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Critique d'album

Palace Of The King


Valles Marineris


(15/07/2016 - Listenable Records - Classic Hard Rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par Tim Henwood & Mathew Robins, Joseph Carra

1- Let The Blood Run Free / 2- Beyond The Valley / 3- Black Cloud / 4- The Bridge Of The Gods / 5- We Are The Vampires / 6- Empire Of The Sun / 7- Sick As A Dog / 8- River Of Fire / 9- Throw Me To The Wolves / 10- Into The Black
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"A vos marques, prêts, rock n’ rollez"
Etienne, le 12/09/2016
( mots)

A peine remis du coup d’éclat que fût son premier album chez Listenable Records sorti juste l’an dernier, le sextuor australien Palace Of The King remet déjà le couvert. Toujours plus de grosses tranches moelleuses de guitares saillantes, toujours plus d’orgue chocolaté aphrodisiaque, toujours plus de section rythmique briochée, toujours plus de rock n’ roll comme on l’aime, le dessert s’annonce succulent. On assiste à un quasi-sans-faute du groupe qui régale son auditoire de son hard rock démoniaque. Valles Marineris, sans aucun doute la sucrerie interdite de notre été.


Croquant


La première bouchée est exquise et voit l’album dévoiler ses premiers secrets. On croque ce sextuor imposant à double guitares mastodontes duquel émerge une voix hors-norme dans le paysage musical actuel. Une fois l’enveloppe glacée fendue, c’est un mélange acerbe et délicieux de la sensualité d’un David Coverdale période Stormbringer et de la férocité d’un Chris Cornell époque Ultramega O.K. qui déboule sous les papilles. La voix de Tim Henwood se révèle la pointe d’acidité citronnée de chaque bouchée, ce petit piquant qui se dépose subtilement sur le palais pour mieux retenir l’attention et marquer le moment, qu’il soit refrain extatique sur "Empire Of The Sun" ou "Sick As A Dog", ou mélodie plus en retenue sur "Beyond The Valley". Evitant l’écueil de la démonstration vocale à outrances, exercice qu’il aurait pu se permettre vu le timbre unique de son organe, Henwood est un parfait chanteur et un aussi bon leader. Participant allègrement à l’effort de groupe, il se soumet sans mal à l’exercice plus délicat du silence et de la gestion parcimonieuse de son temps de parole pour laisser ses petits copains eux-aussi s’exprimer. On ne vous le répétera jamais assez, la musique est une recette au dosage fin et précis. A ce titre, "Let The Blood Run Free" est un excellent exemple de justesse d’exécution et d’équilibre des parfums, entre vocalises citronnés et claviers juteux. Une part parmi d’autre du savoureux gâteau que nous a concocté ce jeune groupe australien, au sommet de son art.


Fondant


Autre principale composition de ce régal musical: la bonne grosse génoise rythmique balancée à grands coups de basse moelleuse et batterie compacte par Palace Of The King. Ca swingue sévère, ça groove grave et ça détonne diablement du début à la fin, spécialement sur le funky « Black Cloud », en récitant admirablement tout ce qui fait la base de tout pur morceau de rock ’n roll. Et même quand le rythme s’accélère méchamment ("We Are The Vampires"), les boys tiennent bon la barre et délectent de quelques surprenants assaisonnements: slide-guitar au gingembre sur "The Bridge Of The Gods", wah-wah subtilement poivrée sur "Sick As A Dog" ou encore ambiances piquantes et échos incandescents au cours d’un "Into The Black"  étonnant, intelligente conclusion douce et lancinante en totale opposition au déferlement de confiseries bigarrées dévorées jusqu’ici. Une éventail exhaustif de saveurs consécutif à une technicité hors-pair du sextuor australien. Les deux guitares usent de leur dualité à des fins de puissance éléphantesque ("Empire Of The Sun") mais aussi de leur complémentarité dans un superbe jeu de questions-réponses - "Beyond The Valley", quels couplets… Le tout saupoudré de cet orgue tout bonnement exquis, légère cannelure dorée sur un ensemble aux formes idéales. Maîtres de leur son, sincères dans leurs intentions et généreux dans leur exécution, les boys de Palace Of The King ont tout compris à la musique et leur Valles Marineris est une réussite totale.


Gourmand


Habituelle saison des nouveautés pleines de fraîcheur et de légèreté, l’été 2016 a vu les australiens coiffer tout le monde au poteau. Deep Purple, Led Zep’, Foghat, Heart, Wolfmother ou plus récemment Rival Sons, c’est un pléthore de références plus aguichantes les unes que les autres que nous rappellent Palace Of The King. Avec ce soupçon pimenté de chant extraterrestre qui le rend inédit. La panacée en somme, non ? Signé, on l’a déjà dit, chez l’excellente maison française Listenable Records, usuellement plus encline à comprendre dans ses rangs des formations de métal extrême, le groupe est une valeur sûre de la nouvelle génération du hard rock. Une gourmandise coupable tant elle ne renouvelle et n’invente rien, mais odieusement bien préparée tant son esprit absolument rock ’n roll est réjouissant de spontanéité. Coup de coeur assuré pour un disque simple dans lequel tous ces protagonistes évoluent avec respect pour magnifier l’effort de groupe. On s’est régalé toutes les vacances à l’écoute de ce Valles Marineris. On a fini tout bouffi mais on s’en cogne: cet été, la meilleure pâtisserie de France était australienne. Bon appétit.


Chansons conseillées: "Black Cloud", "Beyond The Valley", "We Are The Vampires"

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