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Critique d'album

Pearl Jam


Rearviewmirror : Greatest Hits 1991-2003


(06/12/2004 - Epic - Grunge - Genre : Rock)
Produit par

1- Once / 2- Alive / 3- Even Flow / 4- Jeremy / 5- State Of Love And Trust / 6- Animal / 7- Go / 8- Dissident / 9- Rearviewmirror / 10- Spin The Black Circle / 11- Corduroy / 12- Not For You / 13- I Got ID / 14- Hail Hail / 15- Do The Evolution / 16- Save You / 1- Black / 2- Breath / 3- Daughter / 4- Elderly Woman Behind The Counter in a Small Town / 5- Immortality / 6- Better Man / 7- Nothing Man / 8- Who are You / 9- Off he goes / 10- Given to fly / 11- Wish List / 12- Last Kiss / 13- Nothing as It seems / 14- Light Years / 15- I Am Nine / 16- Man of The Hour / 17- Yellow Ledbetter
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un double best of centré sur les premières années de ces survivants du Grunge..."
David, le 20/01/2005
( mots)

On dirait que les temps sont à la nostalgie du grunge... Comme pour faire écho à la sortie du coffret With the Lights Out de Nirvana, voici qu'arrive dans les bacs le best of de cette autre légende (vivante, celle-là) de Seattle, Pearl Jam. Inutile de réactiver l'éternel débat sur l'utilité et sur la pertinence des compilations, on sait de toute façon qu'elles n'intéressent pas les fans, et Rearviewmirror ne fait pas exception. Pearl Jam n'a d'ailleurs sûrement pas eu son mot à dire concernant le track-listing de ce double cd, le groupe s'étant séparé de sa major, Sony, éditrice de ce greatest-hits, qui a choisi comme souvent de privilégier les singles. Ca sent la bonne opération commerciale à plein nez, mais le fait est que ce best of ne semble pas dénué d'intérêt.


Premier point en faveur de Rearviewmirror (ceci est totalement subjectif !) : la surreprésentation de titres issus de l'avant No code, c'est à dire la période la plus pêchue, celle où Pearl Jam était encore considéré comme un groupe de Hard-Rock, ou de grunge si vous préférez. Sont particulièrement mis en évidence Ten et Vs, deux albums magiques, grâce auxquels Pearl Jam est devenu, à l'instar de Nirvana, un représentant d'une "certaine scène de Seattle". Mais à la différence de Nirvana, où on sentait une légère prédominance du punk rock, Pearl Jam mêlait son énergie à un groove très seventies, tour à tour zeppelinien ou hendrixien, comme on peut l'entendre dans "Even Flow", "Once", "Alive", "Go", "Dissident" ou "Animal", qui sont de véritables hymnes pour toute une génération. Certains de ces titres ont été remixés pour l'occasion, mais si vous avez déjà les originaux, pas la peine de vous précipiter dessus car les modifications sont à peine perceptibles.

L'immense talent des guitaristes Mike McCready et Stone Gossard explose au travers de ces morceaux, aux soli particulièrement bien travaillés (ça change de Kurt Cobain). Mais Pearl Jam, c'est aussi et surtout un leader charismatique : Eddie Vedder. Envolées rageuses et sublimes, timbre rocailleux et agréablement nasillard... Tout ceci fait de lui un vecteur d'émotion en puissance. Les magnifiques ballades que sont "Daughter" ou "Elderly Woman..." illustrent le fait qu'à côté de l'énergie, Pearl Jam manie aussi très bien la mélancolie, et les mélodies douce-amères. On peut regretter d'ailleurs l'absence de "Indifference", mais best of oblige, un choix a du être fait.

Vitalogy s'est lui aussi fait une place non négligeable dans cette compil', avec le lancinant et sublime "Immortality", le speedé-punky "Spin the Black Circle", le planant "Nothing man", mais aussi "Better man" ou encore l'évolutif "Corduroy".

Par contre, on trouve très peu de chansons extraites de No code ou de Yield, et on peut le comprendre, car c'est à partir de cette époque que le groupe a peu à peu cessé de produire des chansons "catchy", pour se concentrer sur l'expérimentation ou les sonorités alternatives. Les sons de guitare se font plus crades, comme dans "Hail Hail" ou "Do the Evolution", comme si le groupe voulait trouver un son plus rétro. C'est à partir de là que beaucoup de fans ont lâché le groupe, et Sony en a déduit, peut-être abusivement, que ce n'était pas la peine d'en mettre des tonnes dans Rearviewmirror. Et que dire de Binaural ou de Riot Act, quasiment absents, même si on trouve en cherchant bien les excellents "Nothing as it seems" ou "Light Years", qui montrent que peu à peu la musique de Pearl Jam est devenue plus posée, plus intimiste.

Quelques vrais-faux inédits (puisque déjà parus en tant que face B) agrémentent ce best of, dont certains issus de la première époque du groupe : "Breath", ou "State of the Love and Trust", ainsi que "Man of the Hour", plus récent.

Finalement, le parti pris de se focaliser sur la période estampillée "grunge" de Pearl Jam apporte de la cohérence à ce Rearviewmirror. Avec 33 titres au compteur, c'est l'achat idéal si vous désirez connaître ce groupe qui sera toujours un emblême, bien qu'Eddie Vedder et sa bande s'en soient allés vers d'autres cieux musicaux depuis. Et oui, il y a une vie après le grunge...

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