffe.
patpatahiti, le 09/09/2016 à 22:21
les critiques n'écoutent qu'eux même, le public fait le reste, regardez pourquoi tous les concerts sont full en europe et ailleurs.... pas de nostalgie , que du plaisir, mort aux cons et vive la musique qui nous plait et nous fait vibrer. long life aux red hot
RadioCortex, le 31/07/2016 à 12:20
"Une espèce de funk-pop ventripotente et molle du slip"... pas mieux ! :D
El_Gringo, le 05/07/2016 à 16:18
"Detroit" mérite pleinement sa place dans les albums des années 90s du groupe . Bon, je vous l'accorde ça ne fait que 1 chanson sur 13 mais c'est déjà ça :)
Etienne, le 28/06/2016 à 22:57
Il est encore pire qu' I'm With You cet album. Il n'y a rien de rien de rien... Pas un brin de musique, de rythme, de sens ou quoi que ce soit de tangible. En live c'est la catastrophe. Sur les 40 minutes de concert au Grand Journal, seuls Give It Away et Nobody Weird Like Me valent le coup. Forcément ce sont les seuls morceaux non extraits de ce dernier album complètement insipide. Je persiste et signe, c'est complètement nul. Et pourtant, parce que ça s'appelle Red Hot Chili Peppers et que j'ai été un grand fan - j'adore Stadium Arcadium d'ailleurs - j'ai cherché à en trouver des qualités. Mais là... Le problème est de toute façon exclusivement musical. Si Flea et Chad sont des bêtes sur scène, ils n'en demeurent pas moins des compositeurs très moyens. Frusciante parti, voilà le résultat.
stephane, le 28/06/2016 à 22:14
Personnellement je trouve vos critiques un peu dures envers cet album que je trouve vraiment reussi.J'avais 14 ns en 91 et c'est peu dire que Blood sugar fait partie de mes albums preferes mais je n'ai rien a dire sur le reste de la discographie des red hot a l'exception du desastreux I'm with you (pour le compte reellement sans creativite ni emotion pour le coup) , et peut etre By the way , franchement mou du genou mais sauve par un can't stop intemporel. The getaway me touche , m'enthousiasme et me refait croire en un groupe que je croyais perdu apres l'horrible I'm with you. Je crois qu'on est en droit de laisser une chance a ce groupe mythique;
Raphaelle, le 28/06/2016 à 19:08
@Virage: profession de foi de Albumrock dans l'onglet présentation en bas: "Nous ne sommes pas des journalistes au sens professionnel du terme et nous le revendiquons". ;-) On se donne donc le droit d'être de mauvaise foi. En l'occurrence, oui Nicolas a été un peu sévère. Mais Fanny, Etienne et Erwan aussi... Je n'ai pas encore écouté le disque donc je me garderai bien de porter un jugement !
Virage, le 28/06/2016 à 11:34
Bonjour, votre chronique est bien mais je vous trouve quand même beaucoup trop dur sur ce disque que vous massacrait avec une grande exagération. J'entends bien que vous êtes un fan frustré par rapport à ce que le groupe produisait auparavant... Mais en bon journaliste que vous êtes, il me semble la qualité de ce disque est a dissocié de la déception qu'il engendre. Enlever les mots "Red Hot Chili Peppers" de la pochette de l'album et vous vous rendrez compte qu'il n'est pas si mal.
axoun, le 27/06/2016 à 21:37
Sinon gros probleme sur le vinyle. Le vinyle saute au 1er titre.
Nicolas, le 27/06/2016 à 10:32
Question de génération, sans doute. Moi, après Californication, je n'ai plus du tout été séduit.
Nooch, le 27/06/2016 à 10:13
Je ne sais pas ce que tout le monde a à déféquer sur By the way, j'adore cet album, entre le titre éponyme, Don't Forget me, The Zephyr Song, Can't Stop, Throw away your television, Venice Queen, certes c'est plus propre que les premiers Red Hot mais pour le coup incomparable à Stadium Arcadium, faut pas déconner....
Application Albumrock

Albumrock sur mobile


Retrouvez votre webzine sur Android & iOS


Publicité

Annoncez sur Albumrock


Votre publicité pour 50€/semaine


Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Album de la semaine
À lire également