↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Pearls And Brass


The Indian Tower


(30/01/2006 - Drag City - Stoner Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- the Tower / 2- No Stone / 3- the Face of God / 4- Black Rock Man / 5- the Mirror / 6- I Learn the Hard Way / 7- Pray For Sound / 8- the Boy Of the Willow Tree / 9- Wake In the Morning / 10- Beneath the Earth / 11- Away the Mirrors
Note de 3/5
Vous aussi, notez cet album ! (12 votes)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 4.0/5 pour cet album
"Un disque de heavy rock ténébreux et hanté : Lullabies To Paralyse, Round 2"
Maxime, le 17/03/2006
( mots)

De mémoire de stoner addict on a rarement vécu un début d’année si exaltant. Les disques alléchants s’accumulent à un rythme effréné : nouveaux forfaits de Nebula , Bad Wizard , Five Horse Johnson , sans compter les rééditions des deux premiers LP de Monster Magnet et de tant d’autres formations dont on n’aura pas ici le temps de dresser la liste. En haut de la pile, un album sorti au mois de janvier, le second effort des américains de Pearls & Brass, fait parler de lui au sein du petit monde du heavy rock.

Le féru moyen de binaire épais se demandera probablement pourquoi une telle agitation. Sur le papier en effet, ce groupe ne se distingue guère de la masse des tricoteurs de riffs baveux qui peuplent les bacs de nos crémeries préférées. La première écoute est même plutôt décevante : les chansons se ressemblent un peu trop et la voix de Randy Huth accuse parfois une parenté maladroite avec le timbre fluet de Josh Homme. On se rappelle alors que leur premier album n’avait guère marqué les esprits, y compris chez les amateurs du genre. Voilà donc un skeud parti rejoindre ses petits copains dans le tiroir des clones vite écoutés, vite oubliés. Mais on s’accroche et là, un charme, diffus au départ puis de plus en plus pénétrant, opère sans qu’on y prenne garde.

Contrairement à pas mal de ses congénères nourris au steak de coyote et abreuvés de jus de cactus, Pearls & Brass évoque les forêts inextricables, les plaines hantées et les vallées baignées par le crépuscule. Leurs compos exhalent de toutes leurs notes frémissantes une musique pétrie d’élans narcotiques et de rites païens obscurs. On pense beaucoup au dernier album des Queens of the Stone Age. Mais même sans posséder la science de ces derniers, la formation frappe tout autant l’imagination. Se dessinent très vite dans l’esprit des stèles abandonnées, des veillées drapées d’une lune blafarde, des processions à travers bois. S’ouvrant sur de sombres psalmodies, l’album invoque les puissances de la nature, le temps de cinq titres fusionnant batterie fébrile et guitares sourdes, culminant dans ses imprécations avec un lunatique "The Face of God". "I Learn The Hard Way", intermède acoustique tour à tour apaisant et oppressant, se charge d’opérer la transition avant le déluge. C’est alors que la machine s’emballe, que la foudre s’abat et que la terre gronde. Le trio se livre à des séances de jams ténébreuses, possédé par les esprits qu’il a réveillé. On est pris à la gorge par des morceaux fiévreux sortis de leur gangue boueuse pour venir nous hanter. L’urgent "The Boy of The Willow Tree", le poisseux "Wake In the Morning", le lancinant "Beneath The Earth" écoutés religieusement à la lumière de la bougie achèvent de coller la chair de poule. Puis soudain l’horizon s’éclaircit tandis que le groupe, rassemblé autour du feu, entonne un "Away The Mirrors" final tout en grattes sèches afin de disperser les dernières brumes.

Est-ce parce que ses membres sont originaires de Nazareth, Pennsylvanie, que Pearls & Brass ne sonne pas comme un énième groupe stoner issu d’un bled mexicain ? Nul ne le saura. En revanche, nous voilà démontré que, sans posséder un talent de composition extraordinaire, on peut quand même graver sur plastique un disque pas piqué des hannetons. Grâce à quoi ? Des répétitions incessantes ? Des drogues hallucinogènes efficaces ? Un ampli Marshall à lampes correctement huilé ? Non, avec un petit supplément d’âme, tout simplement. Preuve en est ce tortueux Indian Tower qu’on n'oubliera pas de sitôt.

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Publicité
Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Album de la semaine
À lire également