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Critique d'album

New Order


Movement


(13/11/1981 - Factory records - Post punk - Genre : Rock)
Produit par Martin Hannett

1- Dreams Never End / 2- Truth / 3- Senses / 4- Chosen Time / 5- ICB / 6- The Him / 7- Doubts Even Here / 8- Denial
Note de 5/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Souffler sur les braises de Joy Division n'était pas suffisant. "
Stéphane, le 10/09/2016
( mots)

Avant d'évoquer le premier album de New Order, faisons un bond de 18 mois dans le passé, nous sommes alors le 18 Mai 1980 : Ian Curtis, alors chanteur de Joy Division, se suicide. Véritable ange noir de ce courant musical post-punk, il était malgré lui au centre d'une spirale qui se refermait petit à petit. Vie de couple compliquée, épilepsie, alcool, succès qui le dépassait... C'est à la veille du départ du groupe pour le nouveau continent, que celui-ci met fin à ses jours.


New Order naîtra des cendres de ce phoenix noir. En Mars 1981, le groupe formé avec les membres de Joy Division restant, et Gillian Gilbert (petite amie du batteur) sort "Ceremony", titre qui date de la période Joy Division. C'est Bernard Sumner qui prend le micro en plus des guitares et claviers, au même poste on retrouvera la nouvelle venue. La section rythmique reste inchangée, Peter Hook à la basse et Stephen Morris à la batterie. "Ceremony" sort sous le format single avec "In a Lonely Place"  en face B (période JD également) mais ne sera présent sur aucun album si ce n'est des compilations. Pour Joy Division il s'agit de la compilation Still, pour New Order le remaster 2007 de Movement comprend un CD bonus sur lequel figurent les 2 titres.


En Novembre 1981 le groupe sort Movement, premier album sous le nom de New Order. L'accueil par la presse spécialisée est assez mauvais. On reproche le manque d'originalité et de charisme de Sumner, d'autres reprochent le pillage organisé de l'héritage Joy Division. Qu'en est-il réellement ? Attardons-nous sur cet album qui en 1981 relevait le défi de succéder à l'excellent Closer.


L'ouverture se fait avec "Dreams Never End" morceau intéressant car reprenant les codes de cette cold wave naissante. Guitares planantes agrémentées d'effets de modulation, basse lourde, rythmique poussive et chant dépressif. Les thèmes de texte sont aussi respectés, jugez-en vous-même à travers cet extrait "A nervous bride for your eyes, a fractured smile that soon dies". Bref ça sent bon la joie de vivre et le retour des oiseaux au printemps... (Quelqu'un pourrait m'amener un panneau "Sarcasme" ?) Néanmoins "Dreams Never End" a des qualités, à tel point qu'on pourrait soupçonner un certain Robert Smith d'avoir en 1985 pillé l'essence de ce morceau pour le transformer en "In Between Days".


Dans le même esprit gai et déluré (j'attends toujours mon panneau....), "ICB". Quelle signification pour ce titre énigmatique ? Prononcé à l'anglaise on pourrait croire que cela signifie "je vois une abeille" (ce n'est pas trop tôt : SARCASME), au vu de la mélodie, difficile d'y croire. Le thème de la mort est encore présent dans le texte.


"Then it goes forever
Where all things never die"


La rumeur parle d'une signification plus plausible, collant au background torturé et romantique de ce courant musical. "Ian Curtis Burried" pourrait rendre hommage, ais pourrait aussi signifier la fin de l'influence de l'ancien leader de JD sur ses pairs. Aucune certitude sur la réalité de cette rumeur, Sumner et les autres ne se sont jamais prononcés, laissant le mystère et la subjectivité de l'auditeur libre. La chanson est sombre, on est transporté dans les rues obscures d'une cité urbaine, évoluant au rythme de la basse de Peter Hook, plus noire que jamais.


Une petite perle de mélancolie est incarnée dans le titre "Doubts Even Here". Une rythmique hypnotique, la voix de Gillian Gilbert en filigrane, et celle de Bernard Sumner installent un climat obscur. Ce titre nous renvoie à notre côté le plus malsain, tout en le sublimant.


Le reste de l'album laisse un vaste sentiment de perplexité. Il donne l'impression que jouant la montre, New Order a cherché à enregistrer au plus vite. La raison ? La plus probable qui rappelle la rumeur "ICB" : enterrer Joy Division et Ian Curtis, donner un sens à New Order. Cela expliquerait aussi l'absence de "Ceremony" et "In a Lonely Place" qui auraient largement relevé le niveau global de cet album.


Le sentiment d'inachevé est flagrant sur "Chosen Time" qui se finit en "coitus interruptus". "Truth" titre très électro à l'ambiance orientale oublie de se doter d'un refrain qui aurait eu le mérite de dynamiser ce badtrip musical. "The Him" surexpose un thème présent comme un fil d'Ariane sur cet opus, mais malgré de belles envolées instrumentales, n'atteint pas les courants de haute altitude qu'on aurait espéré.


Inscrit comme le premier essai d'un groupe qui allait marquer la pop culture, Movement laisse un goût d'inachevé. Succéder à Closer n'était pas chose aisée, mais aurait pu se négocier s'il n'avait été question de succéder à Joy Division. Il faudra attendre 2 ans pour que New Order revienne et trouve le succès grace au pouvoir, à la corruption et aux mensonges... Quel programme !

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